Archive du mois de mai 2005

31 mai 2005

Aïe, ou comment Sécotine me voit venir

pHiLo : Un œuf en peluche ? Jamais vu ça.
Sécotine : Avec un poussin qui sort la tête. C’est tellement laid que j’en ai pris un pour toi aussi.
pHiLo : Tu en as pris deux ? Ça fait quatre alors.
Sécotine  : Aïe…
pHiLo : Ben oui, deux peluches d’œufs, ça fait quatre.

31 mai 2005

Question de concentration

Ma consigne, ici, c’est “Tu sues, et tu fais pas ton pHiLo”.
Alors je lui réponds, à la souris en rouge :

- C’est ma compil spécial-ondes alpha. Là, pour le moment, c’est Prodigy. Excellent pour se concentrer.

Je replace mes écouteurs et me débriefe sur le champ : déterminé, un peu sec mais poli ; regard courtois mais sans allumette. OK, pas fait mon pHiLo. Déjà oubliée, la poupée.

Je replonge dans mon trip. Il me faut quoi, trente secondes ? Et puis c’est à nouveau Prodigy qui pédale tout seul. Je me contente de prêter mon corps à la cadence.

Ça monte, ça gronde au-dedans.

La petite souris pistonne plein nerf sur son escalier à monter nulle part, elle clignote dans ma vision périphérique. Dingue ce que ce rouge est rouge et comme il a l’air encore plus rouge sur elle. Bon, c’est la dernière fois que j’y pense.

Deux minutes à 300 watts pour en finir avec le moulin. Je pédale, je pédale. Breathe the pressure… Je pédale, je pédale. Inhale, inhale… Ça monte encore. Come play my game. Exhale, exhale.

Je ne sais pas d’où, mais ça jaillit. Ça me rassemble le bas-ventre sous la glotte en une gigantesque bouffée d’infime bonheur cosmique. C’est cataclysmique et anodin à la fois. Une came auto-immune, une morphine intime, farouche, soumise au caprice d’un épuisement dosé. Alors, l’idée de bricoler un coup de grisou avec le petit Chaperon Saute-Moi-Dessus, vous pensez…

Je passe à la gonflette. La presse à guiboles en intro. Mon poids. Quatre roues de 20 kilos. Façon Modeste-et-Shaddocks : pompons, pompons. La tête en bas, les pieds en l’air. Tiens, c’est justement les Pixies dans ma tête.

Elle le voit, la souris rouge, que je ne pense pas à elle quand je fais mes génuflexions d’antipodiste ? Elle le voit, que je ne suis ici que pour m’exténuer et pas pour faire mon pHiLo ? Malgré ses fesses de gazelle et des seins dont Gauss se gausserait, je ne m’en fais même pas l’ombre d’un cinoche. Je sue !

Je saute du trébuchet à mollet vers la mitraillette à abdos, j’enchaîne avec la turbine à longs obliques et je conclus par le simulateur de bras d’honneur de la NASA. Entraînement complet, quoi. La fille en infarctus du fond de l’œil, c’est comme si elle n’existait pas.

Juste sous la douche, si elle savait. Qu’est ce que je lui ai mis ! J’ai éjaculé plus haut que mes yeux.

Demain, je tente jusqu’au pommeau.

24 mai 2005

F.

Je couche trois bottes de cresson dans un centimètre de bouillon.

Du bout du bar et du coin de tes lèvres malicieuses, tu me demandes :
- Le cresson, c’est ta recette au PVC ?
- Non, non, te dis-je, de mon regard mi-mine-de-rien, mi-non-mais-oh.

Et discrètement, je détwiste le lien en plastique qui cercle les trois bouquets.

Discrètement ? Tu descends du tabouret, tu t’approches par derrière, tu m’enlaces.

- Je t’ai vu, que tu chuchotes en pressant tes seins contre mon dos.

C’est désormais sans ironie que tu me démasques. Tu es crue, sans stratégie, sans artifice. Tu me mets à nu sans t’émouvoir, sans intention.

Tip, tidip tip tip ! digitlalisé-je, et un soleil rouge se lève sous le contrecœur en verre fumé où je pousse la casserole.

Dans deux minutes le bouillon s’agitera sous le cresson débandé.

Je soulèverai le couvercle, tu goûteras à la cuiller les écumes dorée et verdissante avant que les remous les mêlent. Tu me diras des instants de ta journée. Et je me demanderai par où tu rentres en moi, toi qui ne séduis qu’à l’économie.

Le mystère de F. est celui d’une enfant sauvage qui fut élevée à l’encre des mamelles d’une louve de papier. Nous partageons un peu de ce qui est partageable dans deux vies et, comme deux miroirs affrontés, l’infime entre nous est matière d’abyme et d’infini.

23 mai 2005

Concours allô UNDERSKIN

A gagner par tirage au sort :
- Un porte-clef plasto-phallique (mini-bite qui éjacule quand on lui pousse dessus, du meilleur goût taiwanais) envoyé discrètement par la poste.
- Une mise en scène photographique de ma bite illustrant le mot ou l’idée de votre choix et postée sur ce site (un certain délai d’inspiration/réalisation sera demandé)

Le premier désigné par le sort choisira son lot. Le second se consolera de l’autre.

Comment ?
Votre tâche consiste à laisser sur le “répondeur Allô pHiLo” un message qui sera utilisé lors du spectacle UNDERSKIN, à Paris les 3, 6 et 11 Juin.

Ce message sera formaté strictement de la manière suivante :
1. Vous définissez au choix l’un de ces cinq mots :
-intimité
- sexe
- poésie
- rock
- normalité

2. Vous laissez un blanc de deux secondes.

3. Vous prononcez le mot “UNDERSKIN” et vous raccrochez.

Si vous voulez signer votre message, laissez encore un blanc après avoir dit “Underskin” et précisez vos nom, prénom et adresse e-mail.

Quand ?
Appelez maintenant, tout de suite, tant que ce post ne sera pas devenu le troisième de cette page. A mon avis 4 jours maximum.

Quel numéro ?
(tarif GSM belge classique, aucune mauvaise surprise)

Depuis un GSM, tous pays : +32 494 62 68 36
Poste fixe depuis la France et la Suisse : 00 32 494 62 68 36
Poste fixe depuis le Québéc : 011 32 494 62 68 36
Poste fixe et GSM depuis la Belgique : 0494 62 68 36

Et le spectacle ?
Ceux qui désirent assister au spectacle obtiendront tous les renseignements nécessaires en envoyant leurs coordonnées (nom, prénom + n° de téléphone) sur underskin@hotmail.com. Pour plus de détails encore, allez houspiller élÖ.

21 mai 2005

Trois anisettes à la flotte

Je ris car
tu pastiches Saint-Quentin
et il perd nos halos.

20 mai 2005

Si je suis curieux ?

18 mai 2005

L’équation universelle de l’appart à Gégé

Si je contextualise, vous y perdez vos cheveux, faites-moi confiance. En résumé, c’est un défi qui est parti alors que F. me bouffait la bite et que je lui lappais la chatte.

Considérez seulement qu’il s’agit là d’un calcul magique. Prenez votre calculette :

Demandez à votre mère quel âge elle avait lors de votre naissance (ce sera la valeur A).
Calculez l’âge qu’elle aura (valeur B) lorsque vous aurez vous-même atteint cet âge là (celui de la valeur A, donc).
Additionnez ces deux valeurs (A+B) pour obtenir la valeur C.
Pour trouver D, ajoutez à C l’âge auquel vous avez commencé à marcher (donc D=C + âge des premiers pas exprimé en années, approximativement ou pas, comme vous voulez).
Pour obtenir E, divisez D par l’âge qu’avait votre mère lors de votre naissance (A). [Donc E = D÷A]
F, c’est la même chose que E, mais sans les chiffres après la virgule.
Pour trouver le point G, coincez F entre une bite (symbolisée par le 1) à gauche et une paire de nichons (symbolisée par le 8) à droite. (Donc, par exemple, si F = 24, alors G=1248)

Là, partagez G en 2. Combien obtenez-vous ?

Voilà qui boucle la boucle et qui vous la boucle (parce qu’on ne parle pas la bouche pleine).

15 mai 2005

Je me demande

C’est pas la première fois que je suis attiré par un mec. Pour être exhaustif, c’est la deuxième.

La première fois, c’était il y a six-sept ans facile, un mec que je ne voyais que dans la rue. Il se trouve que ce coup-ci, c’est le même mec.

J’arrive à la salle tous les midis depuis une quinzaine.

Chaque fois c’est un paysage de visages différents. Jamais trop de monde : la juste quantité que je puisse troncher sans avoir le tournis. Je repère toujours son crâne rasé.

Quand je m’installe sur le vélo d’échauffement, je baisse la tête. Je me découvre un nouveau rite : je regarde défiler sous mes pieds une route imaginaire, en descente. Aux engins, j’enchaîne des séquences. Trois fois douze par ci, trois fois trente par là. Cent pour les muscles longs. Je compose de passionnantes tables mathématico-rythmiques selon une procédure qui serait longue à expliquer mais qui produit efficacement l’hypnose que je recherche.

Lui, c’est sa régularité qui me fascine. Tandis que je passe mon heure à remuer des carreaux d’acier avec toutes les parties de mon corps, il s’emboucle des kilomètres à l’infini sur son orbiteur ovale. C’est d’une élégance surprenante.

J’aime bien comme il se défroque à la douche : jambes tendues, mains à la ceinture, il se tasse falzar et calbombe sur les mollets d’un ample fléchissement du buste, se relève bite à l’air, puis enjambe son accordéon de tissus.

Y’a un truc sexuel qui me pousse vers lui. Dans les images qui montent de mon centre testiculo-caudal, je ne me vois pas trop sur une combine d’enculage. Je me suis quand même vu le sucer un brin, mais assez bizarrement, il avait ma queue, pas la sienne. C’est d’ailleurs ce qu’il y a de moins beau chez lui, sa queue.

Le scénario d’outre-paupière qui revient le plus souvent, c’est la culbute d’une mousmée en sa compagnie. Je me fais un film dans lequel je caresse leurs deux corps à la fois, prolongeant l’un par l’autre. Mais dans mes fantasmes, tout est toujours plus gentil-gentil que lorsque vient l’occasion de concrétiser.

Alors, je me demande, impatient, de quoi je serais capable en vrai avec ce mec.

11 mai 2005

pHiLo fait cours de Powerball

Oui, ça me démangeait depuis un moment : une Powerball Neon Green pour ma main gauche et une Blue pour la droite : je suis paré pour des nuits myo-psychédéliques en transat à attendre les étoiles filantes. Et dans la foulée, j’en ai pris une sans loupiote pour les records. Merci powerball.fr : trois jours pour la livraison, c’était juste ce qu’il fallait pour laisser monter un peu la tension !

La Powerball est une petite boule qui contient un rotor que vous activez manuellement et dont vous pouvez accélérer la rotation peu à peu par un subtil mouvement du poignet de plus en plus rapide, de plus en plus ferme et de plus en plus concentré (voyez la vidéo plus bas). Mais abordons la chose méthodiquement, vous ne sortirez pas de ce post sans avoir la main qui vous travaille.

Données physiques
L’engin pèse environ 300 grammes et, à la vitesse de 15.000 tours par minutes, génère 20 kg de couple sur le système qui le propulse. Or ce système, c’est vous, c’est à dire les muscles de vos poignets, de vos bras et de vos épaules. Les forces mises en jeu augmentant avec la vitesse, plus vous jouez, plus vous vous musclez, plus vous pouvez faire tourner l’engin rapidement, plus celui-ci génère des forces importantes… Donc pas de risque de vous niquer le bras avec une “charge” trop “lourde” puisque tant que vous ne serez pas capable d’y résister, vous ne serez pas capable de la générer.

Données ludiques
Le principe de feed-back du système de propulsion ressemble furieusement au principe psychologique de l’addiction. Et de fait, ce petit trigü devient vite une came.
En version Neon Pro, le rotor de la Powerball est doté d’une dynamo interne qui alimente des LEDs ultra-brillantes grâce à la rotation que vous lui appliquez, produisant un effet gyrophare complètement obsédant pour peu qu’on se prenne au jeu… excellent pour la concentration quand on cherche à faire un score. Puis bien sûr le compteur électronique de tours par minute est l’instrument indispensable qui fixe, jour après jour, le nouveau record à battre : celui de la veille.
Enfin, à haute vitesse, c-à-d au delà de 12.000 tours par minutes, le rotor de la Powerball produit un son vraiment motivant : depuis que j’ai passé le cap des 12.000, à chaque fois que j’ai dépassé le record précédent de quelques dizaines de tours par minute, j’ai pu m’en rendre compte sans l’aide du compteur, rien qu’au petit sifflement de l’axe, de plus en plus aigu. Mine de rien, cela participe à l’hypnose Powerballienne.

Données sportives
Excellent pour développer la poigne, ce gadget high-tech vous muscle les poignets, les avant-bras, les biceps et les épaules sans aucun à-coup. Les hautes vitesses n’étant accessibles qu’avec un mouvement parfaitement ferme et fluide, vous exercez également votre coordination dans l’effort, ce qui vous vide sainement et vous détend après quelques minutes d’utilisation.
Lors des premières séances, ça chauffe un peu, puis on oublie l’effort et on se concentre sur la pureté du mouvement et sur la performance. Les mouvements requis pour actionner la Powerball sont de faible amplitude mais ils impliquent tous les muscles du membre que vous travaillez et vous pouvez choisir, en fonction de la position de votre bras, de jouer plus sur tel ou tel muscle… vous le sentez directement : ça tire ! Dès qu’une position vous fait un peu “mal”, c’est celle là qu’il faut travailler : à force, vous musclerez chaque muscle de manière optimale pour continuer à parfaire vos scores. Juste un truc, si vous n’avez pas envie de ressembler à un crabe violoniste, pensez à alterner d’une main à l’autre.

Données sexuelles
Non, ne tentez pas de vous la rentrer dans un orifice sans un entraînement adéquat et une dose éléphantesque de lubrifiant : les bénéfices sexuels de la Powerball sont à chercher du côté de la dynamisation du haut du corps. Bon, les deux trois premiers jours, ça vous lessive un peu, mais comme vous êtes accros dès la deuxième séance, vous vous en foutez, vous attendez. Moi, après trois-quatre jours, ça a commencé à me laisser les épaules dans un délicieux état d’apesanteur pendant un bon bout de temps après chaque séance. Et mine de rien, outre le sentiment de bien-être physique que cela procure, ça vous met des bulles de champagne dans le moral. Faites les comptes : bien dans sa peau + moral au top = baise maximale. C’est scientifique. Non ?

Données sociales
La Powerball produit 94.6% de l’effet socialisant du clébard à sa mémère, le pet au Pal en moins. Faites tourner ça trente seconde dans un café ou dans une boite de nuit, et c’est parti, vous avez des copains et des copines pour le reste de la soirée. Et vas-y que ça rigole, et vas-y que ça surprend, et vas-y que tout le monde la veut dans ses mains pour comprendre pourquoi les autres ont fait “wouaaaaah” en l’actionnant. Donc si comme moi vous trouvez détestable la compagnie de vos contemporains, surtout, gardez-vous d’actionner votre Powerball à moins de 20 mètres d’âme qui vive.

Données ergonomiques
Pour une bonne tenue dans la main, la Powerball est cerclée en peau de bite synthétique. Vu les forces impliquées, il est toutefois conseillé de bien caler la dragonne autour de votre poignet car en cas de faux mouvement, paf ! ça vous fracasse les couilles à 20 Newton.mètre.

Données techniques
La force à combattre pour accélérer le rotor de la Powerball est la précession gyroscopique, cette lente oscillation de l’axe de rotation qu’une toupille connaît en raison de son équilibrage imparfait. Dans le cas de la Powerball, l’équilibrage est de niveau high-tech, mais c’est vous qui provoquez le désaxage du gyroscope.
Comprenez bien le mécanisme : l’axe du rotor n’est pas fixe dans la boule : il peut pivoter sur 360 ° dans une rainure creusée sur la face interne de la boule… A 15.000 tours de rotor par minute soit 250 tours par seconde, l’axe dudit rotor n’effectue que quelques révolutions par seconde au sein de sa rainure. C’est en fait sur cette révolution que vous agissez : le fait d’accélérer progressivement cette révolution et donc d’augmenter le couple exercé sur le mouvement de précession induit au rotor par le changement permanent de l’orientation de l’axe, entraîne une accélération du rotor lui-même. L’équilibrage au laser des rotors permet d’atteindre les 250Hz sans résonance des matériaux, donc sans vibration.

Données logistiques
Pour trouver ma première Powerball (l’ancien modèle), j’ai dû traîner ma longue figure jusqu’à Maastricht aux Pays-Bas pour dégoter un magasin qui en vendait, près de deux fois plus cher que leur prix sur Internet -transport compris ! Donc, si la chose vous tente, ne faites pas comme moi : adressez-vous à la source www.powerball.fr

N.B. : Citation ou lien vers ce post interdits depuis un site commercial, des fois que.

8 mai 2005

Histoire d’os

La voilà en tsunami-sur-couette, qui cabre, se déslipe et me tournaille sa vulve à portée de lippe. Ses cuisses s’épanouissent à mon instinct de fouine lorsque résonne dans son bassin un craquement articulaire sourd, comme pavillonné par son pubis.

Un crouic ! qui signe à mon âme d’apprenti amant un acte de passation de pouvoirs.

Un crouic ! tellement intime qu’il m’en dit plus sur le désir que les enfers où j’ai conquis le verbe d’aimer.

Un crouic ! que la hâte de se planter dans une femme avant même que de l’avoir assouplie, vous laisse parfois capter par la bite, en dolby stéréo sensitive (demandez à votre mec, il vous expliquera).

Un crouic ! qui vaut tous les “Ouh ! c’est boooon…” de la terre.

Que le grand crouic ! me crosse.

3 mai 2005

Dans mon lit

Les yeux en l’air. Je repense à ces journées de burin pour placer les poutres et contre-gîter le plafond. Et je me dis putain ! j’ai fait ce plafond.
Je me redresse un peu. Je repense aux dizaines de tines de plâtre que j’ai tournées et montées pour redresser les murs. Et je me dis putain ! j’ai fait ces murs.
Je me roule à gauche. Je repense au casse-tête que fut la mise en place d’une charpente secondaire pour asseoir le plancher. Et je me dis putain ! j’ai fait ce plancher.
Je me roule à droite. Je repense aux déhanchés typhonesques que Lucie vient d’exécuter sur ma bite. Et je me dis putain ! petit A : je me suis fait Lucie ; petit B : faut que j’arrête de baiser dans cette chambre.