Nouveau message + Mistral Gagnant
Vous voyez l’icône Allô pHiLo, là en haut à droite ? Visez, cliquez, plongez jusqu’en bas et écoutez le message calientissimo de Francesca. Et soit dit entre nous, j’espère que cela vous rappellera que j’attends également VOTRE message sur cette boîte vocale, vous ne voulez pas que je me mette à genoux non plus ?
D’autre part, pour mémoire, Christian Mistral (celui qui poète plus haut que le trou de son luth) a bien reçu l’appareil photo numérique-espion, premier prix du concours pHiLoGrApH 2004.

Choses de blog | 3 commentaires »
Sur la pente lubrifiée
Mlle V. : Ne me demande pas de te raconter mes fantasmes, ça me fait trop mouiller.
pHiLoGrApH : Et bien parle, je t’égoutte.
Jeux de langue | 9 commentaires »
A pas de loup
Nous roulons de nuit, c’est elle qui conduit.
Les néons oranges de l’autoroute nous font un plafond en purée de carottes.
Dougoum-dougoum sur le béton, tout mollo dans le brouillard.
Nous parlons médecine, mais faites m’en une dentellière et je causerais fuseaux avec elle.
Tant que ses lèvres dansent.
Sa bouche en toit de pagode.
Ses dents si lumineuses.
- Tu penses à quoi ? me stroboscope-t-elle.
Ça n’a l’air de rien, mais quand une femme te demande cela alors que tu ne lui as encore jamais dit “au revoir”, ça ressemble à la première seconde d’un base-jump. Je connais son nom et son boulot, elle n’en connaît pas plus de moi.
- Je pense à ta bouche qui a la prudence de ne pas me faire face plus d’une demi seconde d’affilée, réponds-je.
- C’est ça ou voler dans le décor, me dit-elle en fixant la route.
Je fais mine de rester en suspens, ce qu’elle capte du coin de l’œil. Elle sourit.
Ce sourire.
- Et je n’ai rien à ajouter, conclut-elle.
Nous repartons sur les thèmes d’avant cet intermède foiré. J’apprends que nous ingurgitons environ 35 tonnes de bouffe sur une vie. Je la convainc qu’en moins de dix ans, à part ses yeux, l’ensemble des cellules qui la composent jusqu’au trognon se seront renouvelées.
Puis elle m’a déposé chez moi.
Et je n’ai pas compris.
Son baiser.
Sur ma bouche.
Introspections | 13 commentaires »
Pour Christian Mistral qui a le tort de se taire quand il doute
(…et sa réponse ici)
Le colis Mistral dans le quartier chaud.

Le colis Mistral entre les mains des hôtesses de ville.

Le colis Mistral sur le parcours Simenon.

Le colis Mistral dans l’épave du vaisseau d’or (un peu rouillée) avec le célèbre Perron liégeois en arrière plan.

Le colis Mistral prêt pour son deuxième départ.

Choses de blog | 15 commentaires »
A la mémoire d’un enfant mort
Ça se passe ce matin à Liège. C’est horrible.
Je monte sur la passerelle par Outre-Meuse. Comme tous les jours, un drôle de clodo en doudoune jaune, posté dans l’angle de la rambarde, suce un glaçon coloré. Dans mon quotidien, mieux que le signal hertzien de Francfort, c’est le glaçon coloré qui me recale sur le temps légal. Il est 9h10, mais cela n’a pas d’importance.
A hauteur du quai, je surplombe une jeune femme qui se dandine le long de l’eau en faisant tournoyer une grosse bourse au bout de sa ficelle.
Y’a un cri de gosse, quelque part. Ça fait un moment que ça monte, mais voilà seulement que ça percute. Accrochez-vous.
C’est pas le cri normal d’un gosse qui crie. C’est le cri tournoyant d’un gosse qui crie en tournoyant.
Je regarde à nouveau la jeune femme et me rends compte que c’est en fait un nourrisson qu’elle fait vriller devant elle. Jamais je n’ai de mes yeux vu un acte aussi effroyable. Le bras par lequel le petit être est suspendu doit présenter de très nombreuses fractures car il se comporte comme une grosse saucisse.
Je suis exactement comme vous. Pas un héros. Ma compassion se limite généralement à m’indigner qu’un autre n’intervienne pas à ma place, puis à conspuer cette société qui perd ses valeurs. Un con, quoi. Mais là, le spectacle est d’une cruauté absolument révoltante, je ne sais pas si vous vous en rendez compte.
Je sens une pulsion de violence qui me submerge. Je me lance comme un fou dans l’escalier d’accès au quai pour essayer de sauver l’enfant.
En arrivant sur la plate-forme à mi hauteur, je vois deux flics qui me devancent et qui interpellent la jeune femme. Le gosse pend désormais, inanimé. Plutôt que de s’occuper de l’enfant, les deux moustachus de la putain de leur mère demandent les papiers de la jeune femme.
Elle coince alors l’abdomen du nourrisson entre ses genoux, lui ouvre la bouche et, abomination d’entre toutes les abominations dont soit capable le genre humain, elle y plonge la main, jusqu’au poignet et farfouille.
Il lui vient une expression démoniaque et malicieuse, comme si elle allait sortir un flingue d’entre les viscères du petit martyr.
Croyez le bien et si l’on vous dit le contraire, c’est qu’on vous ment : c’est seulement alors que les flics la plaquent sur le sol.
Elle se débat et beugle : “Il est 9h20″. Plusieurs fois.
Je vérifie au glaçon coloré. Il est bien 9h20.
Sinon, en général, je me souviens plutôt de mes rêves érotiques.
Introspections | 23 commentaires »
Le dictionnaire de pHiLo
Bordeaux n. géog. : région de France où l’on évite l’alcoolisme si l’on roule les R (demandez un grand Boldeaux et vous verrez).
Blablateur n.m. : personne férue de papotages plus que d’oraison.
Couin-couin n.m. : paire de couilles atrophiées par les aines.
Crottin n.m. : hommage de chèvre.
Mandataire n.m. : notre maire homonyme qui n’êtes pas aux cieux.
Nyctalope n.m. : baiseur de fille facile en mileu orthophonique.
Réaléser v. : ramener sa fraise.
Semoulier n.m. : métier consistant à semouler jusqu’au couscous.
Tapette (à souris) n.m. techn. : grappin au fromage.
Timonier n.m. : fabricant de farine nain.
Jeux de langue | 5 commentaires »
Il y a érectile et érectile
Dans ma prime adolescence, la mécanique et la géographie du plaisir des femmes étaient au centre de toutes mes préoccupations. Mais à leur corps défendant (jusqu’à un certain âge, le sexe féminin est avant tout et obstinément le sexe opposé), mon champ d’investigation fut longtemps restreint à la littérature érotique. Vous comprendrez qu’à un stade où la plupart de mes infos sur le clitoris étaient issues de bouquins de bio ou d’anatomie, ce passage des Onze Mille Verges d’Apollinaire jeta le trouble sur quelques images mentales que je me faisais de la chose :
-Suce bien, mon Ida, dit amoureusement Wanda, je suis très excitée et tu dois l’être aussi. Rien n’est si excitant que de fouetter un gros cul comme celui de Nadèje. Ne suce plus maintenant… je vais te baiser.
La petite fille se plaça, jupes relevées, près de la grande.
Les grosses jambes de celle-ci contrastaient singulièrement avec les cuisses minces, brunes et nerveuses de celle-là.
- C’est curieux, dit Wanda, que je t’aie dépucelée avec mon clitoris et que moi-même je sois encore vierge.
Mais l’acte avait commencé, Wanda étreignait furieusement sa petite amie. Elle caressa un moment son petit con encore presque imberbe. Ida disait :
- Ma petite Wanda, mon petit mari, comme tu as des poils ! baise-moi !
Bientôt le clitoris entra dans la fente d’Ida et le beau cul potelé de Wanda s’agita furieusement.
*
Sexe | 8 commentaires »
Le Flying Calbute ne répond plus…
Voilà un moment que je retarde l’annonce de la triste nouvelle : le Flying Calbute ne répond plus ! Las ! il n’a plus donné signe de vie depuis son départ de chez Bernadette Frampaillon. Peut-être s’est-il abîmé dans le triangle des bermudas, peut-être n’a-t-il pas supporté l’opération chirurgicale pratiquée par Bernadette (plusieurs centaines de points de suture lors d’une broderie autographe), peut-être a-t-il fait une décompensation psychotique à l’idée d’emballer la paire de miches d’Anne Archet. Tant de possibles, mais les faits sont là (alors que les fesses, non) et il faut se résoudre à faire le deuil de mon vénéré soutien de bite.
C’est donc le mulet de l’écurie pHiLoGrApH qui inaugurera le périple canadien du Flying Calbute. Le temps de réaliser la photo officielle du nouveau calebard et les aventures reprendront. Vous avez une préférence pour le modèle ?
Des suggestions ?
Flying Calbute | 14 commentaires »
Destin farceur d’un oiseau mort
Sécotine : Tu sais le sandwich au poulet-curry que tu m’as apporté hier…
pHiLo : Oui ?
Sécotine : Ben c’était du poulet recomposé, dedans.
pHiLo : Tu veux dire qu’on recompose du poulet ?
Sécotine : Faut croire…
pHiLo : Donc il y a des types, ils se lèvent le matin et leur journée, ils vont la passer à recomposer des poulets ?
Sécotine : Ouais, des recomposeurs de poulet.
pHiLo : Mais attends, avec quoi ils font ça ?
Sécotine : Ben… avec du poulet décomposé, j’imagine.
pHiLo : Dingue ! Il y a donc aussi des décomposeurs de poulet.
Sécotine : Si ça donne du boulot aux gens… Il faut de tout pour faire un monde.
pHiLo : Et deux fois plus pour faire un sandwich au poulet.
Observations | 3 commentaires »
La bite à pHiLo pour Pao
Deux guides pour accéder aux étoiles,
à toi de choisir, ma chère Pao ;-)
(Pour rappel, Pao a gagné l’inscription
de son pseudo sur ma bite.
Si vous cliquez sur le lien ci-dessous,
vous consentez implicitement à voir ma bite
sans vous plaindre)

Je suis majorette
Je suis mineur
Choses de blog | 33 commentaires »
Bi-gamme
Dors, Rémy, face au lassis d’eau : docile, la seule famille raide ose.
Jeux de langue | 11 commentaires »
Danse avec les louves
Faites-moi confiance, j’ai passé l’âge du respect mièvre de la différence : les pédés sont des cons comme les autres, pas plus malins, pas plus sensibles par nature. Mais en l’occurrence, il n’y avait pas alentour couple plus torride ni tragique que ces deux pédés là. C’était à pleurer d’émotion. Strict et expressif, retenu et abandonné. La piste s’est faite autour d’eux, je n’avais jamais vu ça.
Normalement, le tango, c’est si prenant que tu te regardes du dedans en permanence. Enfin, quand tu es un mec puisque c’est toi qui fais la danse pour deux : tes jambes guident ton pas, ton buste et ton regard dessinent le pas de ta partenaire. Il n’y a pas grand place pour ce qui se passe en dehors de ta pomme. C’est si vrai -le tango est un langage codifié à l’extrême- que c’est ta partenaire qui, d’une légère pression de la main, t’indique s’il y a quelqu’un derrière toi lorsque tu annonces le prochain mouvement en recul.
Je sentais donc bruisser une ombre à l’occasion mais j’étais en apnée dans mes tripes, autiste à tout le reste. Une pression répétée sur mon épaule sembla m’avertir d’une présence dans mon dos, puis d’un encombrement, puis d’un véritable bouchon, puis… Non, il devait y avait autre chose : retour à la surface, un bras m’emporte à l’écart. L’ombre bruissante fait le vide et l’admiration autour d’elle.
Comment vous dire ? Ces deux mecs tendus entre le sol et la musique, passant du tango à la milonga avec l’élégance d’un cheval qui alterne galop à gauche et galop à droite, c’était émouvant comme quand tu savonnes les seins d’une fille qui te faisait encore coucou avec la main le jour d’avant. Baba que j’étais. Ma mâchoire accompagnait en toute empathie leurs glisser de jambe. Je béais de partout, pupilles diaphragmées à f/1,2. Puis si la question vous chipote le bout du bouton “envoyer” dans les commentaires : oui, il y en a bien un qui faisait la femme. Et putain, quelle femme.
Quand il se fut agi de reprendre, j’emboîtai nettement plus serré, si bien que F., la croupe rivée à mon entrejambe le temps d’un croiser me souffla avec une souriante gravité :
-C’est pour moi ou c’est pour eux que tu bandes ?
J’ai fixé le mur, relevé le menton, paré pour un pas court.
-C’est pour le tango, j’ai dit.
Tango | 18 commentaires »