Archive du mois de septembre 2007

26 septembre 2007

Désérection

Tout à coup, ta queue, ta bite majestueuse, que dis-je, ton éminent organe n’est plus qu’une misérable quéquette flapie, semblable à toutes les quéquettes flapies de la lamentable mais ô combien universelle Histoire de la Panne. Oui, d’un coup, oserais-je dire d’un non-coup, tu n’es plus cet individu d’exception qui baises une poule d’exception mais un pâle type qui a toutes les raisons de bander mais qui bande pas et qui sait pas pourquoi.

A toi tout seul, avec ta pathétique mollesse rayonnant d’entre tes jambes, tu portes le poids de toutes les foirades, de tous les coups manqués, de tout ce que les hommes ont fait miroiter aux femmes jusqu’à l’instant de dire «Mais putain, je comprends pas». Tu es petit, petit, petit.

Alors, il ne te reste qu’à chérir la frustration de ta belle, à l’espérer aussi véritable que possible, histoire de te consoler avec l’idée qu’au moins, elle la voulait pour de bon en elle ta queue de pauvre con.

Tu es un homme et ce qui faisait ta gloire jusqu’à cette chatte lustrée s’apprêtant à te chevaucher devient ta douleur. T’as honte. Pas de pas briller. T’as honte de planter là une envie aussi noble dont tu faisais l’objet. Et qui bien sûr jamais ne renaîtra aussi vibrante. Ainsi sont les femmes, craignant l’eau froide, et les hommes, mous parfois.

20 septembre 2007

Ramadan

La nuit tomba sur ses lèvres lyophilisées.
Et de sa bouche renaquit l’éclat d’une pulpe gorgée de mes rêves humides.

7 septembre 2007

48 heures à Bilbao

Passé 100 marches sous le niveau du trottoir, mon esprit bascule reptiliennement en mode cavernicole : tout à mon nez, au fumet de mes contemporains.

Dans cette station du métro de Bilbao, je ne sais pas comment ils ont fait, mais le jour se faufile jusqu’aux quais. Me voici donc, ver de terre humain, à renifler quelque femme qui passe alentour non sans guetter d’éventuelle contre-lumière à travers les robes légères.

Septembre va comme un gant aux femmes du cru qui tout l’été se sont protégées du soleil et n’affichent au déclin de la saison qu’un léger hâle. Elles fleurent bon l’eau de Cologne, respirent la virginité.

Il y a cette grande fille toute mince qui monte dans la même voiture que moi, s’appuie nonchalamment à une barre en acier et plonge son mètre septante-cinq dans un petit livre de citations d’Oscar Wilde. Elle, allez savoir pourquoi, je lui offrirais volontiers la liberté de déboutonner mon froc pour me caresser la queue. Je pars du principe que toutes les femmes qui lisent dans les transports en commun attendent, espèrent, consciemment ou non, quelque chose qu’elles n’ont pas sous la main. Je pars également du principe qu’à titre d’objet substitutif, ma bite vaut bien un bouquin.

Jamais les liseuses ne m’ont déçu. Ni à touche-la-moi, ni à bourre-moi toute. D’ailleurs, en règle générale, les filles en –euse ont mille fois plus de répondant sous l’homme que les filles en –iste. Contre une allumeuse, contre une suceuse, contre une minaudeuse, voire contre une soudeuse, je vous donne toutes les gauchistes, toutes les alpinistes, toutes les pompistes et mêmes les antipodistes.

Sinon, le Guggenheim, c’est tellement beau du dehors qu’il n’y a même pas besoin de rentrer dedans pour se rassasier d’émotion.

2 septembre 2007

17h27 sur Allô pHiLo

Ma surprise du jour, c’est la voix de 17h27 sur le blogorépondeur Allô pHiLo.