Archive du mois de mars 2007

30 mars 2007

Le pâté aphrodisiaque de tonton pHiLoGrApH

Déçu des recettes aphrodisiaques ? Voici enfin celle qui fout la trique à coup sûr. Je ne rigole pas.

Ingrédients

500 g de dos de lieu noir
300 g de filet de saumon rose sauvage
Deux œufs
3 c-à-s de crème fraîche liquide
Une pointe de curry
Une pointe de gingembre
Une gousse d’ail
Deux cuillerées de moutarde de Meaux

Tchouquez le lieu noir en petits dés et scrawez-le au mixer. Pour faciliter l’obtention d’un flatche homogène, ajoutez-y quelques giclées de crème fraîche.

Montez les deux blancs en neige, jetez un jaune à l’évier et mélangez l’autre à votre bouse de lieu noir. Et comme vous en êtes à mélanger, profitez-en pour introduire subrepticement la pointe de curry, la pointe de gingembre et les deux cuillérées de moutarde de Meaux. A l’aide d’une spatule en bois, métissez doucement les blancs montés en neige et votre mixture de poisson moulu.

Coupez à présent le filet de saumon dans le sens de l’épaisseur. Avec un filet un peu sympa, vous devriez pouvoir obtenir trois belles semelles. Aiguisez votre couteau, gaffe aux paumes !

Aluminisez un contenant du volume d’une brique, frottez-le à l’ail et suintez-le d’huile d’olive. Plaquez une semelle de saumon sur le fond, versez la moitié de votre flatche, hippez-y une deuxième semelle, puis valsez le reste de la flatche et couvrez avec la dernière semelle.

Bazardez le tout au four dans un bain-marie à 200 degrés pendant les 100 prochaines minutes.

Durant cette phase de cuisson, capitale pour l’acquisition des vertus aphrodisiaques de la recette, trouvez-vous une jolie caille sur MSN. Vous faites comme vous voulez mais il est nécessaire qu’avant de sortir le pâté du four, la jolie caille vous ait flashé les petites pommes qu’elle a sous le chemisier ainsi que les rondeurs satinées qui assurent ses arrières. Sans quoi, allez comprendre, la recette prend moins bien.

Dégustez accompagné d’un champagne non dosé. Et d’une blonde bien roulée pour profiter des effets.

24 mars 2007

A vous de trouver : que dit ce rongeur ?

22 mars 2007

Tempus fugit

Y’a des filles, tu t’es gercé la queue dans leur glotte, tu leur as démonté l’anus au racagnac, tu t’es emberlificoté à leurs chairs vénériennes, tu les as étourdies de mille feux d’artifoutre et des années après, tu vibres au souvenir de tes deux doigts glissant du revers contre leur joue.

16 mars 2007

Régler ses comptes

Je prenais une longue inspiration et, poussant la porte, j’imaginais, derrière, un monde qui rendrait enfin justice à la suprématie de ma personne. Mais les portes de mon enfance ne laissaient passer de moi qu’un petit garçon désemparé et inquiet. Je n’étais qu’un empereur de corridor.

Ce samedi, j’ai poussé la porte de la salle de boxe et un petit mouvement des sourcils se reporta de visage en visage à mesure que je saluais les jojos-baston. Oui, mon style s’affine, m’exprime de plus en plus efficacement… de plus en plus noblement. Et les boxeurs, avec leur pif en 11 septembre et leurs petits yeux d’abrutis fatigués sont aussi sensibles à cela qu’un gland au grain d’une languée d’amour, puissance mille.

Chacun de ces mecs m’a cogné la bugne, mais plus aucun ne prétendrait désormais qu’il l’a fait sans que je lui retourne la politesse et je vous assure que ce lien est d’une subtilité qui échappe à la plume, genre vapeur d’encrier. Je peux trouver plus culcul encore si vous voyez pas, n’avez qu’à dire.

En enjambant les cordes, j’ai eu la sensation d’enfiler le ring. Comme un grand slip à bretelles. Puis il s’est passé plein de trucs phénoménaux. Avec des éclairs, des gueules de lions surgissant du néant à l’assaut d’une mouche qui volait autour de moi, des coups de fouets et de foudre, des éboulements de sacs de sables, des vies complètes vécues en un clin d’œil, des Kouichhh et des Uhmpf.

Après, c’était bizarre aussi. Le type qui me tapait dessus, tout d’un coup, il n’était plus là. J’ai bien regardé, mais il n’y avait plus que moi sur le ring. Alors pour pas m’ennuyer, j’ai commencé à méditer un peu sur la blague du mec que c’est pas lui. Mais un monsieur qui se présentait comme étant notre entraîneur m’a interrompu et il a levé mon poing en l’air. Tout le monde l’a applaudi. Faut dire, il est fortiche, ce mec, tout ce qu’il m’a appris…

Quand je suis parti, y’avait un petit garçon désemparé et inquiet qui agonisait dans le corridor. Un grand coup de pied dans sa gueule, j’y ai mis.

P.S. : Vous la connaissez la blague du mec que c’est pas lui ? C’est un mec, il rentre dans un bar et il crie « Salut, c’est moi ». Alors y’a tout le monde qui se retourne pour voir. Mais en fait, c’était pas lui.

4 mars 2007

Eclipse totale de lune du 3 mars (la première photo)

Là, maintenant, juste au dessus de votre tête. Les couleurs brun et rouge d’ici quelques dizaines de minutes. [EDIT] D’ailleurs, les voici, en photo, au dessus de chez moi.


23h50 - Canon 350D - 300mm
1 mars 2007

A la masse

Elle est un petit peu ramassée (pas plus qu’un euro échappé d’une poche), belle comme un kilo de cerises. Et avec des épaules si proches l’une de l’autre qu’elle me donne à songer qu’à fond de chatte ma bite lui déboîterait le sternum.

Flibilibili, lui font mes dix doigts en l’air. Vous voyez, le petit geste du chirurgien à qui l’on vient d’enfiler les gants stériles ? Le même.

– Si c’est pour vous occuper de mon cas, je suis prise, qu’elle fait.
– Permettez que je m’enfiche, je dis.