Archive du mois de avril 2006

29 avril 2006

Débourrage de crade

Elle me dit que je sens comme les douze salopards, m’attrape par l’oreille, fend son décolleté et ajoute :

- J’espère qu’ils ont pris leurs chevaux.

25 avril 2006

Philo fait cours de clito pour les femmes

En lisant cet article tellement commun (via Sapho), je me suis dit qu’il était temps qu’un chouette mec comme moi vous apprenne quelque chose sur votre clitoris, mesdames et oiselles. Car tout cougnoucoucou que je suis, je ne suis pas le quart d’une biesse question turion.

Puisque l’article que vous n’irez pas lire posait la question en omettant d’y répondre, fixons l’échelle de notre propos : quelle est la taille de votre clitoris ? Posez-vous vraiment la question et souvenez-vous de la réponse, j’aimerais que vous l’inscriviez en commentaire.

Un millimètre ? Cinq millimètres ? Un centimètre ?

Votre clitoris, mes oiselles, est un oiseau dont vous ne connaissez bien souvent que le bec en forme de bouton et qui plonge en vous ses ailes d’une envergure de 18 centimètres environ ! En effet, votre petite perle rose n’est que la partie émergée d’un bouillant iceberg.

Sous la pointe visible de votre clitoris se trouve un prolongement conique de la taille d’une phalange de pouce. Au bout de cette phalange, deux extensions (de neuf centimètres chacune) plongent en vous pour chevaucher votre vagin de part et d’autre, ancrées à quelques millimètres de la fin des muscles qui contrôlent l’intérieur de vos cuisses. Ces deux extensions, érectiles autant que le clitoris, sont reliées entre elles par deux bulbes, bouclant ainsi, par le haut et par le bas, le siège du vagin.

Et si l’on vous a dit que les hommes étaient incapables de pisser pendant l’érection, l’on vous a par deux fois menti. La première fois parce que si un homme est prêt à en foutre partout, il pissera sans problème après s’être exercé au découplage mental du muscle idoine. La seconde fois parce qu’en vous disant cela, on vous a laissé croire que vous, par contre, vous pouviez. Et bien non. En tout cas pas mieux que les hommes.

Je vous vois venir, vous allez me dire que je n’y connais rien, que vous, vous arrivez très bien à aller pisser au beau milieu d’une partie de jambes en l’air. Oui, mais vous débandez plus vite que nous. Votre clitoris (en forme d’éperon si vous le considérez dans sa globalité), épouse au passage votre urètre sur trois «côtés» (270 degrés, quoi), si bien que, lorsqu’il est gorgé de sang, il vous compresse le conduit, vous obligeant à procéder au même découplage musculo-mental que les hommes si vous voulez lâcher la douche d’or. Essayez donc de pisser pendant qu’un mec habile vous fait une vraie bonne minette. Faites ça dans la baignoire si l’idée de compisser votre couche vous inhibe. Vous n’y arriverez pas sans une bonne petite gymnastique myo-cérébrale.

Passons à présent aux exercices pratiques. Vous avez besoin d’un doigt avec, à son bout, une personne avec qui vous partagez une intimité parfaitement libérée. Genre pas votre mec par exemple. Plutôt votre amant. Ou votre bonne copine du club de hockey sur glace.

Pourquoi pas votre doigt à vous ? Docteur pHiLo vous répond. Il y a quelques années, j’ai lu les résultats d’une étude très poussée sur le chatouillement. Elle mettait en évidence le fait qu’il est absolument impossible de se chatouiller soi-même. Au point qu’une machine à chatouiller mécanique produit l’effet voulu si c’est une autre personne qui la commande, mais pas si le cobaye l’actionne lui-même (une exception cependant : lorsque la chatouille mécanique est différée de quelques secondes par rapport à la commande d’exécution. Soit.) Ceci pour dire que, à vous toute seule, vous ne serez pas en mesure de ressentir aussi subtilement que possible les choses par l’intérieur si vous utilisez vos propres doigts.

Première mise en évidence : le prolongement conique du clitoris
Faites-vous gonfler le clito de la manière qui vous convient le mieux. Le niveau d’excitation désiré doit être au moins votre niveau de croisière lors d’une minette à l’hôtel, vu ? Lorsque vous êtes bien lancée, allongée sur le dos en position gynéco pas trop ouverte, demandez à votre complice (en position de minette du missionnaire, dirons-nous) de placer ses deux pouces et ses deux index autour de votre clito, à un centimètre et demi environ, de part et d’autres de l’axe de la vulve. Ses doigts doivent se trouver plus ou moins dans le creux des grandes lèvres, à la limite entre le rose et les poils, quoi. Demandez-lui ensuite de presser légèrement ses doigts, en pinçant doucement les deux couples pouce-index, un peu comme pour percer un gigantesque point noir… mais ultra mollo. Si vous ressentez une douleur, demandez-lui d’ouvrir un peu plus ses doigts pour la position de départ. En jouant par petites pressions lentes, légèrement progressives dans leur rapprochement sous le derme et menées pour ne jamais provoquer de douleur, en s’approchant tout de même de la sur-sensibilité qui précède le «Ouïe, je sens que ça va faire mal» : vous allez sentir se dessiner, sous la pointe émergée du clitoris une résistance en profondeur. Si vous avez pris le soin de faire cet exercice vous-même auparavant et à froid, vous allez pouvoir comparer mentalement la perception de cette zone et vous apercevoir petit à petit que le prolongement interne est bel et bien à portée de sens. A vous de répéter l’opération souvent pour arriver à vous figurer de plus en plus concrètement sa forme. Vu du mec, la palpation dessine une résistance interne de la consistance d’un mamelon qui serait située à un centimètre et demi sous la peau lorsque la pression des doigts est maximale. On ne le pince donc pas à proprement parler, mais on sent que le derme «roule» sur quelque chose.

Deuxième mise en évidence, les deux extensions de 9 cm

Lubrifiez abondamment l’index et le médius de votre partenaire au KY et, en position de minette du missionnaire toujours, hoppez-vous ses deux doigts (du verbe «hop !»), à froid, côté ongle vers le bas. Paume en l’air, quoi.

Toujours à froid, demandez-lui de vous palper le revers de l’os pubien, là où le vagin est ridulé comme le palais des chevaux (pas le palais où vous vouliez être la princesse des canassons, ma grande nunuche : leur voûte palatale, dans la bouche !). Tandis qu’il vous masse, donc, partant du haut et lissant le revers de l’os en descendant comme un essuie-glace, toujours du même côté, faites-vous chauffer le clito de manière lente. Si votre complice est trop efficace à la minette, faites-vous gonfler au doigt. Vous devez prendre le temps de sentir le sang arriver dans votre vulve. A mesure que vous percevrez les subtiles tensions qui s’opèrent dans les premiers centimètres de votre vagin à cause de l’excitation, bloquez votre diaphragme, voûtez les reins, tirez les épaules en arrière et bombez les seins vers le haut pour creuser le ventre à la Bo Derek (et envoyez-moi la photo souvenir, c’est l’une des poses qui m’excitent le plus, héhé). Lorsque vous êtes en extension maximale, à l’aide de vos paumes, compressez votre bas-ventre en le «lissant», c’est-à-dire en repoussant la chair depuis la ligne de l’élastique de la culotte vers l’os pubien. Là, vous pouvez appuyer sacrément, car c’est la pression diffuse sur toute la zone du bas-ventre qui va vous permettre, par l’intermédiaire des doigts de votre complice (qui opère, lui, une pression inverse et plus ponctuelle), de percevoir et de visualiser mentalement le cavalier érectile qui chevauche votre vagin en profondeur.

A nouveau, c’est en procédant par comparaison entre l’état au repos et l’état d’excitation que vous avez le plus de chance de percevoir le trajet en vous de votre gigantesque, que dis-je, de votre bi-éléphantesque clitoris.

Vous pouvez dès à présent vous vanter d’être la première génération à pouvoir explorer l’anatomie réelle et complète du clitoris. Vos mères ont construit leur sexualité en ignorant l’ampleur du trésor qu’elles hébergent entre leurs cuisses puisque la première dissection mettant au jour un clitoris complet remonte à 1998, des œuvres d’une chirurgienne australienne (je posterai en commentaire un lien vers ses travaux dès que je les retrouverai. Son nom sonne comme Scarlet O’Hara mais c’est pas ça).

Vous me permettrez je l’espère de conclure cette conférence sur le coq par des considérations sur l’âne : je trouve que les gens ne se palpent pas assez. Ni entre eux, ni eux-mêmes. Je suis stupéfait d’apprendre ce que les gens qui s’aiment ne s’autorisent pas entre eux, souvent. Pour ne m’en tenir qu’à un exemple, la palpation du corps de l’autre, sous tous les angles, à toutes les profondeurs, et à toutes fins inutiles, la palpation du corps de l’autre, prétends-je, est l’art de révéler à l’être aimé la consistance qu’il n’aurait pas sans vous. Et je ne vous cause pas que d’une langue dans le cul ou d’une soufflette dans le vagin ni même d’un massage aux huiles. Avez-vous un jour compté les vertèbres du bourreau de votre cœur, en les étourdissant l’une après l’autre d’une forte pression dans les creux, de la première cervicale jusqu’au coccyx ? Avez-vous pinçoté ses joues avec vos lèvres (une lèvre dans sa bouche, l’autre à l’extérieur) ? Avez-vous détaillé, d’une intrusive rangée de doigts pointés, la séparation entre les muscles de sa cuisse ? Avez-vous seulement léché le revers sa langue, rien qu’une fois ? Et léché le revers de sa langue avec le revers de la vôtre ? Je vous dis que vous aimez comme on vous a dit de le faire et que la libération, la vraie, n’est pas non plus dans le dépassement de vos interdits éducatifs. Les interdits ne sont que des points de focalisation qui nous détournent du plus important et finalement nous conditionnent tout autant lorsque nous les affrontons. Car entre le convenu et l’interdit, s’étendent des contrées inexplorées que vous ne soupçonnez pas. Votre libération, mesdames et oiselles, si tant est que vous soyez du lot qui s’en inquiète, votre libération prétends-je est dans les chemins de traverse. On ne connaît pas celle ou celui que l’on aime ni l’amour que l’on a ou n’a pas pour lui si l’on n’a pas goûté tout d’elle ou de lui, en toute circonstance, si l’on ne s’est pas enfoncé dans toutes ses failles, si l’on ne s’est pas cogné à tous ses angles, si l’on ne l’a pas désiré et consommé autant que l’esprit le permet, en dépit des bons ou des mauvais «moments pour faire ça» ou des limites du corps lui-même.

Quoi ? Pas besoin de se connaître pour s’aimer ou baiser un peu ? OK, au temps pour moi.

N’empêche, je fais souvent ce rêve : tel un artiste de cirque en mano à mano, je tiens la belle de mon coeur, renversée en trépied au dessus de moi, sa tête posée à l’envers sur ma tête, ses mains dans les miennes. Et lentement, à mesure que je lui dis des mots doux, elle se ramollit et fond de l’intérieur, sa peau se refermant sur moi, telle une chaussette que l’on retourne sur sa main, me recouvrant entièrement. Oui, c’est comme ça que je rêve d’enfiler qui j’aime. Tout point de mon corps serait en contact avec son homologue sur son corps.

Oh, vous n’avez pas oublié ? La taille de votre clito au moment où j’ai posé la question. Hmmm ? Honnêtement, qui savait… deux fois 9 centimètres. Allez, zou ! En commentaire !

24 avril 2006

Le bon choix

A l’instant même où, sous moi, retentit le barrissement d’un Gastroentéritus Rex, je constate que, supersaperlipopette, il n’y a plus de papier-fesse.

D’expérience, je sais que pour achever de me torcher nickel à la mode Mac Gyver, je dois faire l’offrande d’un calebard et de deux chaussettes aux canalisations. Il se trouve que, d’humeur printanière, je suis parti ce matin sans chaussettes, bite et couilles au libre sous le froc.

Ça m’a tout excité, après, de me balader torse nu sous ma veste. J’avais les tétons tout durs.

Puis c’était beaucoup trop d’entretien, cette chemise en lin.

15 avril 2006

Ma nonante-neuvième heure

Banania Koukour fait une croix dans la nonante-neuvième case d’une grille qui n’en comporte que quatre-vingt une. Il recompte voir, des fois qu’il aurait oublié un trait en prolongeant les colonnes :

- Nonante-sept, nonante-huit, nonante-neuf. Au fait, tu sais qu’ici, il y a toujours une surprise avant la centième heure ? On t’a pas dit ?

Les surprises dans un club de boxe, pour tout dire, je m’en méfie comme d’une capote qui aurait fait office de poupée vaudou.

Koukour s’adresse à l’assemblée des pifs en Z :

- Bon, aujourd’hui vous commencerez sans moi, j’ai un truc à faire avec pHiLo.

Le temps que je place mes bandages, il grimpe dans son appartement et s’en revient avec un cadre dans lequel il conserve le billet qui lui permit d’assister au combat Ali Vs Foreman en 74 à Kinshasa.

- Mon enfance, je l’ai passée dans les rues de Matadi, qu’il me dit. Nos idoles c’était Pelé, Bob Marley et Mohammed Ali. Tous les trois, ils ont grandi miséreux mais ils ont réussi à imposer leur nom. Et tu sais pourquoi ? Hein ? Vas-y, dis-moi pourquoi.
- Pfff ! Oh, non ! que je dis.
- Allez, vas-y, dis-le, enculé ! Dis-le !
- Parce qu’ils étaient aware, chef ! que je soupire.
- Exactement ! Parce qu’ils étaient aware !

Lors de mes premiers sparings, quand il me gueulait «Aware, enculé ! Awaaaare !», je croyais que c’était pour rigoler. Mais un jour, il s’est fâché pour de bon, il est venu se planter devant moi et il m’a demandé si je me foutais de sa gueule. Je dus lui avouer que si c’était pour du sérieux, alors j’ignorais ce qu’il entendait par aware. «Aware ? qu’il s’est étonné. Aware, c’est comme ça, regarde.» Et il se mit à singer en combat d’ombres une espèce brute soucieuse, qui pense constamment à remonter sa garde, qui tente une approche, se rassemble, s’interroge, tente une autre approche, se resserre à nouveau, et tente encore, innove sans relâche, toujours sur le qui-vive, prêt à différer un coup jusqu’à la dernière milliseconde pour assurer sa sécurité. Il est comme ça, Banania Koukour : il n’a pas de mots pour expliquer les cérébralités. Il les mime.

- En étant aware, qu’il reprend, on se sort de tous les assauts, retiens biens cela ! Maintenant, mets tes gants, on descend à la salle de ring. La surprise, c’est que tu te bats contre moi.

Bon, je ne vais pas vous la jouer Kill Billté Kid, mais ça m’estomaque l’humilité (moi, je me comprends ; vous, démerdez-vous). Je me sens tout petit du dehors et tout grand du dedans, un peu comme les bagnoles pour pauvres dans les pubs.

Nous commençons. Evidemment, l’émotion fait que je boxe de guingois. Je gigote en essayant d’avoir l’air aussi aware que possible.

Je tends vaguement une gauche, il fait la feuille sous mon poing, se redresse et m’envoie un crochet bien retenu :

- A la Tyson ! qu’il dit avec un petit air malicieux.

Je me remets à distance. Le voilà qui sautille à reculons autour de moi. Tandis qu’il engage un pas de retrait, il me flashe un jab sur la joue, à peine appuyé :

- A la qui, celle-ci ? qu’il m’interroge.
- A la Mohammed Ali, chef !

Ni une ni deux, il fléchit le genou, casse le buste et m’envoie un droit soupesé -mais fusé- aux côtes flottantes.

- A la Floyd Mayweather, celle-ci. Je te passerai la cassette, il est époustoufflant !

Je subis, incapable de trouver la moindre ouverture dans sa garde, incapable de contrôler efficacement la mienne. Lui, il continue ses déclinaisons «à la manière de», avec une pondération digne d’un grand maître. Repaf ! sur ma joue.

- Ça, c’était à la Hollyfield, qu’il commente. Ça part d’une garde horizontale que tu renverses en permanence, pour que le gars ne sache plus où est le gauche et où est le droit, puis paf !

Il me regarde soudain avec un air de King-Kong attendri, sourit puis concentre :

- Une dernière ?
- A fond ! que je réponds.

Il se voûte dans une posture qui me dit quelque chose. Il avance à pas lent. Lent et massif à la fois, glissant même le pied d’attaque pour masquer sa progression. A l’occasion, il gesticule du haut pour faire diversion, et avance discrètement du bas. Tout à coup, il jaillit d’entre mes poings, me dégarnissant d’un uppercut du gauche et finissant dans mon nez avec un swing du droit.

- A la Perceval ! jubile-t-il. Je la trouve super, cette entrée dans la garde. Intelligente. Et puis elle est… Elle est pensée pour être belle.

Il me fait un clin d’œil respectueux. Moi, ça me fait pchiiit dans les sinus comme après une grande goulée de Coca.

- ‘Tention, tu vas chialer, enculé ! qu’il note.

C’est comme ça qu’il m’appelle, parfois, quand il me dit que je ferais mieux d’enlever mon piercing pour boxer : Perceval.

11 avril 2006

En mortadelle

pHiLo : - La plupart des récits de vie laissent penser que l’existence est une sorte de parcours d’étapes que l’on franchit avec d’autant plus de brio que l’on choisit le chemin le plus direct vers l’étape d’après. Tout cela concourt finalement à donner l’idée que les individus n’exercent leur liberté qu’en sélectionnant parmi des options préétablies. Tu vois ? Et en étendant le même principe non plus à l’histoire d’un homme, mais à l’histoire des hommes, on en viendrait à croire que le temps pousse les sociétés selon une sorte de détermination fataliste. Ceux-là même, qui se réclament de Feuherbach, d’Hegel ou de Marx pour critiquer l’Histoire afin d’en révéler les agents de mutation, finissent trop souvent par doter l’évolution d’une direction transcendantale. Le même piège guette les darwinistes, les économistes, les sociologues, les marchands de chaussettes trouées, les pièces de 50 centimes d’avant en cuivre roux avec un tête de mineur dessus, les scarabées phénylcétonuriques abonnés à l’édition roumaine non-expurgée du Chasseur en Chaussettes, les castagnettes pour manchot qu’on tient dans sa bouche et qu’on fait claquer sur son front, ho, hé ?

Sécotine : - Je suis désolée, j’ai le cerveau en mortadelle, ce soir. Si ça ne t’ennuie pas, on ne pourrait pas juste baiser ?

7 avril 2006

Une météorite sur Liège

Là, maintenant, scoop en direct live : ce samedi 8 avril 2006 à 00h33 et 45 secondes j’ai vu la plus belle étoile filante de ma vie. Manifestement en fin de course : lente, se fragmentant en une dizaine de parties et TOMBANT presque à la verticale en direction de Liège (Seraing ? Ougrée ?). M’est avis qu’il pourrait y avoir de beaux morceaux au sol. Ceux qui lisent les nouvelles locales sont priés de me faire signe si l’on en parle. Voilà, c’est tout, bonsoir.

7 avril 2006

L’amour c’est…

L’amour, c’est l’opium du sexe.

6 avril 2006

Tatouage phase 4 : des nouvelles de vos seins

Alors voilà, 6 personnes ont jusqu’à présent offert le profil de leurs seins aux fins d’intégration dans mon tatouage. Jusqu’à présent, personne ne présente un profil de sein suffisamment souple et incurvé pour s’adapter en un corps de grenouille qui tienne la route (voir phase 2), c’est donc en psilos que seront transformés les mamelons reçus. Si cela vous tente, sautez sur votre appareil photo, l’appel tient encore quelques jours : philo@philograph.be

Trêve de blabla, voici les photos que l’on ma envoyées avec autorisation de publication. Le cadre de ces envois n’étant pas cul pour un poil, vous êtes priés de tenir vos doigts en doigtelière s’il leur prenait l’envie de faire wouf wouf dans les commentaires, vu ?

Caro

Natacha

Pana

Sayuri (voir son blog)

Volubilis (voir son blog)

Ces mamelons ont été détourés et vectorisés. Ils sont dès lors adaptables à l’infini. Pour exemple, voici ma première esquisse d’adaptation en psilos :

Mais ne vous effrayez pas du résultat : Jer a déjà tracé un modèle de psilo beaucoup plus élaboré. Je dois encore aller voir un second tatoueur pour savoir quel niveau de détail l’on peut se permettre afin de fixer le modèle définitivement.

Par ailleurs, j’ai bricolé deux symboles autobiographiques un peu trop denses pour que je les détricote sous vos yeux mais qui se trouveront peut-être bien quelque part dans la bannière.

Au passage, voici la série de dessins que Vicomte Raf m’avait adressée :

Oh, et puis je ne vous l’avais pas encore dit, mais quelque part sur la bannière s’étendra ma devise :

3 avril 2006

La branlette pédagogique

D’un pouce trempé de Dove que j’enfournicote dans les replis de mon prépuce afin de me rotablaster le gland, je peux m’enorgasmer en toute circonstance. Donnez-moi un temps T et un lieu L, je vous fiche mon billet qu’à T + 5 minutes, je vous gicle ma semence à L + 1 mètre. Il n’est sur ma personne pompe à foutre plus experte que mon pouce.

Je me suis arrondi dans la baignoire jusqu’à ce que le niveau m’affleure les commissures. L’eau n’ondule que par principe, à peine sensible à mes variations archimédistes. Du manège endotorrique de mon pouce remontent quelques chuintillements de savonnée opaline.

Par moments, je fais flblblbl à la limite entre l’eau et l’air, en soufflant bien droit comme un qui flûte de travers : ça éclaircit aussitôt la surface.

Depuis quelques temps, côté théâtre à branlette, je suis calé sur une levrette ska qu’on a bricolée avec Sécotine. Le ska, merde, quoi, Madness, les enfilades de mecs costardés noir et blanc qui marchent comme des automates à bout de pile… Yes ?

Et bien, figurez-vous qu’un jour, alors que je faisais claquer les fesses de Sécotine à genoux sur mon creux d’inspiration, une voiture passa dans la rue en turbobassant One Step Beyond à tout branle-vitre. Nous entreprîmes alors de nous relever sur les rotules et de patrouiller à la queue-leu-leu en saccades binaires sur la descente de lit. La friction interne de ses fessiers sur ma bite lors de la marche fut une illumination sensorielle que je ne me lasse pas de projeter sur mes paupières.

Ainsi, mon pouce, adouci d’un quart de crème hydratante pour une peau toujours jeune et fraîche, tourne et tourne jusqu’à ce que j’éjacule.

- Hohohohoho, qu’elle s’esclaffe ! Incroyable. N’empêche T+5, je veux bien, mais L+1, c’est pas ça.

Et tandis que j’argumente sur la question des forces de frottement décuplées par l’eau, ma chandelle sous-marine de sperme, qui s’effile par endroits mais tient bon, décante doucement entre mon torse et mon nombril.

-C’est étrange, remarque-t-elle, ça ne se dilue pas ?

Je lui explique, que sous l’eau, le foutre s’assèche par osmose. Aussi, j’enroule quelques centimètres de ce filin séminal autour de mon index et, du geste auguste de l’émietteur de shit, je l’agglomère en une petite boule qui se comporte comme du silicone en début de prise (au cas où vous seriez bricoleur).

- Alors comme ça, tous les hommes peuvent faire des perles avec leur sexe, médite-t-elle.