Archive du mois de décembre 2003

31 décembre 2003

Concours “pHiLoGrApH 2004″

Alors voilà, j’ai déménagé.
Le temps d’adapter l’interface aux remarques que vous êtes invités à me faire, ça va sûrement merder un temps, puis un peu moins après et enfin tout finira par aller à nouveau comme papa dans maman parce que c’est ainsi que vont les choses : le temps les polit.
Il va donc falloir vous y faire, maintenant, c’est sur http://philograph.be que vous me trouverez et nulle part ailleurs.

Bon, ce concours…
Je veux recevoir vos bons vœux pour 2004 de la manière suivante :

Ecrivez “philograph 2004″, quelque part sur votre corps, avec un feutre, du rouge à lèvres ou quoique ce soit qui laisse des marques en vrai (pas photoshop, donc !), prenez votre œuvre en photo et publiez-la sur votre site en faisant un lien pour ce concours (obligé, je veux un max de participants). Ceux qui n’ont pas de site et ceux qui ont une sérieuse raison de rester anonyme (contenu olé-olé de l’image par exemple ;-) sont dispensés du lien et n’ont qu’à m’envoyer leur image à philo@philograph.be, je publierai ici (sans mentionner l’origine si besoin est).

S’il y a plus de 30 participants :
PREMIER PRIX : un mini-appareil-photo-numérique-porte-clefs (c’est pas des blagues et il fait des photos pour de vrai. Bon, c’est vrai je l’ai gagné, mais ça vaut ses 50 euros)
DEUXIèME PRIX : un gros plan de ma bite sur laquelle j’aurai inscrit votre pseudo, publié ici. Je tâcherai que ça soit joli et montrable.
TROISIèME PRIX : une carte postale avec, en dédicace, un jeu de mots aussi nul que possible (j’ai des références !).

S’il y a moins de 30 participants :
Le premier prix devient le gros plan de ma bite. Le deuxième devient la carte postale. Il n’y a plus de troisième prix et je garde l’appareil numérique pour une occasion où vous serez moins timorés.

Critères :
J’établirai arbitrairement des catégories d’images, je sélectionnerai les meilleures images de chaque catégorie et je les imprimerai. Ensuite, chapeau, brassage, main innocente (la mienne), et tirage au hasard. Le tirage sera filmé et publié ici.
[EDIT] Et puis hop ! changement arbitraire dans le règlement : il n’y a plus de catégories, plus de sélection des meilleures photos. Pour que tout le monde ait sa chance, TOUS les participants seront dans le chapeau pour le tirage, même avec une photo nulle. Mais la prime pour les photos osées subsiste : elles seront placées en double dans le chapeau.

Date limite d’envoi :
Le 20 janvier (n’oubliez pas de laisser un commentaire ici avec les coordonnées de votre blog dès que vous postez votre photo)

Sexy ?
Il y a d’emblée une prime pour la catégorie sexy (tous sexes confondus) : les meilleures seront placées en double dans le chapeau ! Ça laissera quand même une chance aux autres.

Hé, au fait, beaume à nez et bonnet sans taie à tous !

31 décembre 2003

Concours pHiLoGrApH : appareil numérique à gagner !

Grand concours, avec un vrai beau cadeau à gagner.
On dira que c’est pour fêter mon départ d’U-Blog.
A présent, tout se passe sur :



PHILOGRAPH.BE


Merci de mettre vos liens à jour !



31 décembre 2003

pHiLoGrApH à fleur de peau

Vous aussi ?
Votre photo à philo@philograph.be

HONNEUR AUX FEMMES

Mlle Ju

Mlle Absurde & Mouette

Désinvolture :

Sayuri, la jeune fille à la perle :

Pana :

Natacha :

Volubilis :

MlleNadine :

Prunelle Verte:

Belette :

Pimpeleu

WireD

Lady Bi

élucubrations

*@ube* :

Sapho :

Xista :

Bulle :


Mlles Mekanic & Diabolo

Z de NouS (T&Z) :

Maïa Mazaurette :

Caféine :

Divine :

MadoStrange :

Pao :

Particules :

Miette :

Sophie L. :

C. :

Juste une vie :

Carole :

Ttuuut :

MlleNadine :

Lou :

Ro :

HONNEUR AUX HOMMES

Christian Mistral :

Prise de courant :

Ennui :

Correk :

Titus :

Guybrush :

Semanteme :

LittleStar :

Vince :

Old Cola :

T de NouS :

Peintre Charmant :

5h38:

Flip-Flap :

Sans Adresse Fixe :

Juju :

Matthieu :

27 décembre 2003

Terrain de foutre


Il est là, avec son gosse, dans cet horrible pénitentiaire pour animaux vivants, à regarder les femmes du coin de l’œil.


Moralité : Ce père mate au zoo hideux



26 décembre 2003

Bain de minuit


C’était il y a quelques hivers, pour la fête des lumières. On était debout sur le quai, Sécotine et moi, évaporant à la chaleur de nos corps essoufflés et presque nus l’eau glacée de la Meuse. Chaque inspiration était une morsure, mais nos expirations étaient de lave. Ce froid là était animé de fièvre, de folie douce.


Lorsque le feu de l’effort commença à s’éteindre dans nos muscles de nageurs zozos, Sécotine me poussa sur un banc de berge et s’assit sur moi, à califourchon.


-Elle est quand même chouette notre amitié, qu’elle me hoqueta.


Je ne répondis pas.


Elle se serra contre moi. Je sentais vibrer ses côtes, nos peaux étaient tous picots pointés. Elle poursuivit :


-Tous ces trucs qu’on a déjà faits, tous les deux… On est quand même de fameux brindezingues, non ?


Je n’embrayai toujours pas. Moitié pour ne pas la couper dans son élan, moitié parce que ma mâchoire faisait le yo-yo toute seule.


-T’as froid ? qu’elle me grelotta.


Mes lèvres bleues répondirent sans bruit.


Elle souleva alors légèrement son bassin. Ses yeux s’allumèrent et de délicieuses coulées brûlantes commencèrent à lécher mes jambes.


Si ç’avait été un fantasme, elle n’aurait pas tant causé avant, Sécotine, je la connais. C’était seulement un geste compassionnel, amical, ce petit pipi.


23 décembre 2003

Demande d’aide en design 3D pour ma bite


Prenez du papier et un crayon. Je cherche :


1. Une vidéo d’un mec qui court à poil, de face, avec vue sur la bite. Quelques pas me suffisent. A sélectionner en fonction du critère suivant : j’essaie de reproduire le bon mouvement de bite. J’ai beau faire mes essais en maintenant un miroir devant moi et en courant dans toute la maison, il me manque la possibilité de décomposer le mouvement. Voyez où j’en suis à présent, ce n’est pas très naturel.


2. Quelqu’un qui serait capable, si je lui fournis les fichiers 3D de mon bonhomme qui court, de lui plaquer en texture un tatouage localisé sur le ventre. Les formats possibles sont 3D Studio, QuickDraw 3dMF, BioVision, Hanim, Poser, Metastream, etc. Au pire, si tout doit être fait à la main, l’animation boucle entre 15 et 30 images/sec. En dessous, il y a des à-coups, au dessus, on ne gagne rien.




 

23 décembre 2003

Plus on est de fous plus on baise…

… telle est ma devise et voici ce qu’un maître en héraldique en a fait. Messeigneurs et gentes dames, découvrez-vous le chef car ce n’est point en dilettante que CityZen domine l’art du blason.




PLUS ON EST DE FOUS
PLUS ON BAISE

 

 

Explication par l’artiste :
Blason d’azur au pal dextre de gueules chargé de trois dragons du premier et au pal senestre d’or chargé de trois sirènes de gueules.
Les sirènes sont l’élément féminin, elles sont sur l’or comme pour signifier un trésor mais sont de gueules comme le feu. Les dragons d’azur, symbolisent la prédation et la perversion, l’azur est pour rappeler que tout cela n’est que douceur.

 

 


Pour info, et surtout pour mieux apprécier le travail de l’artiste, voici mes réponses aux questionnaire qui lui servit d’inspiration :


Quel est votre devise ?
Plus on est de fous plus on baise

 

Vous êtes plus métal, fourrure ou minéral ?
Minéral… Avec incrustations métalliques.

 

Quel est votre principale qualité ?
L’envie de dérider les autres.

 

Quel est votre principal défaut ?
La lassitude par les autres.

 

Quel sont vos rapports avec la gente féminine ?
Fascination/obsession/expérimentation.

 

Etes vous pacifiste ou belliqueux ?
Pacifiste.

 

Que se passe-t-il si on vous cherche ?
Tant que la raison est de la partie, j’affronte. Au delà, je me dérobe.

 

Vous sentez vous attiré par les armes ?
Non. Au figuré, oui : tout ce qui peut servir pour pousser l’absurdité, la réflexion, l’humour ou la séduction plus loin m’attire.

 

Que pensez vous des coutumes et des traditions ?
J’aime que d’autres que moi les entretiennent tant que c’est festif. Dès qu’elles constituent un frein, elles sont à bannir.

 

Quel animal (oiseau, mammifère, reptile) vous caractérise le plus ? Et pourquoi ?
L’ornithorynque pour son côté “un peu de tout”. Ce animal singulier rassemble plusieurs caractéristiques propres aux oiseaux, aux mammifères et aux reptiles.

 

Citez moi le nom d’un château ?
La Alcazaba à Almeria (Andalousie)

 

Votre mois de naissance ?
Novembre.

 

A vous la parole, que souhaitez vous ajouter ?
Je rêve d’un blason sexy et absurde.

 

21 décembre 2003

A la 18ème semaine…

… une question qui agite les mers :


C’est une scie ou un gardon ?




 

 

[Et il y a un très gentil message de Particules sur Allô pHiLo]

21 décembre 2003

C’était une maison de fous


J’y ai vécu 10 ans.


En bas, il y avait Monsieur K., que j’appelais Monsieur Glouglou et sa femme, Madame Oui-Oui.


Monsieur Glouglou était Polonais, enfin… avait été. Il avait quitté les mines de je-ne-sais-plus-quoi qui tuaient tout le monde avant 50 ans pour les mines de charbon de chez nous, qui tuaient plus lentement. Je ne l’ai connu qu’à la retraite et que bourré. Touchant petit vieux discret qui battait sa femme. Du moins, c’est ce qu’elle disait, Madame Oui-Oui. Je ne les croisais ensemble qu’au retour du marché, et pendant que son mari ouvrait la porte, elle me glissait «C’est une monstre cet homme là, Monsieur pHiLo, il me bat tout le temps». Lui, il disait «Mais oui, maman, mais oui».


Un jour, elle est montée chez moi à moitié à poil, complètement dans le coton. «Cette fois, c’est allé trop loin, qu’elle a dit, il m’a encore tiré dessus avec sa carabine». J’ai dû faire semblant d’aller négocier avec Monsieur Glouglou pour qu’elle ose rentrer chez elle. Elle est morte d’Alzheimer quelques semaines plus tard.


J’ai appris à son enterrement qu’elle disait à son mari que je la violais quand il descendait à la cave. C’était un drôle d’enterrement, tout le monde était saoul.


Au premier, c’était Madame Flonflon. Elle avait 70 ans quand se suis arrivé. Toutes les semaines, elle laissait un exemplaire de la Tour de Garde sur mon pallier. J’en griffonnais les dessins quand je téléphonais. Je mettais des moustaches et des balafres à tout le monde et puis je replaçais l’exemplaire sur son palier. Quand son petit fils lui disait que ça ne servait à rien d’essayer de me convertir, elle lui répondait «On ne sait jamais, s’il lui arrive un grand malheur, il sera peut-être pris au dépourvu». C’est lui-même qui me l’a confié.


Mme Flonflon ne descendait à l’entresol que pour vider son pot de chambre en plastique transparent dans les gogues. Je ne l’ai jamais croisée que dans ces conditions, avec sa potée à la merde comme témoin de nos échanges. Bon, «échanges»… entendons-nous. Disons qu’elle me bassinait avec «tous ces sales juifs», ce monde de la rue qu’elle épiait consciencieusement depuis sa fenêtre. Sa cible favorite, c’était le gros type d’en face. Hiver comme été, avant de sortir de chez lui, il tendait la main pour sonder l’humidité du dehors. «En été, il doit bien voir qu’il ne pleut pas, ce sale juif» s’indignait-elle. Une fois, je lui ai dit que le bonhomme était un facho et que son bras tendu était un salut nazi qu’il adressait à sa femme. «Vous croyez ?» qu’elle a dit. Elle avait l’air de vouloir y croire malgré l’énormité de la plaisanterie. L’idée d’avoir un nazi dans son voisinage lui était manifestement plaisante car ce sale juif d’en face est devenu le monsieur d’en face.


Son unique fréquentation à Madame Flonflon, c’était la dame italienne qui vivait dans la maison voisine, au même étage qu’elle. Seul un mur les séparaient et elle se parlaient souvent en se penchant par la fenêtre. Par contre, le dimanche, elles se faisaient la guerre au transistor. Mme Flonflon mettait son émission d’accordéon à fond la caisse pendant que la vieille italienne écoutait la Messe sur la radio nationale. «C’est les démons qu’elle écoute alors il faut bien que je couvre son bruit si je ne veux pas les entendre», qu’elle m’a expliqué.


Il lui arrivait de monter chez moi, une ou deux fois par an, toujours sur son 31 de bobonne à l’anglaise. Elle venait très officiellement essayer de me convertir. Elle avait sa Bible à la main et son argument principal pour m’amener à la Salle c’était que jamais un Témoin de Jéhovah ne pourrait faire ce que Dutroux a fait. Le jour où je lui dit que Michael Jackson était également Témoin et pourtant suspecté de pédophile, elle a essayé de me gifler. Elle n’a pas pu contrôler le geste. Puis elle m’a dit que ce babouin était envoyé par Satan.


Elle aussi, je suis allé à son enterrement. Avec Sécotine qui l’a toujours loupée de peu et qui rêvait de la rencontrer.


Quand j’ai quitté cet endroit, il y avait toujours le vaillant Monsieur Glouglou qui avait rajeuni de 20 ans depuis la mort de sa femme. Et dans l’appartement de Madame Flonflon, un gentil petit couple de tox avait entrepris de faire connaître leur nouvelle adresse à toutes les ambulances de la région en enchaînant overdose sur overdose.


Quand ils n’étaient pas en train de mourir, ils faisaient la conversation, d’une fenêtre à l’autre, avec la dame italienne.


19 décembre 2003

Au fait, comment va-t-elle ?


John a son petit rituel pour se coucher. A peine est-il désapé qu’il court vers son lit, prend élan sur la tête de sa couche, s’élève quelques fractions de secondes en apesanteur au dessus des draps et crie «I want muscules», espérant qu’un surcroît de force pourrait un jour l’arracher définitivement à l’attraction terrestre. Mais la loi de la pomme d’Isaac rabat infatigablement et obstinément John sur son pieu.


Ainsi, tous les soirs, il se tape au lit via Newton, John.


18 décembre 2003

Allô pHiLo : Nath sonde ma température

… et elle me met la fièvre ! Ecoutez donc son message en cliquant sur l’icône Allô pHiLo ici à gauche…

17 décembre 2003

Croisade de mots - croisements d’hiver

Rappelez-vous… Il y a quelques jours, je montais sur le podium d’Anne Archet, ex-aequo avec le Canadien Christian Mistral et la Bel(l)(g)e Sapho, au terme d’une rude compétition dans la catégorie “Cris d’amok rasé” - les crucifistes du verbe comprendront avant les autres.

Ainsi donc, je gagnai le privilège de voir l’un de mes fantasmes mis en conte-chansonné sous la plume de la plus débridée des blogueuses, j’ai nommé la désharnachée Anne Archet.

Voici le fantasme dont je lui fis part :

Un fantasme rigolo qui revient de temps en temps dans mes rêves consiste à me retrouver nu en féminine compagnie (multiple et également dénudée) dans une calèche molletonnée de partout (comme les chambres pour aliénés en crise dans les asiles). La calèche est tirée à vive allure par des chevaux sur un terrain très accidenté, si bien que les secousses nous font voler dans la calèche tels des grains de riz dans des maracas. A chaque fois qu’une secousse m’envoie entrechoquer l’une des jolies femmes de la calèche, c’est toujours sous un angle qui permet une pénétration “fortuite”. Aucune douleur n’est de la partie, la vision est assez burlesque, les pénétrations sont bien huilées, vigoureuses et respectueuses de la sainte Trinité bouche-cul-chatte.
Tu serais gentille de ne pas flanquer Mistral derrière moi dans la calèche, j’ai un peu mal au cul ces temps-ci, hahaha ! Ou alors, poussons l’amitié Belgo-Canadienne jusqu’au bout et prends dès lors place dans la calèche, toi aussi.

Le conte-chansonné d’Anne Archet est à lire CHEZ ELLE.