Galère dans la galerie
L’artiste : Vous comprenez bien que l’artiste DOIT déranger, sinon ce n’est pas un artiste.
Sécotine : Puis ça donne du boulot aux femmes d’ouvrage.
L’artiste : Vous comprenez bien que l’artiste DOIT déranger, sinon ce n’est pas un artiste.
Sécotine : Puis ça donne du boulot aux femmes d’ouvrage.
Où est passée cette maudite ramassette ? Je l’avais mise là, juste là. Je me vois encore : j’ai l’ai posée exactement là, puis j’ai commencé à balayer. Selon un schéma de balayage qui devait trouver son terme à l’endroit où j’avais mis la ramassette. Bon alors, c’est vrai, le concepteur de cette ramassette, on devrait le châtrer : créer une ramassette en plastique transparentoïde, ça mérite une sanction sévère de la part de l’Evolution. Quand je l’avais achetée, je m’étais dit que comme on la voit à peine, ça m’obligera à toujours savoir où elle est. Et de fait, je sais parfaitement où elle est. Elle est là, pile où je l’ai posée. Sauf qu’elle n’y est pas.
C’est quoi, c’est toi, Dieu ? Allez, si tu existes, envoie-moi un signe : rends-moi ma ramassette. Au premier courant d’air, mon bourrier va se disperser et je serai bon pour tout recommencer.
Oh et merde, j’en ai marre, tant pis, au diable les poussières.
Tiens, tu sais pas ce qui vient de m’arr… Mais purée, qu’est-ce que tu fiches toute nue avec ma ramassette ? Ça fait long comme la mort que je la cherche ! C’était une blague ? Une flouchte blague, dis donc. Donne-la-moi un peu cette ramassette. Viens voir. Penche-toi. Hein ? Ah, ben oui, ça claque. Oui, et ça fait mal aussi, mince ! Mais tu sais pas comment je viens de tourner coucou à cause de cette ramassette ! Ah oui, j’y vais fort ! Et encore une, puis une encore… Ça chauffe, hein ? T’as les fesses toutes rouges, ça t’apprendra. Puis regarde ça, ça, tu vas me le sucer fissa et tu vas te mettre comme ceci, ainsi, je pourrai encore te fesser.
Ouh, ourgh, êh, êrgh… Wêêêêhûûûû ! Ben t’as l’air maligne, maintenant. T’en as partout.
Et estime-toi heureuse de ne pas m’avoir subtilisé la balayette.
- Abbés, cédez Euleffe, j’ai agi ! gicla-t-elle. Et mène aux paix qui hier estait !
– Cuvez, double bésicle : six grecques aident.
– Tu veux monter, mon chou ?
C’est pas la première fois qu’une fille me demande ça, mais jusqu’à présent, j’avais toujours dit non. C’est ainsi que je fus éduqué.
– Bon, alors, tu te décides ? Tu veux t’envoyer en l’air ou pas ?
C’était trop tentant, j’ai dit banco !






