Lisboanarchia Fight-Club
Combien lui coûte l’effort de ne pas sombrer ? Car les coups que je lui assène en un crawl effréné m’asphyxient. Je vois arriver la tétanie, aussi inexorable que la fin d’un spaghetti que l’on tète.
Il est de ces instants d’exception, dans la folie de boxer, où l’opposition martiale devient aussi noble et grandiose que… disons… prenez Shakespeare, prenez Wagner, prenez votre première blessure d’amour, et tout le flamenco, prenez vos joies les plus tumultueuses, prenez ce que la mort vous a fait de douleurs, prenez tous vos drames et tous les petits mots qui vous ont fait cracher des rires au travers du chagrin, prenez la chiennerie de la vie et les mille appétits de la vivre, foutez tout ça dans une grande moulinette, balancez de l’éther, faites réduire, distillez, exprimez les principes actifs… Et ben encore plus noble et plus grandiose que dix barils de ce jus là, je vous dis, you understanding ?
Avant de risquer un seuil d’inoxygénation encore plus critique, je décide toutefois de cesser le feu.
Soit il a feinté, il est frais comme un gardon, il m’en colle une, je suis mort. Soit il est au bout du rouleau, je me dégaze le sang d’une grande bouffée d’air et hop ! Pétanque dans la gueule, à la pHiLo Fatal.
J’ai à peine localisé le bout de cerveau qui me sert à respirer, voilà le gars qui devient mou de l’œil. J’y fais la place, il choit comme un glaviot de foutre après la baise debout.
Je me tourne vers F., avertie de mon cœur comme nulle autre, et je borde d’un sourire aimant son angoisse de m’avoir su en danger.
Regarde-moi, comme je suis rude à mériter, et combien je te dois pourtant.
Qu’est-ce qu’aimer sinon faire un roman de soi pour le donner à vivre à l’autre ?

[...] Même avec un gant gros comme ça, ce type arriverait à te caligraphier “Juliette je t’aime ” sur la fesse droite. C’est dire combien sa prose peut faire mouche. [...]
C’est du sérieux grand art,…
En plus,… des qui parviennent à meller de l’écrit sublime sur cette incarnation de l’humanité la plus intime, … que peut être la boxe,… j’en connais peu…
En fait, … je ne vois qu’Hemigway…(non,… sérieux…)
Trop braves, les gars, trop braves.
Qu’est-ce qu’aimer sinon faire un roman de soi pour le donner à vivre à l’autre ?
Ma parole, c’que tu peux être tordu, mon p’tiot Philo!
Mais j’aime beaucoup tes romans. Faut avouer que je suis brave moi aussi.
Un roman ? T’es plutôt du genre “nouvelle hyper-courte”.
Ce n’est pas à vous que je me donne à vivre, votre Dieu m’en garde, Lapinos.
“Avertie de mon coeur”… de la nuque à la fossette, là, en bas, un joli frisson d’aise et d’enive mêlées.
Tolga>Venant du pays de la bravitude, vous ne pouviez pas moins ;-)
Marie>”enive” ? Rassurez-vous, je connais les aléas de la dactylographie, j’ai bien compris que je vous faisais frissoner de l’endive.
Philo, je t’aime. Mon amour. Mon beau. Mon tout puissant. Mon poète et ma vie.
Ca va, tu bandes ou je poursuis mes efforts?
Il y a déjà des choses qu’on ne peut plus faire et/ou écrire en ce vendredi, mon pauvre Philo.
Le Tolga’s blog a été hacké cette nuit après publication d’une note qui fait l’apologie du dernier texte de C. Mercier, Garde à Vue. Véritable pamphlet anti-sarkozyste. Léger soupçon de revendication de la part de la cellule de comm’ électronique de l’UMP…
Je vis la censure trés sereinement aujourd’hui et je bois du coca light en fumant ma clope avec joie et bonheur!
Profite de ta liberté… moi, j’ai un peu, aujourd’hui, perdu la mienne.
C’est la fête au village et aux urnes, dimanche!
J’ai la haine, la rage, les boules, les glandes…
Profite de parler aussi librement de cul, de boxe et de poésie… et continue l’aventure puisque pour moi elle s’arrête contrainte et forcée.
Amen.
Tolga>Faire une fiction de soi ? ;-)
Y’a pas moyen, je suis vraiment atteinte du syndrôme des pieds dans les plis du tapis, hein ! L’endive, c’est moi, blanche, blonde et sans la moindre saveur…
Morte de rire… Bien joué Philo… mais pour une fois, je ne suis pas bien certaine que tu aies raison. Bon WE, mon grand.