Archive du mois de février 2005
Linguot star : de l’or dans la bouche
Elle m’a comprimé les maxillaires entre ses cuisses le temps de fondre les plombs sur le 380 volts triphasé, puis je ne sais plus très bien ce qui s’est passé. Mon sentiment, c’est que sa chatte en juste retour des choses s’est mise à me bouffer le museau. En tout cas, elle m’a maintenu en apnée jusqu’à sa dernière secousse. Et cela prit plus de temps que le temps de dire que quand on aime on ne compte pas.
Dégageant mon visage pour reprendre possession de la perspective, je vis ensuite deux petits points de phosphore se lever timidement derrière ses seins. Elle continua le mouvement et c’est un grand oiseau rose qui émergea d’entre les collines, tout sourire.
- Oh la la, qu’elle a dit, il faut que j’appelle mes copines pour leur raconter ça.
M’a dit que c’était la première fois qu’on lui fourrait la langue aussi profond. M’a dit que c’était la première fois qu’on lui tournicotait comme ça autour du bouton. M’a dit que c’était la première fois qu’on lui pressait ainsi la rose en laiton. M’a dit… enfin, évitez-moi de faire le coq : vous voyez bien le genre de choses qu’elle a pu dire, pas vrai ?
Nous nous embouchâmes de la sorte maintes fois durant les mois qui suivirent au point qu’il lui arrivât de me téléphoner comme pour réclamer sa dose en dépannage : ” Allô ? Ce serait pour la spécialité-maison livrée à domicile, SVP”.
Je venais. Je lui bouffouinais entre les meules. Elle me pompurlurait le tigeon. Puis elle rêvait de me maquer en me flanquant sur une mobylette rouge avec un blouson fluo estampillé “Minette 30 min.”.
Elle me disait que je pourrais fixer le tarif de base à 4.000 balles, que ça valait au moins ça. Elle me disait qu’elle garderait pour son privilège le passage où je plaque ma langue sur son trou de cul et où, sans lêche ni friction, j’anime le tout d’une ondulation aussi ample et profonde que possible (Parfois d’ailleurs, elle se cabrait pour que mon nez lui aille jouer de la harpe entre les voiles, mais ne nous perdons pas en détails inutiles, voulez-vous ?). Elle me disait même que ça, il fallait que j’en dépose le brevet et que “on” allait faire fortune.
A force, je commençais à croire que j’étais devenu le Brillat-Savarin de la tarte-aux-poils, que j’avais acquis ma troisième dan en Taste-cramouille. M’en était d’ailleurs venu un teint de jeune vierge tant elle aimait me barbouiller de sa mouille astringente.
Puis vint le jour d’étendre le champ d’application de mon doigté lingual.
Vous me direz que la nuit toutes les chattes ne sont pas grisées. Mais merde, je voulais concourir dans la catégorie des acrobaties labiales, histoire de confirmer mon talent et voilà que je fus à chaque fois détourné vers le rodéo à cru.
Je décidai d’user de mon pouvoir de persuasion, mâtiné d’une prise de catch, pour officier enfin mon petit ministère jusqu’au bout.
- Ouais, ouais, qu’elle avait dit de l’air que vous prenez quand on vous file un Château Pétrus de 59 sous le nez alors que vous distinguez tout juste le Coca du Pepsi. Ouais, ouais, donc, qu’elle avait dit, mais ça ne vaut pas d’avoir le coup de boutoir qui vous resserre les fesses sur une bite bien enfoncée.
Je venais de comprendre que les bons baiseurs n’existent pas et que la chose n’est, au delà d’un minimum de libération mentale et physique, qu’une simple question d’adéquation. Que le temps aide à parfaire entre gens de bonne volonté.
Dîner sec chez les Windsor
Le prince Harry, duc de Gloucester, constata que son île flottante présentait des stries.
Moralité : Le dessert ducal à Harry est à rides.
Jacques in a box
Jacques fut trop empressé de démontrer que sa production d’ions était la conséquence directe de ses orgasmes.
Moralité : Et Jacques eut, las !, ions pré-cause.
Enfilez-vous pHiLo sans fil

L’idée de départ était de bricoler un vistamboire pour pouvoir lire les commentaires de mon blog depuis mon grille-tempes bi-bande. Puis un tiens-donc amenant un ah-oui, voilà que vous pouvez désormais accéder à pHiLoGrApH.be sur votre mobilobigophone.
Il vous suffit de configurer votre téléphone pour accéder au WAP (ou à iMode). Généralement un appel gratuit auprès du service adéquat chez votre opérateur vous permet de recevoir un SMS de configuration automatique pour votre bestiole.
Ensuite, entrez l’adresse suivante dans votre navigateur WAP :
http://philograph.be/w.wml
Et comme une idée inutile ne vient jamais seule, j’ai également réalisé une version de ce blog optimisée pour PDA. Vous y serez automatiquement redirigé à partir de http://philograph.be si vous vous y connectez à l’aide d’un tel bitogno. Sinon, le lien direct est http://philograph.be/pda.htm. Le premier chargement est encore horriblement long, il sera optimisé sous peu, ça va gazer.

PS technique : Je posterai sous peu les templates au format .WML que j’ai réalisées pour la version WAP sous MovableType, en précisant pour ceux que Google amènera ici que j’ai trouvé un moyen imparable de transformer les post encodés avec des accents du type é en caractères classiques (ce que ne réalisent ni remove_html, ni enable_xml).
Faire son trou
Kim me demande si nous sommes déjà en Allemagne. Je regarde mon bigophone, je lui dis que oui.
Elle me demande si j’ai aimé, l’autre nuit… Je lui dis que oui.
Elle me demande si c’est son CD d’Alicia Keys qui me file la chair de poule. Je lui dis que non, que c’est sa main posée sur mon avant-bras. Puis je lui fignole une histoire sur les expérimentations scientifiques dont les résultats sont influencés par la présence même de l’expérimentateur.
Je me sens comme un cormoran dans son costume en marée noire. Kim a tout ce qu’il faut pour que je l’aime. Et tout ce qu’il faut pour que j’aime la baiser. Mais. "Mais quoi", je ne sais pas, mais "Mais".
Ce vendredi était le pire jour de la semaine. Il ne faisait même plus gris, il faisait verdâtre, mousseux, poisseux. Ajoutez à cela que les autoroutes allemandes sont construites en rigoles, longées d’arbres pelés qui vous rapprochent l’horizon à un jet de mollard…
Sur place, le vendeur de chez OSDV me fait l’article. Finalement, je choisis des jumelles encore plus grosses (le briquet, c’est pour vous faire une idée) que prévu, moins chères, mais plus moches.
Il y a des conclusions concernant mon rapport aux autres que je ne parviens à formuler que devant témoin. Nous sommes côte-à-côte dans un resto Krishna, à bouffer de grandes galettes en brique pilée, lorsque ma dragée Fuca-mentale fait sont effet :
- Tu vois, Kim, à l’époque de l’athénée, j’étais encore coincé du bulbe, pincé du cul, menteur, faux-jeton, insatisfait et instable… Et nos retrouvailles m’obligent inconsciemment à retisser des liens entre ce faux-pHiLo là et moi. Et si tu savais l’énergie que j’ai consumée à les trancher, ces liens…
Elle me regarde un peu secouée. Sa pomme d’Adam fait un saut en benji vers son décolleté, puis elle laisse son regard prendre du gîte pour le replier entre ses cuisses :
- Tu sais, le faux-pHiLo, je le laisse avec la fausse-Kim. Et moi aussi, j’ai dû sabrer…
Il y a un silence. Long. Long et réparateur. Du genre qui précède les fous-rires.
Bingo ! J’en tousse une boulette à la farine de poivron et Kim s’envoie malencontreusement un doigt saucé au tandoori dans l’œil tandis que de l’autre main elle me tape sur l’épaule. Et comme je n’ai rien contre un peu de provoc’ dans les lieux publics, je l’invite à briser définitvement la glace en faisant son trou dans mon intimité.
Plus tard, un certain concours de circonstances auquel j’apporterai ma contribution élimée recentrera définitivement les retrouvailles sur hic et nunc.
Les retrouvailles, c’est un présent qu’il faut se garder de conjuguer.
Lever les pieds
Grandir, devenir adulte ne consiste chez moi qu’à laisser se dévider sous mes pieds la ligne du temps. Ma vie se résume à deux heures : celle écoulée, dont je me souviens encore avec quelque précision et celle à venir pour laquelle j’ai toujours bien une ou deux idées sur la manière d’en profiter. Au delà, dans un sens comme dans l’autre, tout n’est que supputation. Je n’avance que pour toujours rester au même endroit, au milieu, à égale distance entre ma mémoire et mes désirs.
Mon père qui a sa poésie bien à lui me disait tout gosse : si l’on annule les forces de frottement et que l’on se soustrait un instant à l’inertie, il suffit de sauter à la corde pendant 24 heures pour faire le tour du monde, en laissant tourner la terre sans toi.
J’ai appliqué sa méthode à la ronde saccadée des aiguilles.
Laxisme-léninisme
Ford : Paraît qu’en fait, Franz Liszt serait mort guillottiné, par un certain Monsieur Dumont.
Taylor : La source est sérieuse ?
Ford : Oui, ça vient de Lynn qui est psy, c’est dire !
Moralité :
Lynn est psy : Dumont décapita Liszt.
Partir, piano-piano…
Les célestes Jérémiades de Wim Mertens. Comment voulais-tu que je parte ? Ce tabouret pour un seul cul, composé de ta fesse droite et de ma fesse gauche. Comment voulais-tu que je parte ? Ta voix, aussi suave que tes paumes posées au dos de mes mains. Comment voulais-tu que je parte ? Ton petit peton nu disputant au mien les pédales en laiton. Comment voulais-tu que je parte ? Tes réponses en marteau de feutre à mes questions en bois de sabot, ta résistance à me laisser mener la mise à nu en mots, tes mimes assumés pour me ramener au clavier et au mutisme. Comment voulais-tu que je parte ? Ton sourire, ton silencieux sourire traçant sa courbe de ta bouche à la mienne. Comment voulais-tu que je parte ? Ta mémoire projetant sur mes paupières ces temps étranges de l’athénée et des après-midi à miser notre ivresse au valet-qui-boit, de la drague aux joues rouges et des baisers du bout du nez qui nous chaviraient l’âme et le linge de corps. Comment, comment, comment voulais-tu que je parte ?
Autrement qu’en fontaine sur ton ventre blanc.
Machholz (C/2004 Q2)
Dans mon jardin, cette nuit, la comète Machholz, en 15 secondes de pose (en plein milieu du carré délimitant la zone représentée sur la carte). Ces jours-ci, elle passe au dessus de la constellation de Cassiopée (le grand W), une paire de jumelles suffit pour l’observer et elle est visible toute la nuit, vous n’avez aucune excuse pour la louper.
La photo :

La carte :

Cette carte a été calculée pour chez moi par heavens-above.com. Vous trouverez également sur ce site, entre autres, les horaires des passages de la station internationale et des satellites Iridium au dessus de chez vous (visibles à l’œil nu).
Mots dits : “pouet pouet”
Ce macho façon lecteur de revues d’armement -une vraie mule- convoie des cadavres d’un air sinistre tout en massacrant des airs de Ritchie Blackmore.
Moralité :
C’te fan, mâle “Armes & Chars” - le baudet !-, l’air triste en corbillard, tue Rainbow.


