Archive du mois de octobre 2007

29 octobre 2007

pHiLo fait cours de Belgique - #1 Préhistoire et Antiquité

LA PRÉHISTOIRE DE LA BELGIQUE

Vous oublierez aussitôt après l’avoir lu qu’en plein milieu du Paléolithique Inférieur, soit un peu moins qu’il y a un million d’années, des silex taillés retrouvés dans la Montagne Saint-Pierre, à Haccourt près de de Liège, attestent l’existence des tout premiers Belges-des-cavernes. Si l’on s’en tient aux preuves archéologiques, ces branleurs mettront environs 400.000 ans pour descendre de la montagne et s’installer, désormais armés du feu, dans la charmante et pittoresque vallée de la Meuse.

Vers -250.000, déjà réactifs aux moindres soubresauts de la mode internationale, les Belges se neandertalisent. L’un des derniers gourous de cette longue vague néandertalienne sévissait encore il y a 30.000 ans ; il s’agissait d’un individu de sexe masculin, de corpulence moyenne et râblée, âgé de 23 ans, connu dans le milieu sous le nom de «L’Homme de Spy».

Après cela, le Neandertal devenant has been grave, c’est le Belgo-Sapiens qui tient désormais le haut du galet. Au Néolithique, on le retrouve en train de tailler du silex à Spiennes. L’archéologie nous enseigne qu’il exploita ce lieu dès -4000 et ce, pendant plus de 3000 ans, c’est dire si le Belge est opiniâtre quand il tient un bon filon. Entre temps, en -1750, un mardi vers 11 heures, pris d’un besoin urgent, inaugurant un nouvel âge, le Belge coule son premier bronze. Une sorte de méconium si vous voulez.

Mais laissons les selles à la fosse septique et venons en aux Celtes et à leurs faux celtiques (les serpettes - Tsss, faut tout vous expliquer, bande de serrés du pète) qui peuplent nos contrées vers -500 et dont les luttes intestines pousseront ce tout petit cloaque qu’est la Belgique à déjà se scinder en de nombreuses tribus. Vers 150 avant Jean-Casimir de Nazareth, une chiée de tribus se partagent le bousin. Parmi eux, vous vous souvenez sûrement des Eburons et des Ménapiens, mais il y en eut d’autres, tels les Nerviens, les Aduatiques, les Trévires ou les Morins.

OÙ LA BELGIQUE ENTRE DANS L’HISTOIRE
Ce que le Belge sait de plus glorieux sur lui-même, il prétend le tenir de la Guerre des Gaules, mais en vérité, fainéant et mal renseigné comme il est, il s’est contenté de le lire dans «Astérix chez les Belges». Or Astérix est un Français et chacun sait, sauf le Français, qu’il n’y a pas plus con qu’un Français pour parler d’un Belge. Ainsi, la phrase de Jules César prétendant que «De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves» est passablement mal interprétée.

Voici la citation exacte dans son contexte.

Horum omnium fortissimi sunt Belgae,
propterea quod a cultu atque humanitate Provinciae longissime absunt,
minimeque ad eos mercatores saepe commeant,
atque ea quae ad effeminandos animos pertinent important ;
proximique sunt Germanis qui trans Rhenum incolunt,
quibuscum continenter bellum gerunt.

Les plus forts de tous [les peuples de la Gaule] sont les Belges,
parce qu’ils restent très éloignés de la culture et de la civilisation de la Province [Romaine],
et parce que les marchands viennent rarement chez eux,
et [donc] n’introduisent pas ce qui contribue à efféminer [=ramollir] le courage ;
[et enfin parce que] ils sont proches des Germains qui habitent au-delà du Rhin,
avec qui ils sont continuellement en guerre.

Ainsi, le Belge de Jules César est avant tout une brute épaisse, endurcie par son inculture et son habitude du combat. Quand on sait combien Jules César se plaisait à faire l’apologie du vaincu pour glorifier ses propres victoires, l’on se rend compte combien nous, Belges, partions avec un handicap dans la course à la culture et à la civilisation. C’est qu’il était perspicace, le Julos : aujourd’hui encore le Belge dispose d’un système d’enseignement parmi les plus médiocres (mais les plus syndiqués – vague héritage de l’habitude du combat–) d’Europe. Les Wallons, en particulier, constituent le peuple du monde qui maîtrise le moins bien sa langue maternelle. Il suffit d’assister à une réunion syndicale d’enseignants pour se rendre compte qu’il s’y trouve un nombre absolument stupéfiant de réels analphabètes, incapables de parler ou d’écrire sans fautes. Ce n’est pas pour rien que l’on trouve en Belgique les meilleurs grammairiens de la langue française (dont Grevisse et Goosse pour ne citer que les plus célèbres) : c’est parce que nous en avons vraiment besoin.

Si l’inconscient collectif des francophones de Belgique révèle autant de complaisance à l’égard de Jules César, c’est qu’il fut le premier, et hélas le dernier à nous laisser croire que la Belgique pouvait être la composante d’un tout grandiose, pérenne et homogène : la Gaule. Il ne faudra attendre qu’Auguste pour déjà voir la Belgique faire partie d’un plus petit tout, la Gallia Belgica, certes plus grande que la Belgique d’aujourd’hui, mais les siècles qui suivirent ne firent qu’accentuer la tendance au morcellement, si bien qu’un beau jour, il fallut recoller mille royaumes, duchés et autres principautés microscopiques pour parvenir à faire un pays qui ne serait rien plus que… minuscule.

* * *

A suivre : le Moyen-Âche, une fois !

Dans les prochains épisodes, vous apprendrez, dans le désordre,que :
- Après la chute de l’Empire, les Romains mettront plus de 1500 ans à revenir en nos contrées, profil bas cette fois, tellement bas qu’on les enverra chercher le charbon dans nos mines… ce dont ils se vengeront en inventant Claude Barzotti et les embouteillages de Fiat, klaxxon coincé en position «Le soleil bri-bri-brille», une fois tous les quatre ans à l’occasion de la coupe du monde de Coup-de-boule-comment-tu-parles-à-ma-sœur.
- La Belgique n’est ni la fille ni la petite sœur de la France, mais sa mère ! Oui, bande de troufions d’outre-Quiévrain, sa mère !
- La Belgique, plat pays, est le passage rêvé entre le nord et le sud de l’Europe, d’où sa grandeur et sa misère… sa raison d’être et de ne pas être à la fois.
- Et encore mille détails qui vous permettront de comprendre pourquoi moi, Belge affranchi de ma belgitude, je jouis comme vous respirez.

22 octobre 2007

En toi

Je m’endors, l’épaule emboîtée à ta hanche, l’oreille collée à ton nombril. Est-il une autre femme, d’ici à tout là-haut, qui autant que toi, ait l’amour de reporter son souffle à plus tard pour ne point trop me houler ?

Tu fermes tes paupières, où se trouvent consignées toutes les beautés de ton monde, pour y lire Verlaine. Et Verlaine, par ton ventre murmuré, de toi digéré, me gagne comme une montée cannabique. Quand mille je connais ne rapportent de Verlaine que sons et consonances, ou pire, sens, tu me l’offres à respirer, à ingérer, à injaculer.

Tu me confies pour la nuit ton Verlaine, qu’au réveil demain, je te rendrai, rangé à sa place.

Dans ton ventre, mais chacun sa méthode.

12 octobre 2007

La pipe thaïlandaise – ou comment avoir la frite

Une marée de lave gagne mon sexe. A la radio, on annonce que la Belgique entame son 120ème jour sans gouvernement et que si ça continue le pays va imploser.

Sécotine, elle aime ça, me sucer à la thaïlandaise : quelques grains de riz cru sur la langue, la bouche régulièrement baignée de thé à la menthe bouillant, elle me promène en orbite au gré de ses lapées glougloutantes, slurpantes, shuipantes, gluxantes… Ô ce délice de chaleur quand sa bouche sur ma bite s’abat, aussitôt suivi d’un irrésoluble paradoxe mentholé, frisquet jusqu’à l’os de l’âme… Puis le riz sourdement roulé sur le gland, croyez-moi, ça déclasse le piercing dans la langue.

Et tandis que Sécotine m’inonde d’Orient (pour être exact, la vraie pipe thaïlandaise, c’est à la liqueur de menthe, mais réservez donc cela pour le soir : se faire sucer par une gonzesse qui a le pif couperosé dès le réveil, ça pourrait vous chnouiller la désirance), je me dis que je tiens là une occasion unique de vous proposer un peu d’exotisme sur ce blog : 120 jours sans gouvernement, ça vaudrait le coup d’en savoir un peu plus sur cette Belgique que nul, pas même le Belge, ne connaît. Right ?

Ainsi, à venir dans ces lignes : qui sont les Belges et pourquoi la Belgique n’est pas près d’imploser. Stay tuned !

8 octobre 2007

Interview sexe : Iseult

Ça commence sur un banc de la Place Saint-Lambert, tandis que des gamins font de timides slidings avec leurs skate-boards contre les bordures de l’esplanade. Elle a le cou tendu vers un improbable rayon du soleil d’octobre lorsque je l’aborde. Un chemisier blanc, un collier de perles, une jupe-culotte à plis repassés au pressing, des chaussures plates immaculées et, surtout, un petit volant de dentelle sur ses bas coupés sous la cheville : elle respire le charme discret, donc terriblement excitant, de la bourgeoisie. Belle, fraîche, facile à aborder, ouverte à la communication, souriante, un régal exceptionnel. L’interview a lieu dans un salon de thé, à deux pas. Bien que la fin de l’interview ne le laisse pas paraître, j’ai son accord pour la publication. Une bonne part de la discussion a malheureusement dû être amputée, à sa demande, pour préserver son anonymat. Le surnom Iseult, c’est moi qui ai choisi.

Tu fais quoi pour avoir de si jolies jambes ?
Du squash. Et un jogging par semaine.

Squash et jogging ? Wow ! T’as du souffle alors !
Ça va, pas mal.

Ça te sert d’avoir du souffle quand tu fais l’amour ?
Des fois, oui, des fois.

Quelles fois ?
Hahaha.

Je ne peux pas avoir de détails ?
Je ne saurais pas dire comme ça. Faut que je réfléchisse. C’est trop général. “Des fois”, ça ne suffit pas comme réponse ? Y’a des fois, c’est plus comme ça [mime le sommeil], et d’autres où c’est plus [mime une sorte de branlette masculine très énergique].

Ça passe super bien, les gestes, en interview.
Ah oui, désolée. Ben tu feras comme si… [elle fait tourner l’index près de sa tempe, mimant, disons, l’intelligence, la perspicacité, voyez ?]. Hahahaha.

Admettons que tu aies très envie de moi…
Attends, j’ai pas envie de toi ! J’ai pas du tout env…

Admettons, j’ai dit.
Non, mais faut que tu le saches. Tu te fais pas d’illusions.

Admettons, c’est une hypothèse… Ça va, ça, une hypothèse ?
Oui, une hypothèse hypothétique, mais sans hypothèse, ne te fais pas d’idée.

Je vais jamais finir ma phrase. Admettons que tu aies envie de moi, d’accord ?
Bon, d’accord, admettons l’hypothèse hypothétique…

«D’accord ?». Tu as dit «Bon, d’accord ?» ? Ouf ti ! C’est dingue, on est pas là depuis trois minutes que t’as déjà envie de moi, je ne sais pas ce que je dégage, moi, aujourd’hui.
Hahahaha, je le savais !

Bon, allez. Admettons que tu aies très envie de moi, là maintenant. Si on se grouille, tu jouis dans combien de temps ?
C’est-à-dire ?

Et bien, mettons qu’il te prenne là tout de suite l’envie que je te fasse jouir. Il va falloir faire quoi, aller où, s’y prendre comment avant que tu prennes ton pied ? Genre, tu m’emmènes dans les toilettes, je te prends en levrette et ça dure 5 minutes ?
Oh, putain, non, pas dans des toilettes. Déjà, je ne fais jamais pipi hors de chez moi si je ne suis pas sur le point d’exploser. Faire l’amour là où tout le monde fait, beurk !

Et bien, dis-moi les étapes.
J’sais pas moi, ça m’arriverait pas un truc comme ça.

Et bien, imagine que ça t’arrive, là, maintenant : on fait quoi ?
Ben déjà, pas ici dans les toilettes, ça c’est sûr. Mais pas chez moi, mon mec fait son après-midi Playstation avec ses copains. Faudrait aller ailleurs.

Où ?
Je ne sais pas, moi. Pas chez une copine, je me vois pas, non.

A l’hôtel ?
Oui, à la rigueur.

Hôtel de passe ?
Non, ça doit être dégueu, plein de bestioles, ça doit puer. Je ne sais pas. Au moins un comme là, ici sur la place, tu vois où je veux dire ?

L’hotel Ibis ? OK, l’Ibis. Genre 80-100 euros. T’as ça sur toi ?
Hé, je ne vais pas à l’hôtel avec toi, faut que tu…

Au secours ! Je te dis d’imaginer. Imagine ! En fait, t’es une vraie obsédée, toi [elle fait des gros yeux outrés et un grand sourire]. On a l’hypothèse de départ, maintenant on voit la suite, c’est tout… Tu les as, les 100 euros sur toi ?
Ben non, j’ai même pas de quoi payer un verre. Je devais passer au Mister Cash. De nous deux, l’obsédé, je ne veux rien dire, mais… Hahaha

Donc, il faut aller au Mister Cash. T’as ta carte avec toi ?
Ben oui, je devais y aller. C’est la première chose que je comptais faire avant que… [elle nous désigne]

OK, Mister Cash… Y’a celui de la galerie, disons, ça fait 5 minutes. T’as les 100 euros sur ton compte ?
Ben… Oui… [Elle fait une mimique d’incompréhension]

Ben on fait le compte du temps qu’il faudrait avant que tu jouisses. Donc, 5 minutes pour aller jusqu’à la galerie…
La Galerie du Media Markt ? Y’a un Mister Cash ?

Oui, un petit truc mobile, ça fait quelques mois .
Où ça ?

Près de la porte tournante, en dessous de l’escalator quand tu viens de la nouvelle place. DONC ! 5 minutes pour aller tirer du pognon ? 5 minutes pour aller jusqu’à l’Ibis. On rajoute 5 minutes d’imprévus, ça fait 15 minutes avant d’être dans une chambre. Et puis ?
Ben, ça dépend de comment tu t’y prends pour me faire jouir, c’est toi qui sais. Hahahaha.

Combien de temps ?
Je ne sais pas moi. Faut les préliminaires, d’abord.

Habillés, déshabillés ?
Oui, un peu habillés, puis faut se déshabiller.

Combien de temps avant d’être à poil ?
Je sais pas. 10 minutes, un quart d’heure.

OK. Donc, t’as super envie de moi et on est déjà à une demi-heure avant d’être à poil… Puis y’a encore les préliminaires. Genre ?
Genre… aussi 10 minutes, un quart d’heure. Minimum. Minimum.

Donc, on est à ¾ d’heure. Les préliminaires, c’est quoi ?
Ben, les préliminaires, quoi.

On n’a jamais les mêmes idées là-dessus. Toi, c’est quoi, tes préliminaires ?
Ben s’embrasser, s’enlacer, échanger, être tendre…

Minette, branlette, tout ça, non ?
Oui, mais pas tout de suite. Faut se caresser encore.

Donc après les préliminaires, les caresses. 5 minutes ? 10 minutes ? 20 minutes ?
Oui.

Haha, oui-combien ? Malin, ça !
10 minutes, ça te va ?

55 minutes. Et puis alors seulement, une petite minette, c’est ça ?
Oui, ça j’aime bien.

Combien ?
Même pas dix minutes parce que ça me fait jouir super vite et je n’aime pas jouir comme ça.

Ah ?
Oui, tu te sens un peu… Je sais pas, j’aime bien être blottie pour la jouissance, pas comme ça toute seule avec le mec tout seul en bas, enfin… Oui, moi, je préfère que ça soit l’un contre l’autre, pas chacun de son côté. C’est plus fusionnel quand je peux le serrer contre moi, quand on est blottis l’un contre l’autre.

Ça fait… 55 et 10, une heure et 5 minutes. OK. Mais donc, t’as super envie de moi : donc tu veux me faire plaisir aussi, je suppose ? Tu me suces un bon coup… combien de temps ?
Moi, lécher un mec, pas tout de suite. Je fais pas ça de manière automatique.

Oui, mais t’as MEGA envie de moi, tu vas pas me faire poireauter trois mois avant de me sucer, si ?
Oui, je ne sais pas. Mais j’ai jamais léché un mec la première fois.

Tu dis lécher, c’est lécher, ou bien tu suces quand même ?
Pas comme… Oui, c’est sucer, mais normal, pas [elle mime un truc bizarre qui semble lui secouer la tête].

C’est quoi, je ne comprends pas ?
Ben une pipe pas… tu vois, le truc super rapide qui part dans tous les sens et le mec qui te fait aller comme il veut.

Ah, une pipe chiante, c’est ça ? Donc, non seulement, faut passer devant le notaire avant que tu suces mais en plus tu suces chiant. Hahaha !
Ouais, hé, c’est pas chiant. Je fais ça très bien, mais chacun sa manière.

Bien. Tu me lèches combien de temps ?
5 minutes, ça va. C’est déjà pas mal, non ?

5 minutes… De toute façon, c’est toi qui décides, c’est toi qui as envie de moi, non ? De toute façon, 5 minutes de pipe chiante, ça doit être un soulagement quand ça s’arrête. Hahaha ! Merde, c’était combien ?
Je ne sais plus. Une heure et…

Une heure 5, plus cinq. OK ! Et là, on commence un peu à baiser ou bien c’est l’heure de la prière ?
Haha, ben oui, les choses sérieuses commencent.

On fait quoi ?
Moi, c’est face à face, ça me va… et que je relève les jambes.

Missionnaire, quoi…
Non, je relève les jambes. Une à la fois et j’aime bien que le mec se redresse un peu. Qu’il prenne ma jambe sur son épaule. Comme ça, tu vois ?

Oui. Et je bouge comment ? J’ondule frotti-frotta ? Je tape clac-clac ?
J’aime bien les deux. Clac, clac, c’est surtout lui que ça excite mais j’aime bien ce qui peut l’exciter.

Qui ça, « lui»… C’est de moi qu’on parle. Donc je peux faire clac-clac pour m’exciter, j’en prends bonne note, merci. Donc si la pipe de mort de 5 minutes ne m’a pas mis le feu, je peux quand même faire clac-clac. Ah oui, là je dois être super excité, alors…
Merde, arrête hein ! Je suis pas une coincée, c’est toi qui tournes ça comme ça.

Je déconne. J’adore. La fellation syndicale et le missionnaire clac-clac…
Hahaha, moque-toi, moque-toi… Je parie que tu te traînerais à mes pieds.

Bon, et une fois qu’on a commencé, il te faut encore combien de temps avant de jouir ?
Ben on peut changer un peu de positions, c’est pas tout comme ça.

Levrette ?
Oui.

Toi au-dessus ?
Oui, d’ailleurs, ça j’aime beaucoup aussi.

En chien de fusil ?
Oui, aussi ?

OK, petit parcours-santé-Kama-sutra. Et tout ça, combien de temps ?
Je ne sais. Une demi-heure…

Et là, tu prends ton pied, c’est ça ?
Ben, euh… oui, c’est pas ça ?

OK. Donc, là, maintenant, tout de suite, tu as super méga envie de moi… Tu prends ton pied dans… une trente, et cinq et encore je ne sais plus… En gros, dans une heure et demie. Tu ne fais jamais plus vite ?
Une heure et demie ? Oui. Je crois que ce n’est même jamais aussi rapide. Je suis lente, j’aime bien que ça soit long. Quand j’ai envie de mon homme, en général, ça prend plus de temps que ça avant d’arriver à la jouissance.

Pourquoi, il s’y prend comme un manche ?
Non, il s’y prend bien. En une heure et demie, il y a déjà moyen de faire plein de choses. Mais, c’est avant. Moi, quand j’ai envie, je ne le dis jamais tout de suite. Des fois c’est dès le matin que j’ai envie et on le fait seulement le soir. Même, des fois, c’est pas le même jour.

Et pour moi tu feras même pas exception ?
Non, allez, rigole pas, je suis sérieuse…

Donc, tu ne baises jamais le matin ?
Si, ça arrive, mais ça n’a pas le temps de prendre toute la place que ça peut prendre. Ou alors, j’y pensais depuis la vieille. Mais si ça vient le matin, je préfère attendre.

Tu m’expliques ?
Ben, le désir, oui, y’a le moment où on commence à se mettre à deux, à se caresser, alors oui, ça va vite. Je veux dire, comme tout le monde. Même des fois en une demi-heure, c’est déjà arrivé. Mais quand je suis attirée pas lui, c’est aussi sans rien faire, en prenant du temps, en regardant l’autre, en vivant des bons moments avec lui avant de commencer.

Et quand ça prend la journée pour se mettre en place, quand le soir arrive, c’est obsédant ?
Un peu. Pas comme si j’avais les vapeurs ou quoi, mais oui, je me sens… enfin oui, des fois, c’est en peu ça : les vapeurs.

Et si le gars, il est pas top, ce soir là ?
En général, il est top, il sent.

T’es bien foutue ?
Est-ce que j’ai l’air d’être bien foutue ?

Oui, mais des fois y’a des mauvaises surprises. Au moins, tu as des jolies jambes.
Non, moi, il n’y a que des bonnes surprises, hahahaha.

Sérieux ?
Oui, c’est vrai. Je vais pas t’inventer des conneries.

C’est quoi la meilleure surprise ?
Ben, mes seins, ils ne sont pas aussi petits qu’on croit et bon, je ne vais pas me vanter mais ils sont super. Je les adore et je ne suis pas la seule.

Tiens en général, c’est le contraire, ils ne sont pas aussi gros qu’ils en ont l’air. Toi, c’est le contraire.
Hé oui !

En fait, si ! Je connais deux types de seins qui sont plus gros qu’il n’en ont l’air sous les vêtements. C’est les seins très fermes, qui gardent exactement le même profil quand la fille est debout ou couchée [elle opine discrètement] et il y a ceux qui ont une base large, tu vois ce que je veux dire ? [elle opine deux fois plus vite].
Oui, et bien moi, ils sont comme ça. Ils ne vont pas très loin en avant mais ils sont larges et ils sont bien durs.

Montre un peu comment ils sont larges ?
Ben regarde, ça c’est la couture de mon soutien-gorge, mais en fait ils partent de là.

Allez ! Ton soutien-gorge ne les prend pas entier ?
Celui-ci, non, mais comme il n’a pas de baleine, ça va. Regarde, ici, ça boudine un peu, c’est déjà mon sein.

Dingue, c’est vrai. Et au milieu ? Ne me dis pas qu’ils se rejoignent ?
Comme ça, non, mais si je mets les épaules un peu en avant, je peux coincer un Bic entre les deux, sans problème.

Une bite ?
Un Bic, pfff !

Rhôôô ! Nooooon ! Tu me le jure ?
Je te jure, regarde, là comme ça, si je fais ça, même sans soutien-gorge, ça tiendrait ! Hé, mes seins, quoi, c’est de famille !

Donc quand tu es debout toute nue, si tu es au garde-à-vous, l’avant de tes biceps pose sur tes seins.
Oui, comme ceci.

Et si tu te voûtes, ils se rejoignent et ça fait une jolie petite rigole ?
Hihi, une rigole, oui.

Et t’es sûre, sûre, sûre que t’as pas du tout envie de moi, parce que là, je… enfin, bon, je te crois mais j’ai du mal…
Tu ne me crois pas ?

Si, justement, je te crois, c’est pour ça que j’ai du mal. Enfin, je me comprends.
Oui, tu veux un verre d’eau ? Hahaha. Tu le veux où, le verre d’eau ?

Sur ton chemisier, si je peux choisir. Mon royaume pour une grande carafe d’eau sur ton chemisier !
Hahaha. Dommage !

Ben je vais faire “comme si”, puisque tu me condamnes à mourir dans l’ignorance.
Hahaha.

Bon, allez, OK. Pour ta punition, tu me montres jusqu’où tu as déjà sucé une bite.
[Je lui tends mon pouce comme un autostoppeur, elle désigne l’endroit, presqu’à l’opposé du pouce sur ma paume, genre un bon 10-12 centimètres]

Ah, ben quand même ! Je croyais que tu ne faisais que lécher de loin.
Oui, mais je ne la rentre pas toute droite, comme si je l’avalais. Je la recrolle [non-wallons, comprenez qu’elle la courbe] dans ma bouche.

Hé, c’est de la triche, ça !
Non, c’est pas de la triche. C’est doux l’intérieur des joues.

Ça vrai, ça. D’ailleurs, y’a peu de filles qui savent ça, que c’est doux, l’intérieur des joues…
Mais t’es quoi en fait, tu prépares des trucs pornos ?

Non. Comme je te dis. C’est pour mon blog. J’aime bien causer sexe.
Je sais pas… Tu parles toujours aussi facilement de ça ?

Oui. Toi aussi, note.
Ben pas toujours.

Bon, en fait, moi et mon copain Rocco, on est en train de faire un casting et on cherche une fille qui a des seins super durs et super larges.
Non, mais allez ! Et moi je peux te poser une question ?

Si y’a pas «combien» dans la question, ça va.
Hé ! Non, mais allez !

Oh, non pas ça. Je réponds pas, c’est nul comme question. Et toi, combien t’en as eu, des mecs ?
Toi, combien ?

Moi, je ne suis pas un extensif, je suis un intensif. T’en as eu plus que moi.
Ça m’étonnerait. Déjà, t’es plus vieux que moi.

Combien t’en as eu ?
Non, je ne le dis pas.

[...Grosse partie de discussion amputée à sa demande...]

Tu parles combien de langues ?
Français, Anglais. Un peu de Flamand.

T’es déjà allée dans combien de pays ?
Ouh ! Une vingtaine. Oui, je voyage beaucoup.

Parents friqués ?
Oui !

T’as pas honte ?
Non. Je devrais ?

Non, mais souvent les gosses de riches…
Et toi, t’en as honte ?

Un moment, oui, quand je l’ai découvert. Quand j’étais petit , je croyais qu’on était pauvres. Puis quand j’ai compris qu’ils étaient riches, il a fallu du temps, mais ça va, on s’y fait… Le plus loin que tu es allée ?
Djakarta.

Déjà couché avec un pas-blanc ?
Non.

La plus grosse bite que tu as eue dans ton lit, elle était comment ?
[Elle joint ses mains comme pour prier puis, gardant les poignets en contact, écarte les mains]

Raisonnable !
Et toi elle est comment ?

Quoi, quoi, quoi ? Tu peux répéter la question, s’il te plaît ?
[départ de fou rire] Non, je m’excuse. Je n’ai rien dit.

Tu me demandes quelle est la longueur de ma bite ?
Je n’ai rien dit. C’est toi quoi parles de ça…

Tu veux savoir ?
Quoi, c’est une grosse ?

Non, raisonnable aussi. Mais alors, je te la montre.
Là, ici ? Non ! Tu vas la montrer là ?

Viens voir, je te montre si tu veux.
Tu vas pas le faire. Tu vas pas le faire. Tu fais quoi ? Hein ? Tu fais quoi ? Non ! Tu vas vraiment le faire ici ? Non, attends, arrête, si y’a un copain de mon mec qui passe ici, je suis dans la merde.

Je vais pas la sortir, mais avec ma ceinture, je ne saurais pas ouvrir, tu verras rien. Si je vais comme ça tu pourras la voir, t’as que venir te mettre ici à côté.
Attends, et d’ici ? Putain, je vois rien.

Lève-toi, t’as qu’à faire comme si tu mettais ton sac à côté de moi.
Hihi, Ah ! Je vois ! Oui, j’ai vu !

Normal, non ?
Ben j’ai vu que le bout. Mais j’aime bien, t’es pas trop poilu, juste ce qu’il faut. Tu es circoncis ?

Non, c’est grave docteur ?
T’es pas circoncis ? Comment ça se fait ?

Ben, je ne suis pas circoncis, c’est tout.
Non, mais comment j’ai vu ton bout, si t’es pas circoncis ?

Ben, c’est qu’elle est retroussée. Elle est retroussée ? [Je me pinçote le bout] Ah oui. C’est quand elle est bien moulée en position par mon froc, ici.
Oui, mais si tu la retousses, après, ça ne se remet pas tout seul ?

Si, mais si elle est restée coincée dans mon caleçon comme ça. Si elle est bien logée, elle reste comme ça.
Et tu t’épiles ?

Je débroussaille, quoi. Pas avoir la grosse touffe qui remonte dessus. Et j’adore avoir les couilles toutes douces et toutes lisses.
C’est vrai ? Tu te rases là ?

Oui.
T’as pas peur de te couper ?

Non. Comme toi.
Moi, c’est pas moi, c’est l’esthéticienne. J’oserais jamais, t’es fou !

Et entre les coups ?
Ben j’y vais souvent.

Et sinon ? No Gilette, no minette ?
Hahaha !

Ton mec il ne s’arrange pas les poils de la bite ?
Non, mais ce soir, je crois que ça va changer.

Merci qui ?
Hahahaha ! Tu dis rien, hein ! Et si tu me recroises un jour, si je suis avec lui, on se connaît pas, hein ? Tu tiens parole ?

Si tu me montres tes seins !
J’en ai déjà fait assez pour aujourd’hui, je crois que je vais m’arrêter là.

Quoi ? Tu vas pas tomber dans les pommes parce que t’as vu…
Non, je te jure.

J’arrête ?
Je sais pas si c’est bien, j’ai pas trop envie que ça finisse sur ton blog.

[...]