25 avril 2006

Philo fait cours de clito pour les femmes

En lisant cet article tellement commun (via Sapho), je me suis dit qu’il était temps qu’un chouette mec comme moi vous apprenne quelque chose sur votre clitoris, mesdames et oiselles. Car tout cougnoucoucou que je suis, je ne suis pas le quart d’une biesse question turion.

Puisque l’article que vous n’irez pas lire posait la question en omettant d’y répondre, fixons l’échelle de notre propos : quelle est la taille de votre clitoris ? Posez-vous vraiment la question et souvenez-vous de la réponse, j’aimerais que vous l’inscriviez en commentaire.

Un millimètre ? Cinq millimètres ? Un centimètre ?

Votre clitoris, mes oiselles, est un oiseau dont vous ne connaissez bien souvent que le bec en forme de bouton et qui plonge en vous ses ailes d’une envergure de 18 centimètres environ ! En effet, votre petite perle rose n’est que la partie émergée d’un bouillant iceberg.

Sous la pointe visible de votre clitoris se trouve un prolongement conique de la taille d’une phalange de pouce. Au bout de cette phalange, deux extensions (de neuf centimètres chacune) plongent en vous pour chevaucher votre vagin de part et d’autre, ancrées à quelques millimètres de la fin des muscles qui contrôlent l’intérieur de vos cuisses. Ces deux extensions, érectiles autant que le clitoris, sont reliées entre elles par deux bulbes, bouclant ainsi, par le haut et par le bas, le siège du vagin.

Et si l’on vous a dit que les hommes étaient incapables de pisser pendant l’érection, l’on vous a par deux fois menti. La première fois parce que si un homme est prêt à en foutre partout, il pissera sans problème après s’être exercé au découplage mental du muscle idoine. La seconde fois parce qu’en vous disant cela, on vous a laissé croire que vous, par contre, vous pouviez. Et bien non. En tout cas pas mieux que les hommes.

Je vous vois venir, vous allez me dire que je n’y connais rien, que vous, vous arrivez très bien à aller pisser au beau milieu d’une partie de jambes en l’air. Oui, mais vous débandez plus vite que nous. Votre clitoris (en forme d’éperon si vous le considérez dans sa globalité), épouse au passage votre urètre sur trois «côtés» (270 degrés, quoi), si bien que, lorsqu’il est gorgé de sang, il vous compresse le conduit, vous obligeant à procéder au même découplage musculo-mental que les hommes si vous voulez lâcher la douche d’or. Essayez donc de pisser pendant qu’un mec habile vous fait une vraie bonne minette. Faites ça dans la baignoire si l’idée de compisser votre couche vous inhibe. Vous n’y arriverez pas sans une bonne petite gymnastique myo-cérébrale.

Passons à présent aux exercices pratiques. Vous avez besoin d’un doigt avec, à son bout, une personne avec qui vous partagez une intimité parfaitement libérée. Genre pas votre mec par exemple. Plutôt votre amant. Ou votre bonne copine du club de hockey sur glace.

Pourquoi pas votre doigt à vous ? Docteur pHiLo vous répond. Il y a quelques années, j’ai lu les résultats d’une étude très poussée sur le chatouillement. Elle mettait en évidence le fait qu’il est absolument impossible de se chatouiller soi-même. Au point qu’une machine à chatouiller mécanique produit l’effet voulu si c’est une autre personne qui la commande, mais pas si le cobaye l’actionne lui-même (une exception cependant : lorsque la chatouille mécanique est différée de quelques secondes par rapport à la commande d’exécution. Soit.) Ceci pour dire que, à vous toute seule, vous ne serez pas en mesure de ressentir aussi subtilement que possible les choses par l’intérieur si vous utilisez vos propres doigts.

Première mise en évidence : le prolongement conique du clitoris
Faites-vous gonfler le clito de la manière qui vous convient le mieux. Le niveau d’excitation désiré doit être au moins votre niveau de croisière lors d’une minette à l’hôtel, vu ? Lorsque vous êtes bien lancée, allongée sur le dos en position gynéco pas trop ouverte, demandez à votre complice (en position de minette du missionnaire, dirons-nous) de placer ses deux pouces et ses deux index autour de votre clito, à un centimètre et demi environ, de part et d’autres de l’axe de la vulve. Ses doigts doivent se trouver plus ou moins dans le creux des grandes lèvres, à la limite entre le rose et les poils, quoi. Demandez-lui ensuite de presser légèrement ses doigts, en pinçant doucement les deux couples pouce-index, un peu comme pour percer un gigantesque point noir… mais ultra mollo. Si vous ressentez une douleur, demandez-lui d’ouvrir un peu plus ses doigts pour la position de départ. En jouant par petites pressions lentes, légèrement progressives dans leur rapprochement sous le derme et menées pour ne jamais provoquer de douleur, en s’approchant tout de même de la sur-sensibilité qui précède le «Ouïe, je sens que ça va faire mal» : vous allez sentir se dessiner, sous la pointe émergée du clitoris une résistance en profondeur. Si vous avez pris le soin de faire cet exercice vous-même auparavant et à froid, vous allez pouvoir comparer mentalement la perception de cette zone et vous apercevoir petit à petit que le prolongement interne est bel et bien à portée de sens. A vous de répéter l’opération souvent pour arriver à vous figurer de plus en plus concrètement sa forme. Vu du mec, la palpation dessine une résistance interne de la consistance d’un mamelon qui serait située à un centimètre et demi sous la peau lorsque la pression des doigts est maximale. On ne le pince donc pas à proprement parler, mais on sent que le derme «roule» sur quelque chose.

Deuxième mise en évidence, les deux extensions de 9 cm

Lubrifiez abondamment l’index et le médius de votre partenaire au KY et, en position de minette du missionnaire toujours, hoppez-vous ses deux doigts (du verbe «hop !»), à froid, côté ongle vers le bas. Paume en l’air, quoi.

Toujours à froid, demandez-lui de vous palper le revers de l’os pubien, là où le vagin est ridulé comme le palais des chevaux (pas le palais où vous vouliez être la princesse des canassons, ma grande nunuche : leur voûte palatale, dans la bouche !). Tandis qu’il vous masse, donc, partant du haut et lissant le revers de l’os en descendant comme un essuie-glace, toujours du même côté, faites-vous chauffer le clito de manière lente. Si votre complice est trop efficace à la minette, faites-vous gonfler au doigt. Vous devez prendre le temps de sentir le sang arriver dans votre vulve. A mesure que vous percevrez les subtiles tensions qui s’opèrent dans les premiers centimètres de votre vagin à cause de l’excitation, bloquez votre diaphragme, voûtez les reins, tirez les épaules en arrière et bombez les seins vers le haut pour creuser le ventre à la Bo Derek (et envoyez-moi la photo souvenir, c’est l’une des poses qui m’excitent le plus, héhé). Lorsque vous êtes en extension maximale, à l’aide de vos paumes, compressez votre bas-ventre en le «lissant», c’est-à-dire en repoussant la chair depuis la ligne de l’élastique de la culotte vers l’os pubien. Là, vous pouvez appuyer sacrément, car c’est la pression diffuse sur toute la zone du bas-ventre qui va vous permettre, par l’intermédiaire des doigts de votre complice (qui opère, lui, une pression inverse et plus ponctuelle), de percevoir et de visualiser mentalement le cavalier érectile qui chevauche votre vagin en profondeur.

A nouveau, c’est en procédant par comparaison entre l’état au repos et l’état d’excitation que vous avez le plus de chance de percevoir le trajet en vous de votre gigantesque, que dis-je, de votre bi-éléphantesque clitoris.

Vous pouvez dès à présent vous vanter d’être la première génération à pouvoir explorer l’anatomie réelle et complète du clitoris. Vos mères ont construit leur sexualité en ignorant l’ampleur du trésor qu’elles hébergent entre leurs cuisses puisque la première dissection mettant au jour un clitoris complet remonte à 1998, des œuvres d’une chirurgienne australienne (je posterai en commentaire un lien vers ses travaux dès que je les retrouverai. Son nom sonne comme Scarlet O’Hara mais c’est pas ça).

Vous me permettrez je l’espère de conclure cette conférence sur le coq par des considérations sur l’âne : je trouve que les gens ne se palpent pas assez. Ni entre eux, ni eux-mêmes. Je suis stupéfait d’apprendre ce que les gens qui s’aiment ne s’autorisent pas entre eux, souvent. Pour ne m’en tenir qu’à un exemple, la palpation du corps de l’autre, sous tous les angles, à toutes les profondeurs, et à toutes fins inutiles, la palpation du corps de l’autre, prétends-je, est l’art de révéler à l’être aimé la consistance qu’il n’aurait pas sans vous. Et je ne vous cause pas que d’une langue dans le cul ou d’une soufflette dans le vagin ni même d’un massage aux huiles. Avez-vous un jour compté les vertèbres du bourreau de votre cœur, en les étourdissant l’une après l’autre d’une forte pression dans les creux, de la première cervicale jusqu’au coccyx ? Avez-vous pinçoté ses joues avec vos lèvres (une lèvre dans sa bouche, l’autre à l’extérieur) ? Avez-vous détaillé, d’une intrusive rangée de doigts pointés, la séparation entre les muscles de sa cuisse ? Avez-vous seulement léché le revers sa langue, rien qu’une fois ? Et léché le revers de sa langue avec le revers de la vôtre ? Je vous dis que vous aimez comme on vous a dit de le faire et que la libération, la vraie, n’est pas non plus dans le dépassement de vos interdits éducatifs. Les interdits ne sont que des points de focalisation qui nous détournent du plus important et finalement nous conditionnent tout autant lorsque nous les affrontons. Car entre le convenu et l’interdit, s’étendent des contrées inexplorées que vous ne soupçonnez pas. Votre libération, mesdames et oiselles, si tant est que vous soyez du lot qui s’en inquiète, votre libération prétends-je est dans les chemins de traverse. On ne connaît pas celle ou celui que l’on aime ni l’amour que l’on a ou n’a pas pour lui si l’on n’a pas goûté tout d’elle ou de lui, en toute circonstance, si l’on ne s’est pas enfoncé dans toutes ses failles, si l’on ne s’est pas cogné à tous ses angles, si l’on ne l’a pas désiré et consommé autant que l’esprit le permet, en dépit des bons ou des mauvais «moments pour faire ça» ou des limites du corps lui-même.

Quoi ? Pas besoin de se connaître pour s’aimer ou baiser un peu ? OK, au temps pour moi.

N’empêche, je fais souvent ce rêve : tel un artiste de cirque en mano à mano, je tiens la belle de mon coeur, renversée en trépied au dessus de moi, sa tête posée à l’envers sur ma tête, ses mains dans les miennes. Et lentement, à mesure que je lui dis des mots doux, elle se ramollit et fond de l’intérieur, sa peau se refermant sur moi, telle une chaussette que l’on retourne sur sa main, me recouvrant entièrement. Oui, c’est comme ça que je rêve d’enfiler qui j’aime. Tout point de mon corps serait en contact avec son homologue sur son corps.

Oh, vous n’avez pas oublié ? La taille de votre clito au moment où j’ai posé la question. Hmmm ? Honnêtement, qui savait… deux fois 9 centimètres. Allez, zou ! En commentaire !



61 commentaires

  1. Commentaire de Vicomte Raf :

    Mince ! J’arrive trop tôt. Moi qui espérais lire des commentaires… :)

  2. Commentaire de JessY :

    Bon alors, je transmets les instructions à mon fuckbody, voilà c’est fait.

    Eh bien, je vais le dire, moi des articles pareils, ça me rend toute chose et je suis bien contente qu’un homme ose en parler et surtout un homme tel que toi.
    Voilà, merci. :’-)

  3. Commentaire de Moi, M'sieu :

    .. je savais, mais pas depuis longtemps. Explication entendue d’un médecin africain qui fait de la reconstruction réparatoire des dégats de l’excision. Mais je ne suis pas une femme …

  4. Commentaire de Nathalie :

    Mamaaaaan ! Y’a pHiLo qui dit que tout ce que tu as dit sur mon petit capuchon et bah c’est que des conneries…
    Bravo, PhIlO, je suis bouleversée d’apprendre que j’ai 18 centimères de clitoris. Quand je vais dire ça à mon Jules qui dit qu’il ne voit pas la différence quand je suis excitée ou pas ! Pffff, ptite bite que je lui dirai maintenant. Bravo, j’ai envie de le redire. Bravo, bravo, bravo.

  5. Commentaire de Nathalie :

    Au fait, moi, je croyais… 7-8 millimètres. Mais j’ai déjà vu une photo de femme qui avaient un clitoris gros comme un gland d’homme.

  6. Commentaire de JessY :

    Attention les yeux, ça fait mal (pHiLo tu censures si tu veux)
    http://hame.ca/news/pictures/freaks/plop3.jpg

  7. Commentaire de pHiLoGrApH :

    Pourquoi donc. Rare mais pas horrible.

  8. Commentaire de charles :

    respect. tout ça, c’est du grand pHiLo-fleuve.

    au fait, pHiLo, l’urologue en question s’appelle Helen O’Connell.

    tu trouveras un résumé assez complet de ses publications («anatomy of the clitoris», «Anatomical relationship between urethra and clitoris», etc.) en cliquant ici.

  9. Commentaire de Betelgeuse :

    chapeau bas, Doc!

  10. Commentaire de Pryska :

    Eh bien, le matin au lever … ça décoiffe !!! ;-D
    Bravo Philo … j’ai beaucoup aimé !
    Bon … je ne pratique pas l’enfilade de Namour à la manière d’un numéro de cirque … d’ailleurs, enfiler quoi déjà ? … mais je reconnais avoir appris quelques trucs pas ”communs” !
    Merci Jessy de nous avoir pris la main pour nous emmener ici … :-D
    Bonne continuation Philo !

  11. Commentaire de sheepyr :

    Cool ma maman (sage femme bande de pervers) m’avais bien apris :)

  12. Commentaire de Marie :

    J’ai déjà du mal à déterminer ma taille exacte d’escarpins, alors vous pensez bien… N’avez qu’à venir mesurer ça vous même, tiens !

  13. Commentaire de pimpeleu :

    Les hyènes vivent en société matriarcale et les femmes qui dominent la meute ont une vulve et un clitoris hypertrophiées, à la limite de l’androgynie. Et ça rigole pas tant que ça, croyez-moi. De quoi vous dissuader de voter Ségolène en 2007.

    Sinon Philo, je voulais te dire: c’est pas aux femmes que tu devrais adresser tes cours, mais aux hommes. Moi rien que tes explications ça me coupe la libido, et que ce soit bien ou mal on s’en fout, c’est comme ça. Je préfère m’imaginer mon amant en hussard qu’en technicien, ou pire, en ingénieur, ou pire encore en professeur ès clito.

  14. Commentaire de pHiLoGrApH :

    L’article que j’évoquais dans le post est ici : http://www.cirp.org/news/clitoris/

  15. Commentaire de Un plancton dans l’espace » Se regarder :

    [...] Merci, philograph, pour cette piqûre de rappel. [...]

  16. Commentaire de Lady Guy :

    Y’a pas un foutu magazine féminin qui va dans ces détails - je sais, je cherchais désespérément quand j’étais ado.
    Mais, Doc, vous n’auriez pas des dessins pour soutenir cette thèse? Mon bouton de rose est si fragile…
    (J’aime beaucoup la partie entre le convenu et l’interdit. Ça me donne envie d’écrire là-dessus…)

  17. Commentaire de pHiLoGrApH :

    Pour la photo finish du clitoris, Lady, c’est ici :
    http://www.esculape.com/gynecologie/clitoris.html
    et ici en trois D :
    http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/Sexe-des-femmes/Programme/387780,CmC=387788.html

  18. Commentaire de Mel :

    Je trouve partout les informations sur la “théorie”, mais les méthodes pour mettre en évidence la partie cachée, je ne trouve pas. Encore un lien, svp ?

  19. Commentaire de JessY :

    Et puis y’a là:
    http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/Sexe-des-femmes/Programme/387780,CmC=387788.html

    et là:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Clitoris
    http://en.wikipedia.org/wiki/Clitoris

    et là aussi:
    http://www.the-clitoris.com/french/html/f_index.htm

    Photo plus claire:
    http://www.juntadeandalucia.es/iaj////informacionsexual/imagenes/galeria/img/010.gif

  20. Commentaire de Lady Guy :

    Tenez Philo, j’ai une étrange question. Vous qui tentez de créer un champs de mamelons, avec les photos de vos admiratrices, feriez-vous de même avec des clitoris?

  21. Commentaire de natacha :

    on se sent un peu stupide quand on a 25 ans, étudiante infirmière et que l’on apprend ca par un homme, non?
    Dites Mr Philo, on en trouve où des experts comme vous? Je n’aurais rien contre une petite expertise moi?

  22. Commentaire de ZHOM (des cavernes) :

    Tabarnak!
    Si ça prend douze-quatorze livres pis trente-quinze dessins avant de pouvoir fourrer sa plotte comme du monde, aussi bien virer tapette!

  23. Commentaire de Caro :

    Moi, je me donnais 0,5 cm environ. Mais d’un coté je n’ai jamais cru à la partie cachée de l’icberg.
    Bref , Bravo!

  24. Commentaire de bobo :

    Moi j’ai fait une dissection du clitoris au moins en 96 dans le cadre d’un cours d’école. Avoir su j’aurais pris des photos.

  25. Commentaire de julie :

    Etonnée de constater qu’aussi peu de femmes connaissent la mécanique de leur propre corps !
    Y’en aura au moins une à qui vous n’aurez rien appris !

  26. Commentaire de Volubilis :

    Deux allez !!
    Par conte, je l’avais pas senti dis !

    Faudrait toutes avoir un pHiLo sous la main…

  27. Commentaire de pHiLoGrApH :

    Lady>Ma foi, si le profil du clitoris était suffisamment connu pour que sa représentation en silhouette soit évidente, j’aurais volontiers fait un petit champs de perles à ouh-ouh.
    Zhom>Virer tapette ? Pour écraser les mouches qui tournent en rond ?
    Natacha>Venez me voir pour le contrôle des 100.000 km, nous établirons un devis.
    Caro>Il n’est définitivement plus question d’avoir ou pas la foi, les faits sont établis. Si tu fais allusion au fait que certains spécialistes contestent encore les dissections de O’Connel, d’autres dissections entre-temps ont validé les observations. Par ailleurs, la petite technique de mise en évidence que j’ai mise au point se révèle probante.
    Mel>Les observations anatomiques dont je fais état ici sont en effet la compilation de quelques articles scientifiques que je glane depuis quelques temps. Pour la partie exercice, elle est le résultat de mes propres expérimentations.
    Bobo>S’il s’agissait d’un clitoris humain, j’ose espérer qu’il s’agissait d’un cours dans une école de Médecine, ou bien quelque chose m’échappe ? Il se trouve qu’en 96, nul n’avait encore établi l’existence des deux prolongements du clitoris. Quant aux bulbes qui font le liens entre ces deux prolongements, ils étaient connus avant, mais sous le nom de “Bulbes du vestibule” et identifiés comme fonctionnellement rattachés au vagin alors qu’ils le sont au clitoris.
    Il existe encore une majorité de médecins/chirurgiens/gynécos qui IGNORENT l’anatomie complète du clitoris et s’en réfèrent aux planches anatomiques datant de leur formation en médecine. De ce fait, un nombre considérable d’hystérectomies et autres ablations de kystes vaginaux résultent en une intrusion dans la structure interne du clitoris… parfois jusqu’à produire une impuissance complète.
    Julie>Le problème ne touche pas que les femmes. Combien d’hommes connaissent leur propre cycle de rétractation des gonades vers l’abdomen ? Combien d’hommes savent que le meilleur de leurs orgasmes s’obtient par une stimulation de la prostate par un doigt où je pense ? Combien d’hommes savent qu’ils peuvent jouir sans émettre de sperme ? etc…
    Volubilis>Pas sous la main : sous la vulve.

  28. Commentaire de Lapinos :

    Mais concrètement il sert à quoi le clito, en dehors de faire des concours du clito le plus long ? c’est ça que j’ai pas pigé, mais j’avoue que j’ai craqué au milieu du mode d’emploi.

  29. Commentaire de pHiLoGrApH :

    D’après notre Edouard Van Beneden qui a décrit le premier les mécanismes de la fécondation (1875), le clitoris n’est rien moins qu’un “organe inutile” !

  30. Commentaire de Tolga :

    Inutile… certes, certes. Donc, parfaitement indispensable. C’est incontestable.

  31. Commentaire de Melie :

    J’ai appris récemment que les hommes pouvaient aussi ne pas jouir en éjaculant. Quelle ne fut pas ma stupéfaction !

  32. Commentaire de Niams :

    Bah, je n’ai jamais réussi à me toucher les pieds. Je me chatouille bel et bien moi meme…..Je suis une hyper sensible…
    Philo, on se rencontre quand? ;o)

  33. Commentaire de Electron :

    Je le savais. Pareil que Moi Monsieur decouvert lors de l’explication de “reparation” de l’excision. Quand a tout goute de l’autre, je veux bien mais il y en a qui cela fait peur et qui prenne la fuite.

  34. Commentaire de humeurdorque :

    Salut Phylo, j’ai découvert ton blog à cause de Pryska que j’avais découvert because Le Chien…je dis ça en préambule, car mon blog étant très politisé, je ne veux pas qu’on croie que ces braves gens partagent mes opinions…
    Tout ça pour dire que tu viens de prouver qu’on pouvait discuter de choses sérieuses sans se prendre au sérieux, et apprendre à tout âge, même si je suis d’accord avec je ne sais plus lequel des commantaires qui s’interroge sur “l’utilité” de savoir tout ça sur le clito…car une fois qu’on a compris qu’il s’agissait d’un des points essentiels des sources du plaisir chez sa partenaire, le reste n’est que…philo…sophie…ou physio…logie…

  35. Commentaire de Ataraxie :

    Ouais, faudrait en parler aux femmes de l’éjaculation qui n’est pas l’orgasme et vice-versa. Que même qu’on peut simuler pour leur faire plaisir quand l’excitation est en berne (oui, oui, cette fois-là…) .

    Un cycle de rétractation des gonades ?
    Dites-moi tout, Docteur!

  36. Commentaire de pimpeleu :

    Le clitoris est en effet tout aussi inutile que les os du coccyx qui ne sont que des reliquats de queue. Le clitoris n’est pas vraiment un reliquat c’est vrai, mais juste une queue qui n’a pas grandit, faute de testostérone.
    (Je me permets Philo, comme il me semble que personne n’a parlé d’embryologie, mais peut-être que c’était évident pour tous…).

  37. Commentaire de Vincent :

    Il est aussi évident que le clitoris de la femme n’est pas indispensable que le pénis de l’homme n’est pas un os… Rien de nouveau ici, et comme vos mains mesdames lorsque vous êtes un peu trop seule, on tourne en rond…

  38. Commentaire de Melie :

    Pimpeuleu, j’ai envie de tourner ta proposition d’une autre façon. On pourrait par exemple dire que le pénis s’est développé parce que l’embryon de sexe masculin, puis le jeune garçon jusqu’à la fin de la puberté, ont été inondés de testostérone…
    Je ne pinaille pas pour rien. Et pourtant je ne suis pas particulièrement féministe ;-)

    Quant au lien de JessY, il s’agit sans doute d’un hermaphrodisme… ou alors d’une dysrégulation des hormones sexuelles ou corticoïdes.

  39. Commentaire de Silence Vincent » Blog Archive » Y a pas que les nanas qui y arrivent… :

    [...] Après le petit cours de clito de pHiLo et son discours sur la méthode multiple cliquet, je me fais le devoir de vous faire un petit cour d’orgasme 101. Mais je risque d’en décevoir queqlues unes car ce cours ne s’adresse pas aux femmes, mais bien aux hommes. Eh oui, mais comment dites-vous? Vous n’êtes pas capable d’avoir plusieurs orgasmes d’affilés? Ne vous pressez pas, ça viendra. Bon allez, entrons dans le vif du sujet, avec un petit sujet amené. [...]

  40. Commentaire de Perrasite à la loupe :

    ZHOM, quel LHOM !
    Merci pour la théorie de l’ensemble. Faudra se trouver de la venn pour pratiquer à présent.

  41. Commentaire de Jennifer :

    Comme le disait Pryska sur son blog, c’est toujours mieux quand ça vient d’un homme. Pourtant j’aurais juré que pour ce qui est du clito au moins, c’est toujours mieux de la part d’une femme…

    N’empêche, si j’apprécie d’en apprendre toujours plus sur mon anatomie, je ne me sens pas l’âme d’un cobaye pour autant… alors je suis ravie que d’autres aient tenté avant moi ce genre d’expériences visiblement stimulantes mais peu affriolantes à mon goût… J’y peux rien si je suis une cérébrale hein…

    N’empêche, je vais mettre un lien sur mon site vers cet article, histoire que mes petites Minettes en profitent aussi.

    Au plaisir de vous lire Mister Philo.

  42. Commentaire de lapetitebrune :

    Bonsoir
    je regarde la télé
    et des fois diantre! on peut y voir des documentaires bien plus passionnants que la moyenne
    notamment sur le Clitoris, cet inconnu
    donc voui je n’avais pas le chiffre exact mais je savais et sais (donc) qu’anatomiquement il n’est pas que “dehors”
    je cogite pour envoyer ton post (waouw ca fait du bien à lire) à une personne digne de jeu aussi sympathique
    merci!

  43. Commentaire de newton :

    hey ! tu peux pas ré expliquer……pour la clio intérieur fuschia !!! j’ai pas bien compris les options de ta libido… tu peux pas nous faire un ptit pictographe !!!!! Alllezzzzz !!!!! merci

  44. Commentaire de zinzolin :

    Philograph, vous êtes brillant…
    J’ai aussi appris l’ampleur du phénomène lors d’une conférence donnée par une femme excisée. Et quand elle a donné les détails sur les tortures que sont l’excision et l’infibulation, j’ai ressenti comme une réplique de secousse en moi moi-même selon la géographie par vos soins décrite.
    Tout ça pour dire qu’il n’y rien de plus beau que la pure connaissance de soi, de celui (ceux) qu’on aime et par extension de tous nos pareils. Aimons-nous les une les autres sous toutes les coutures!

  45. Commentaire de Chris :

    Bravo! Et merci. Pour en avoir discuté avec des jeunes femmes (20/30ans) je peux dire sans faire pour autant une généralité, que bien des filles (comme les hommes il semblerait) ne connaissent pas leur corps, et pire pour certaines se toucher le clito est tout à fait hors de question (elles trouvent ça dégueu, dommage). La masturbation c’est encore vachement tabou faut pas croire. Pourtant c’est bien par là qu’il faut commencer. J’ai remarqué une chose cependant, c’est que l’orgasme délivré par mister clito est très différent selon qu’on l’asticote par le “dessus” ou par le “dedans”. Je dirais que celui de “dessus” est très puissant, mais par contre celui de “dedans” plus profond (c’est le cas de le dire) laisse un apaisement rare. On est vraiment super bien après, comblée (alors? heureuse??) sereine.

    En fait, quand on sépare les femmes en deux catégories: clitoridiennes et vaginales, on fait une sacrée bourde parce qu’au final on est clitoridiennes ET clitoridiennes!

  46. Commentaire de Vincent :

    Oui Chris, c’est une des choses que bien des femmes croient en erreur qu’elles sont vaginales. En fait, ce n’est pas donné à toutes les femmes d’atteindre l’orgasme par le vagin, parce que celui-ci vient directement du clitors. Certaines femmes sont pourtant capables « déplacer » l’orgasme du clitoris à leur vagin. Mais en général, elles n’y parviennent pas avec la simple pénétration.

    Et je suis d’accord avec toi, je me suis rendu compte, à mon grand regret, après avoir parlé avec plusieurs filles de mon âge (18-20 ans) Que bien d’entres elles, qui se disent ouvertes, sont complètement rébutées par la masturbation. Pour reprendre les dires d’une amie : « Ce n’est tout simplement pas moi ça! » qu’elle m’a fait en se choquant.

    La sexualité et des hommes, et des femmes reste tabou, et je suis toujours surpris de voir à quel point la plupart des gens sont incapables de faire preuve d’une quelconque curiosité à l’égard de leur corps et de ceux de leur partenaire. Cest la triste réalité… La libération sexuelle commence d’abord par la connaissance de sa propre sexualité et en l’occurence, de son corps.

    On est jamais si bien servi que par soi même.

  47. Commentaire de Ektor :

    Un petit article du Monde en complément/illustration:
    “S’ouvrir au plaisir sexuel”. Tout un programme…

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-772325@51-772406,0.html

  48. Commentaire de **élÖ** :

    http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/Sexe-des-femmes/programme/387780,CmC=387788.html
    http://www.objectifbeaute.com/sexualite_amour/rapporthite.php

  49. Commentaire de teumeu :

    Fille de 25 ans, mignonne comme tout, aguicheuse au possible… croyait que son clitoris était fait de cartilage !
    Elle doit d’ailleurs le croire encore puisqu’elle a refusé toute explication et démonstration (photo 3D d’Arte notamment, la plus explicite je trouve), balayant d’un ”t’es vraiment grave de m’envoyer des trucs pareils” ma tentative, fort plaisante au demeurant, de participer à la découverte de son si joli petit corps.
    Quel dommage.

  50. Commentaire de Jess :

    Et un petit article sur le plaisir masculin? Il serait le bienvenu! :D
    Pour ce qui est de la taille du clitoris, j’avais vu le documentaire sur Arte… Dommage!

  51. Commentaire de LAutreJulie :

    Est-ce donc cela qui explique l’extase qu’éprouvent certaines femmes lors de l’accouchement?
    J’ai lu que ce n’était pas courant mais que, oui-oui!, ça arrive à certaines!!
    Ce serait-y pas une idée à creuser pour une étudiante sage-femme, ça? Celle/celui qui inventera une méthode d’accouchement avec plaisir (en plus d’être sans douleur, pff, tellement banal à l’heure actuelle, ça!), elle/il sera l’idôle de toutes les femmes!!
    Mh?

  52. Commentaire de Mag :

    Et bien moi je crois que si la taille du clitoris a changé notre conception visuelle du phénomène clitoridien et ouvert les esprits et les curiosités sur la prise du temps de la découverte; ce qui nous fâche, lorsque nous nous rencontrons, en non virtuel, c’est de ne pas avoir le temps. A cause d’une multitude d’engagements divers qui limitent les possibilités de faire la chaussette. Et je continue en rajoutant ceci : on baragouine sur la taille du clitoris comme si la femme allait, demain, en sachant cela, faire des concours pour voir laquelle pisse le plus loin….

    A propos savez-vous que les pupilles de l’homme se dilatent pour la femme et les pupilles de la femme se dilatent pour l’enfant ?

    Et que chez les bonobos, lorsque les mâles font trop les cons les femelles instaurent le boycott sexuel et tout rentre vite dans l’ordre. Y doit bien rester quelques différences entre nos deux sexes.

    Mais une société fonctionne-t-elle sans solidarité féminine ?

    Par exemple, pour chatouiller vos méninges, je prétends que si le clitoris a vingtuplé de taille en une émission Arte, je me pose la question de savoir la quantité de sang qui est amenée dans le clitoris ou dans le gland lors de l’excitation. Je pense que le corps masculin reçoit plus de sang dans son gland que le corps féminin dans son clitoris. Mais je dis cela. Car le poète qui nous a tous inspiré semblait parler à la place de son instrument. Sans jeu de mot.
    Comme si quelque part la femme restait lucide plus facilement mais moins longtemps…. entre les bras d’un expert.

    Alors oui, le sexe n’est pas un os, n’empêche quand une personne nous plaît et qu’on n’a pas le temps ou déjà promis son temps à une autre, on l’a dans l’os et les boules.
    Alors c’est vrai que si le mâle a quelques techniques, qui nous semblent magiques, en plus pour nous permettre de mieux nous comprendre dans ce monde ou la femelle, iconographie masculine, a 36 heures par jour et ne dort jamais…. héroïne des fantasmes et de consommation, alors ce sera tout ce temps là d’acquis. :-)
    Surtout si la femelle apprend vite à faire la pareille.

    Si l’info Arte était connue, n’empêche que cette façon d’apprendre est bien frivole pour un rendement si évident !

    Merci pour l’info

    Et si tu nous disais un peu comment on fait - pt d’appuis- pour que l’homme se retienne d’éjaculer et quel plaisir cela lui procure (bon, pas bon, mieux comment, mentalité d’esprit à avoir-fréquence, etc. ?), on serait toute ouïe… Ah ! oui vraiment.

    N’empêche, comme on se la pète, tous, à savoir que le vagin de s’appelle plus vagin mais clitoris et que du coup le clitoris mesure 18 cm et le vagin n’existe plus. Quelque part…. ou bien ?
    C’est sans doute qu’on est content d’avancer sur le sujet, puisque au Moyen-Age ils discutaient peut-être de l’emplacement de la clé de la ceinture de chasteté de la dame de maison.
    De là à lui entailler les cuisses pour mesurer la taille de son pénis et vérifier que ça fait partie du clitoris, faut pas mélanger avec l’histoire d’Adam, qui aurait enfanté Eve…. puisque les pupilles de l’homme se dilatent pour la femme.

    Y a un truc tout con : tu prends un homme qui te plait, consentant et tu t’assieds dessus-dedans….euh…dehors et tu ne bouges plus. Et là tu respires profondément et doucement. Normalement ce qui doit bouger bouge tout seul et la cadence s’installe. Ensuite quand tu as envie de fuir il te retient et quand il n’en peut plus tu relaches et tu repousses.
    Surtout tu te dis que ton sexe est un palais et non pas une manivelle. Et pareil pour le sien…

    Faire l’amour c’est permettre à l’autre d’aller là ou il veut sans y arriver. Ou bien ?

    Alors si dans ma société je dois répondre à l’appel quand on appuie sur un bouton, parfois j’ai envie de hurler ! Tout hurlement n’est pas orgasmique, qu’en est-il de cette façon de jouir sans éjaculer ?

  53. Commentaire de Mag :

    voici un lien utile :

    http://daojia.free.fr/philo/sexezen.htm

  54. Commentaire de Belette :

    Une soufflette dans le vagin, ça ne se terminerait pas par un pet de foufoune, par hasard ?

  55. Commentaire de L'autreJulie :

    Ah ben voilà que Raffa en parle aussi : http://raffa.over-blog.com/article-7111526.html

  56. Commentaire de Brigit :

    Philo
    voilà, c’est tout simple, je te transmets les remerciements d’un mec que t’as rendu fou aujourd’hui parce que je lui ai appris comment faire grace à ton cours d’enfer.
    B

  57. Commentaire de pHiLoGrApH :

    Si ce n’est pas lui qui t’a rendue folle et toi qui me remercies, je serais plutôt à considérer la chose comme un échec ;-)

  58. Commentaire de Brigit :

    Rahhhhhh le philo qui cherche toujours des compliments.
    Mais je suis pudique, m’sieur philo. alors je te claque sur la joue un bécot et dans l’oreille, strictement entre nous, [lisez pas vous autres] je te dis merci.

    mais tu triomphes pas encore. s’il a écrit philo sur mon sein, pas question de prendre une photo.

    B

  59. Commentaire de pHiLoGrApH :

    Soit je ne m’y connais pas, soit si tu dis encore UN mot, je t’envoie un mail mielleux dans lequel je me roule à tes pieds de manière éhontée pour obtenir un cliché de ton sein. Au choix s’il y en a deux. Le plus beau par exemple. Avec pHiLo écrit dessus.
    Un mot, essaie.

  60. Commentaire de Brigit :

    amour

  61. Commentaire de Brigit :

    Je suis pas une tricheuse, mais… je change souvent les guidelines. J’aime réécrire les instructions, ou … les suivre à la lettre, si l’instructeur est bon pédagogue.

    B

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