Archive du mois de novembre 2003

29 novembre 2003

Matière grise et matière blanche


A l’instant où je rouvre les yeux, mon sexe est si profondément enfoui dans sa bouche que j’imagine mon gland se frayant un chemin entre les deux hémisphères de son cerveau.


Plus tard, lorsque d’un regard complice elle m’invitera à débriefer sa prestation, je lui glisserai :


-Très cérébrale, cette pipe.


27 novembre 2003

Mot d’enfant


Discussion avec un fabuleux petit bonhomme de mon entourage :

Lui  :  Moi vais te faire des bili-bili…
Moi :  Tu es sûr qu’on dit des “bili-bili” ?
Lui  :  Ah… oui…non… Moi vais te tatouiller !

25 novembre 2003

Je roule pour Anne Archet !


N’en jetez plus, c’est finalement Anne Archet, petite mère des peuples, qui ferme la marche de mes huit proxénètes. Me voici donc paré pour un an de blog gratuit. Je vous en remercie infiniment. En prime, voici l’annonce de Sainte-Anne* faite à pHiLo…

Que faire avec 3$ CND ?


Acheter une brique de tofu ?
Le dernier numéro de « filles d’aujourd’hui ? »
Un paquet de condoms parfumés à l’ail ?
Un poster de Plastic Bertrand ?
Un paquet de retailles d’hosties bénies par le patriarche d’Alexandrie ?
Un pot d’onguent contre les verrues vaginales ?
Un bouquet de chrysanthèmes en plastique ?
Du yaourt en tube à saveur de pétoncle ?

Hum… Puisque je n’ai pas d’imagination, j’ai plutôt décidé de devenir la souteneuse numéro 330176191 de Monsieur pHiLoGrApH, mon obsédé textuel favori.


Bises, et joyeux Noël à l’avance…


AA.


*Tiens, n’était-elle pas la mère de la Vierge ? Voilà qui est presqu’un lapsus de ma part. Vade retro, Sigmund !


25 novembre 2003

Une question qui vous concerne…

…enfin qui me concerne, mais je ne suis pas radin.


Quelqu’un a-t-il déjà fouiné dans mes archives par l’interminable colonne de gauche où j’ai placé chaque note en lien ?


Parce que je me demandais si ce ne serait pas plus pratique de proposer seulement l’accès par les catégories. Tenez, je vous les liste ici, vous me direz…



Jeux de langue
Visuel
Sexualité
Introspections 
Observations
Sentences
Pensées
Littérrances
Choses de blog
Divers

24 novembre 2003

Un automne tiré par les cheveux


Le croque mort de la section femmes a deux fonctions :
1. Déshabiller les défuntes ;
2. Dérouiller leurs rigidités cadavériques.
Mais ce vilain bonhomme doit se faire prier pour remplir sa deuxième mission


Moralité : L’effeuille-mortes, ce rat, masse à l’appel.


23 novembre 2003

Les seins de Mlle Blabla


“Ouïe, une capricieuse !”, me dis-je, lorsqu’elle eut fini de me détailler par le menu le guide de l’utilisateur de ses seins.


-Moi je suis moins tarabiscoté, risquai-je, tant que je suis encore dans ton lit c’est que tout est bon.


20 novembre 2003

La face cachée de pHiLo !


Il fut un temps, pas si lointain, où je rêvais de faire connaître au monde entier mes génialissimes bricolages. Google m’ayant remis par hasard le nez au dessus de cette soupe froide, je ne résiste pas à l’envie de vous encombrer de ce souvenir qui n’amusera sûrement que moi. Il s’agit en l’occurrence du descriptif (à tendance humoristique, aïe, aïe) d’un dispositif télé-micro-nyctalo-scopique réalisé à l’aide d’un téléobjectif et d’un webcam désossée. Sachez tout de même que ça marche et qu’à part le style, tout est sérieux !




19 novembre 2003

Nouvelle clepsydre


Je débarque chez M. :
-Il ne faut pas que je quitte après 18 heures, tu as l’heure ?


M. toise le cendrier et estime vaguement le nombre de mégots de joints :
-Il doit être 16 ou 17 heures, pas plus.


19 novembre 2003

La tasse Simpson de Sécotine

-Oui… allô… euh… attends… Je regarde pHiLo qui fait l’autiste devant le micro-ondes. Ou bien c’est mon four qui a une fuite et il est en train d’évaporer sa cervelle ou alors il fait une méchante régression. Tu permets un instant ?


J’entends qu’elle pose le combiné :


-Ohé, pHiLoZinZin ? Ici la terre…


Je décode, mais aucune réaction ne s’enclenche en moi. Je continue de me balancer d’une jambe sur l’autre en regardant une tasse de cacao faire des tours de carrousel 1000 watts. Dans ma vision périphérique, le chiffres verts décroissent.


-Ça va pHiLo ?


Je ne l’avais pas senti venir. En oscillant, je me suis peu à peu accordé sur le cinquième de la fréquence de rotation du plateau tournant. Ça donne ceci : pied gauche, je vois Marge, pied droit Homer, pied gauche Bart, pied droit Lisa, pied gauche Maggie. Puis la séquence recommence mais sur le pied droit cette fois. Sans que rien n’évoque ce thème, le passage de l’anse entre Maggie et Marge me fait penser au faisceau d’un phare marin. Une séquence sur deux, le retour d’un pied sur l’autre accompagne le passage du faisceau.


Voilà pour les données brutes, car dans ma tête, c’est la fête : une intime et délicieuse trigonométrie se mêle à une rythmique mécanico-organico-endiablée et à quelque gentille auto-hypnose hallucinatoire…


-pHiLo, t’es stone ? qu’elle insiste.


Dans les faubourgs de mon champ visuel, le compte à rebours ne décroît plus que sur un chiffre : je remonte les dix marches qui me séparent de mon cacao chaud et du contrôle de moi-même. DING ! Je savais depuis trente secondes au moins que la tasse s’arrêterait là, juste là : anse à gauche, Homer, pied gauche. Je suis de retour.


-Dis, tu te fous de moi ou bien c’est vraiment grave ? m’ultimatume-t-elle.
-Non, que je dis, j’attendais mon cacao.
-Et ta transe de guignol, là, c’était quoi ?


Je me sens en devoir de lui expliquer  :
-Le balancement c’est pour voir à travers les petits trous de la grille parce que si je ne bouge pas, je vois surtout la grille et pas ce qu’il y a dans le four. Puis figure-toi qu’en changeant de pied au cinquième de la fréquence de révolution du plateau…


Elle me fait un signe qui veut dire «t’emballe pas» puis elle retourne au téléphone.


-Allô ? Oui, désolée, c’est pHiLo : il ne voit le four que si il se secoue et il entend radio-révolution dedans, sinon ça a l’air d’aller quand même.


Sécotine, quand elle me suce, j’ai pas fini de jouir qu’elle est déjà à me demander de lui décrire toutes les images qui me sont apparues dans mon petit théâtre érotique. Pour le reste, les histoires que je me raconte, c’est pas trop ça qui l’intéresse.



Question subsidiaire :
Sachant que la tasse est excentrée sur le plateau et que l’anse est dirigée de manière radiale mais centrifuge, dans quel sens (horlogique ou antihorlogique), le plateau du four de Sécotine tourne-t-il ?


Question sub-subsidiaire :
Le changement de pied me permit-il d’accompagner le mouvement du faisceau imaginaire lors de son dernier passage ?


[OLD-COLA, tu te tais et tu laisses réfléchir les autres ;-)]

[Le premier qui inscrit les deux bonnes réponses gagne le droit de m’envoyer sa petite culotte. Ne traînez pas !]

15 novembre 2003

Flying Calbute : une escale au cœur de la grâce


Entre deux entrechats, la douce Z. élève un troupeau mixte qui se compose d’une paire de marmottes blondes, d’un tyranosaurus rex amphibie et d’un T. tout-terrain.


Elle est aussi belle à vélo  qu’en tutu, aussi malicieuse dans son bain  qu’en lotus. Puis j’aime bien ses petits airs sauvages, énergiques et souriants.


Inclinez-vous, chers blogueurs, car la grâce en personne a posé entièrement dénudée aux seules fins de participer à l’Opération Flying Calbute ! Nous nous réjouissons donc de l’étape bordelaise du plus chanceux des caleçons de la blogosphère. Il me tarde…



Cliquer

 

 

15 novembre 2003

A vue de nez


Ça fait clic, ça claque, et re-clic et re-clac. C’est joyeux comme tout, du trot au pas et au trot derechef. C’est jamais pareil mais toujours en mesure.


Quelque fois, un saut, un arrêt, un écart syncopent la cadence. Alors, un instant, la ville en suspens, se tait et attend…


Le rythme reprend.


Ce pas de dame en talons métalliques raconte une allure, deux mollets dynamiques, des enjambées de style, un chaloupé nerveux. J’entends également, jusque dans mes paumes, le bout de ses seins –tel un chef d’orchestre– marquer le contretemps.


Ça fait clic, ça claque, et re-clic et re-clac, je vois ce que j’entends sans jamais regarder. Les chauves-souris m’épatent.


13 novembre 2003

Nippe lune, Nîme oint


Pour convaincre le très obstiné Monsieur Ontre, Mademoiselle Illia n’a que deux solutions : soit elle le gruge, soit elle lui prodigue une nouvelle formation mais aucune option n’est pleinement satisfaisante.


Moralité : Illia dupe ou rééduque Ontre.