Archive du mois de février 2007

27 février 2007

Jeûne premier ou dernière cène ?

26 février 2007

Des problèmes de connexion ?

Suite à une offensive de la chienlit spammeuse, j’ai été récemment contraint de renforcer la sécurité autour de ce blog. Si, au cours des 15 derniers jours, vous avez eu des problèmes pour y accéder ou pour le commenter, soyez aimable de m’en faire part. Si personne n’a subi de restriction, le nouveau système de protection (que je suspends pour quelques jours, le temps de vous sonder), sera réactivé.
Sinon, c’est Pince-Mi et Saçanlklafouti qui sont sur un bateau. Y’a Saçanlklafouti qui encule Pince-Mi si fort que Pince-Mi prend feu et tombe dans les pommes. Qui est-ce qui reste ?

22 février 2007

De l’art d’aimer et d’attendrir

Partons de cette fille toute bonne à envaginer qui promène entre les visages salariés son petit air de ne pas y toucher, assouplissant lascivement ses traits à la croisée des regards, manière d’une qui va dire oui si on lui propose un truc super romantique comme aller boire de l’eau de glacier dans un bar à bobos. Ou bien baiser un peu, juste comme ça, jusqu’à jouir, par exemple. A la limite.

Sachez-le, gens piqués d’yeux mal connectés, une femme qui se donne à voir avec un visage aussi léger n’a qu’un but : estomper son millésime additionnel. Oui, cet air lascif, c’est le Botox sans piqûre des femmes qui, aux abords de la trentaine, après quelques années de foirade amoureuse héritées des vingt ans, s’en reviennent sur le marché de la bite aux côtés des filles pas encore casées, creusées par le stress du décompte hormonal et dont il faut se distinguer à tout prix. Car il est bien évident qu’une fille qui a sucé le même mec le temps d’aimer et de désaimer suce incomparablement mieux qu’une fille qui ne pompe que les derniers du bal, entre l’ivresse du samedi soir et la gueule de bois des jours ouvrés. Aussi, homme de propre amour, t’épargneras-tu l’aigreur de ce dernier cru pour ne mêler tes sucs qu’à la cuvée sublime.

Ô, fond de con ! Ne la couvre pas de tes spasmes dans l’heure alors même qu’elle t’y invite. Es-tu vulgaire bête de fourre, ou gentilhomme de queue ? Voyons !

Alors souviens-toi, par précaution statistique, que celle-là qui se profile comme la pièce rapportée de tes fantasmes, il te faudra la courir trois jours durant avant que de l’entreprendre dans l’à vif. Précaution statistique ? Hélas oui, une femme sur trois de ce moderne monde est constipée. Et tu ne devrais point te soustraire au soucis de laisser infuser en elle la fibre du désir, qui retend les tripes, oxygène les neurones et assure un transit optimal.

Trois jours de contention pour toi et de libération pour elle, ce n’est pas long, c’est infini. N’est-ce pas vers cela qu’aimer tend ?

Sinon, y’a aussi le Poppers. Ça lui dilate instantanément le trou du cul.

12 février 2007

95° C

Abder vaporise quelques louchées d’eau à l’eucalyptus sur les cailloux.

– Quand j’étais en Algérie, qu’il me chuchote, on allait sur les premières dunes du désert et on creusait chacun un trou sur un flanc sud. Après, on rentrait au village et on faisait de la boxe tout l’après-midi. Quand on avait fini, on retournait s’ensabler dans nos trous et on se faisait transpirer jusqu’à ce que notre cœur batte la chamade.

Il fait virevolter sa serviette façon toréador et abaisse sur moi de longues langues d’air brûlant. Lutter ne sert plus à rien. Respirer plus vite, me crisper, me racler le corps ni même penser à Hibernatus ne m’apaise : ma résistance à la consumation est paradoxalement l’abandon. Aussi, je me laisse mourir… à petit feu.

– Parle-moi encore, Abder. Comment c’était avec les filles, en Algérie ?

Les Arabes parlent des femmes mieux que personne et Abder sait choisir avec soin les mots qui m’assouvissent d’Orient. Peut-être espère-t-il également qu’à me placer sous le charme des femmes qu’il fait naître dans ses récits, je m’ouvre au sien.

Je pleux à verses. A ce stade, ce n’est plus une expression, c’est un état de la matière.

Et tandis qu’il me raconte les filles qui, afin de préserver leur virginité, sucent comme je ne sais plus quoi de très joliment dit (pas des pompes marée-motrices, par exemple), il me masse les chevilles, puis les poignets, puis les mollets, puis les pectos. Enfin, Abder me masse, ma foi.

Abder n’est pas pédé. C’est que les mecs qu’il encule qui sont pédés. D’ailleurs, jamais il ne ferait ça à une femme, l’enculer. Ou alors à une pute. Mais une sale pute, rien que. Et les filles d’Internet, aussi : paraîtrait que c’est pareil sauf qu’on les paie même pas. Je résume, mais il dit ça si bellement que c’est beau à entendre. Faut juste l’écouter sans réfléchir.

Et moi, passé 95 degrés Celsius, je ne réfléchis plus.

Ses gros pouces tout ronds s’appliquent à présent à me déloger les points noirs du pif.

– T’as pas mal ? qu’il demande.

Je fais Tsss.

– Tu as quand même bien pris ma droite dans le nez, tout à l’heure ! qu’il insiste, rapport à ce que, soi-disant, je serais douillet comme une femme.

J’y dis que oui, mais que même pas mal.

– Tu crois que tu aurais mal si je t’enfonçais ma bite dans le cul, ma chérie ? qu’il fait.
- J’ai pas Internet, que je dis.

4 février 2007

Bien essayé !

Nous avons chacun un coude au zinc. Je vous débarque au hasard dans un moment de la discussion. C’est moi qui cause :

– Divers courants philosophiques, aujourd’hui ? Laissez-moi rire, chère madame ! Des tendances, oui ! Des looks ! Choisir son camp, à l’heure actuelle, c’est choisir sa poudre philosophale : Kalachnikov, Uzi, Colt… Les philosophes actuels actionnent leur moulin à jacter grâce au souffle des bombes et la pertinence de la pensée ne s’évalue plus qu’au décibelmètre ; c’est à celui qui était le plus près de la bombe quand elle a pété. L’unique pondération, c’est le nombre d’heures de marche, de route et d’avion qui séparent le lieu de l’explosion du premier talk-show littéraire. Mais aucune de ces démarches n’ouvre de brèche suffisamment importante dans la pensée pour qu’on doive inventer un mot en -isme. Dandysme et opportunisme existent déjà. Tenez, à propos d’opportunisme, savez-vous qu’en fait les discussions intello me pompent ? Racontez-moi plutôt ce que vous savez faire avec vos mains…

Sécotine fait irruption :

– pHiLo, tu ne vas quand même pas faire à madame le coup de sa main dans ton pantalon…

Sécotine, quand elle était petite, c’est sa mère qui m’en fit un jour le récit, elle a testé toute la chimie domestique pour trouver le liquide dont une seule goutte parviendrait à noyer une fourmi. Tout, qu’elle a essayé : l’eau, la javel, le savon, l’huile, l’éther, la fondue valaisanne etc. « Finalement, ajouta Sécotine il n’y a que l’essence qui marche, et seulement si on y fout le feu. »

Heureusement, je nage bien et je suis ignifugé, héhé :

3 février 2007

Ma première dent caffée à la bocfe

Fors ma vergogne, je dois admettre que ce fut un coup de maître : swing du droit échappé d’un uppercut du gauche feinté à la persico, ça confinait au sublime. En revenant à ma garde, j’ai vu se dessiner une courbe rouge dans l’air de la pièce, puis il y eut le cliquetis d’un brin d’émail roulant sur le parquet.

Bizarrement tout ceux qui regardaient portèrent leur main à la bouche, le visage douloureux, mais pas moi. Il faut dire que je suis suprêmement insensible à la douleur.

Quand c’est celle d’autrui.