Archive du mois de mai 2003

30 mai 2003

Une érection qui dure, qui dure…


Je ne sais plus à quel âge j’ai eu ma première érection.
Mais dès qu’elle sera terminée, je vous ferai signe.


28 mai 2003

Quoi ma gueule ?

Il y a quelques années, je me suis fait tabasser par deux (ou trois ?) jeunes cons. Quand j’ai repris mes esprits, mon premier réflexe fut de contrôler l’état de ma mâchoire.


Dieu merci, mes dents n’avaient pas trinqué.


Quand j’ai pu me relever, après m’être dégagé des yeux les deux gros caillots qui pendaient de mes arcades, je me suis regardé dans une fenêtre et j’ai conclu que ma citrouille n’était pas trop amochée.


Dieu merci, ma mauvaise foi était intacte.


28 mai 2003

À tomber par terre…

Au pays des cyclopes, les borgnes sont aveugles.


27 mai 2003

Paradoxe ?

J’aime bien attendre.
Ça me rappelle que je suis un impulsif.
Et que je me maîtrise magistralement.

27 mai 2003

Bouillabaisse intérieure

Dites, il n’y a pas comme une odeur de nez, ici ?

27 mai 2003

En moi. J’y suis j’y reste…

J’ai souvent l’impression d’être un usurpateur. Où que je sois, je n’y suis jamais vraiment. Rarement impliqué par ce que les autres ou la vie en société m’offrent à cogiter.
Pas suggestible pour un poil.
Ne m’hypnotisent que mes projections.
Au figuré.
Au propre surtout.

25 mai 2003

pHiLo and the moulin à philosopher

24 mai 2003

Une main de suif dans un gant de couenne

Je vivais alors en Espagne dans ce coin de sud cerclé par le désert, la réserve naturelle de Cabo de Gata et une Sierra Alta-je-ne-sais-plus-quoi. Les pieds dans le Grand Bleu.


J. me présente Don F. alias Don Gordo, mon futur (ex-)directeur. Il fallait voir le mastodonte : les bras presqu’à l’horizontale bien qu’au repos, une ceinture dont la conception dut impliquer le savoir de géomètres et de grutiers, des godasses à une vache la paire… vous voyez le topo ? Et le pompon : cinq chevalières par main. Des doigts monstrueux. Gros comme des andouillettes.


En lui serrant la paluche je me dis deux choses :


1. Une baffe et je suis en orbite.


2. Mieux vaut l’avoir comme directeur que comme proctologue.


23 mai 2003

Pause déjeuner divine

Une jeune louve qui me traite de macho et deux lionnes qui argumentent serré pour me défendre… Le déjeuner fini, une tentative m’échappe, entre la farce et la provoc’ :


- Maintenant que tout le monde est chaud, on se trouve un hôtel pour une partie à quatre ?


L’une a tenté de se composer un air encore plus offusqué, l’autre a ri.


La troisième a regardé sa montre…

21 mai 2003

Tout s’explique

1992. Aéroport d’Istanbul. Hall des arrivées. Au moins 30 degrés. La porte à tambour délivre, par intermittence, quelques quartiers d’air épais. Chaque claquement du timbre humide soulage la file d’un individu. Le rythme syncopé de cette folklorique orchestration conditionne un mutisme collectif et des regards paranoïaques. La plupart des arrivants sont des touristes en bob, arborant consciencieusement leur petite sacoche Bosphorus Airlines, comme un second passeport.


A mon dos, un sac de sport en coton rose filtre la bouteille d’eau qui s’y est éventrée. Ça fait plic-plic derrière moi et je sens bien que la couleur de ce sac me désigne comme la première personne à cannibaliser au cas où nous devrions survivre quelques mois sans nourriture dans ce hall.


Une contrefaçon de général bolivien arrive par le côté et désigne la flaque qui s’agrandit derrière moi.


-Uçurk täreik Muçnur Erwëk, me dit-il amicalement dans un anglais bien de chez lui avant de s’effacer derrière une porte de service.


Il y eu comme un sourire entendu entre les bobs à sacoche. Comme s’ils avaient traduit le sabir –pourtant sympathique, mais incompréhensible– du bonhomme en l’expression de leur désapprobation à peine tacite de mon existence. J’oublie peut-être de préciser qu’à cette époque je présentais de surcroît tous les symptômes d’une post-adolescence chaotique : cheveux longs, pyjama tout-terrain, chaussures à la Chaplin, chemise bombée de sigles plus ou moins sensés, sans compter la quincaillerie de pendentifs qui s’était approprié mon corps par des chemins divers.


Il n’empêche. A force de répétition, ce genre de consensus discriminatoire en victime duquel j’aimais à me poser, au moins expérimentalement, aurait pu générer chez moi une haine aveugle de l’autre.
Mais j’ai voulu voir grand.
Alors je suis devenu misanthrope.

20 mai 2003

Pour celui qui pue des pieds…

Quand il ne met pas le déo, il y a débat.
Quand il retire ses bas, il y a des “oooh !”

19 mai 2003

Allez comprendre…


J’ai tout pour être heureux.
Et pourtant je le suis…