Crescendo
11 avril, crépuscule astronomique. Sécotine et moi observons un cil de lune plonger derrière les collines de la Roche-aux-Faucons. Il est si effilé que sa danse dans les brumes nerveuses de l’horizon le disloque ici et là, par moments.
Le spectacle fini, alors que je remballe mes jumelles de body-building, Sécotine m’ouvre une moitié de plaid à son côté.
Sécotine, si elle a envie que tu lui fasses claquer les fesses en la queutant doggy-style, elle ne te l’enverra pas dire. Par contre, va-t’en lui faire murmurer, même sans personne pour l’entendre, juste à l’oreille de sa propre conscience, qu’elle a envie de toi, assis à côté d’elle, dans la nuit noire, comme ça… Même à la kalachnikov, t’y arrives pas.
Alors cette moitié de plaid, vous pensez si je m’y glisse.
Jupiter monte à l’assaut de son méridien, chevauchant la Vierge. Saturne semble sucer un des Gémeaux. Dès qu’on se tait, le ciel parle et se meut au lieu que passe le temps.
A l’instant précis où le soleil se trouve sous nous, séparant aux antipodes le jour en deux, j’agite mes jambes qui ont décidé de s’endormir avant moi. Il me vient quelques mots en file indienne :
- Je crois que l’on peut mesurer l’amour à la quantité de silence dont deux individus sont capables de profiter ensemble. Tu n’es pas d’accord ?
- pHiLo ?
- Oui ?
- Chhhhhttt…

Entierement d’accord.
La Roche-aux-faucons !
Très très beau point de vue panoramique, romantique à souhait. Un peu dangereux qd même, la nuit, non ? J’y ai moi-même chanté “la traviata”, certains soirs, pour le plus grand malheur des habitants de la vallée !
Excellente chute.
moi quand j’étais toute petite que mon papa m’emmenait là pour regarder les étoiles… :)
ça donne envie d’y retourner….
Secotine est la personne qui m’interesse le plus dans ton blog. Je voudrais tout savoir d’elle : qui elle est, d’où elle vient, ce qu’elle a fait (dans la vie, comme études…), ce qu’elle fait, ce qu’elle pense, ce qu’elle veut faire, ce qu’elle fera, ce qu’elle pense réellement de toi, ce qu’elle regrette. Bref tout. Elle sait tout ce que tu ecris sur elle ? Mais peut être qu’elle n’existe pas, tout simplement.
Julie>Alors c’est vous ce fameux bruit de fond cosmologique diffus qu’on croyait nous revenir en écho du Big Bang. Quel coffre ! ;-)
Vicomte Raf>Une chhhhhutte en abîme en somme.
brebiou>Pour des cieux moins pollués par les lumières d’Esneux, préférez donc les chemins de remembrement du côté d’Anthisnes, vous y gagnerez en magnitudes
Electron>Il ne saurait être question de tromper un intime sur l’existence et le contenu de ce blog, mais la crainte de ressentir un oeil lorgnant sur ma popote par dessus mon épaule m’a poussé à lui faire promettre de ne jamais venir me lire ici. Pour le reste, tu verras ;-)
J’aime cette atmosphère, je m’y retrouve mais vu d’ici la colline qui me cache l’horizon culmine à 2969 m. d’altitude. Cette verticale limite aux pentes d’ardoise lisses et friables, le montagnard en connaît les lois. Fascinées, des générations (et moi avec) ont rêvé d’en gravir le sommet, se moquant bien de savoir qu’en le contournant ils trouveraient des pâturages et des valons plus accessibles.
Et en observant Arcturus je me demandais si nous regardions dans la même direction sans compter les quelques AL qui séparent les deux étoiles.
Marge>2969 mètres ? Le célèbre Téton en Haute Provence ? Quant à nos regards, le mien vers la Vierge, le vôtre vers le Bouvier, ils divergeaient pour sûr… Mais c’est déjà un bon départ, dire verge :–)
Je n’en suis qu’aux prémices et loin d’un lieu de renom en voici le site, permettez moi que je vous l’emballe comme ceci :
Si la Vannes bretonne ne vous dit rien chercher dans l’Aube mais c’est d’une ville italienne où l’aile prend l’aire que vous trouverez l’objet de votre fantasme de A à Z.
“Je crois que l’on peut mesurer l’amour à la quantité de silence dont deux individus sont capables de profiter ensemble.”
-> Vu le nombre de commentaires (le mien en premier), y’a pas plus d’amour que de silence ici !
“…”
“;-)”
Nos regards divergent, diverge, verge !…
Vous prononcez le g avec un léger ch qui donne au mot verge une sensualité, qui s’offre en promesse de plaisir, le votre en don. Je m’en veux de ne savoir simuler.
Prise au jeu de l’ego, je ne vous cherche pas, j’aime vous deviner. Je peux affirmer en toute modestie que vous m’avez consacré deux post : une sommation… et une mise en joue…mrr. Combien m’en suis-je attribués ? Une quinzaine… Quant aux derniers, une douzaine, ils me suivent de près, seule explication, je bascule dans la paranoïa ou il y a un traître entre nous (ceci confirme cela).
Si nos regards divergent, nos pensées convergent. ;-)
Allez ! il est temps d’appuyer sur la gâchette !
Ecore un mot, ne reconnaissez-vous pas dans “l’amour” tyrannique que je vous porte, une recherche de pouvoir qui se reconnaît dans l’amour maternel ! Cocasse ?… Et n’en suis-je pas la première victime ?
Tirez ! Peut-être renaîtrais-je Ghesha ou Sambazine.
Voilà quelques pistes que j’ai suivies, vous les développer me semble sans intérêt pour vous. Je sors enrichie de cette expérience hors de mes frontières. Douteriez-vous que j’ai pris plaisir à vous lire ?
hihi le “ch” n’est-ce pas typique chez nous ? looool
ooh il neichhh ! quelle sensualité !
Marge>Bien sûr la Suisse est une endroit de rêve, mais mon fantasme est au Chili : le Salar d’Atacama où la nuit est la plus noire et la moins turbulente du monde… Ceci dit, à Where in Switzerland is Carmen SanDiego, j’eusse été nul. Mais dites-moi Chris, l’absynthe vous monte aux tempes ;-)
brebiou>”Il néééch, ti”, même.
Traître ;-) La bleue ! pensez donc, j’ai une vie tranquille, moi, ce serait plutôt l’homophonie d’un certain mot qui me fait une poussée d’adrénaline. Il ne m’en faut pas tant que ça pour monter au créneau. En plus vous snober mon télescope ; et moi qui songeais vous y offrir la nuit. Le Chili c’est un peu loin. Mais il ne sera pas dit que je ne vous ai pas proposé corps et voie ;-) Revenons sur terre.
A Salar d’Atacama il n’y a pas que les étoiles qui vaillent la peine d’être vu. C’est un projet ?