Archive de la catégorie 'Sexe'

20 avril 2009

Londres sans toi

Dans ce train qui roulait sous les poissons, personne n’a mis sa main dans mon caleçon sous les yeux effarés des voyageurs. A Saint-Pancras, personne ne m’a poussé jusqu’aux toilettes pour me déferler le gland de slurps et de gloups. Dans le cab rose vers Hyde Park, personne n’a dénudé ses seins pour les habiller de mes mains aux seules fin de faire rougir le taximan. Et dans le London Eye, personne n’a entretenu sur ma personne 45 minutes de trique à la seule force de la suggestion érotique, certes secondée de délicats pincements de mon sexe à travers mon pantalon.

Je crois bien que tu m’as manqué.

28 février 2009

L’œuf et le chihuahua

– Jamais ? que je demande.

Elle ôte ses chaussures de jogging, glisse les mains sous son sweat-shirt trempé.

– Ou alors je ne m’en souviens pas, dit-elle en dégrafant son moniteur cardiaque.

Dans le silence et la retenue qu’impose ce genre de confidence, je repasse dans mon esprit tous les récits de fornication délurée qu’elle m’a faits depuis que nous courons ensemble et je m’efforce d’y intégrer cette nouvelle donnée : mademoiselle ne jouit pas. Jamais.

– En fait, reprend-elle, ça se passe toujours de la même manière. J’ai l’impression de prendre le bon élan, de poser le pied au bon endroit, de prendre une bonne impulsion, d’adopter le bon angle d’envol, de me courber de la bonne manière et, à chaque fois, je m’imagine qu’à l’instant d’après, je vais m’enrouler comme il faut au-dessus de la barre et déplier mes jambes au bon moment pour réussir le grand saut et ben non, il y a toujours une phase où tout s’accélère et où tout s’effondre violemment : moi, la barre, les piquets, tout !

Derrière elle, les trophées, médailles et autres macarons qui attestent sa capacité à bondir largement par dessus-moi sans même me décoiffer, me semblent tout à coup bien ternes : profite-t-on vraiment de sauter aussi haut, lorsque l’on ne parvient pas à s’envoyer en l’air, même seule ?

***

Donnez-moi une épingle à cheveux et j’irai, comme armé de mille épées, combattre tous les dragons de la terre : les belles insatisfaites réveillent mon âme chevaleresque.

Mais que de déconvenues m’attendirent entres les grandes jambes souples de cette sauterelle et je vous promets que ce ne fut pas faute d’y mettre du cœur, des poumons et de la bidoche. Ni doigt ni langue ni bite n’y firent ce que, je le constatais, chaque cellule de son âme appelait de ses spasmes. Car toujours elle s’effondra juste avant que de. Elle, la barre, les piquets, tout !

Mais j’ai l’âge d’avoir appris la modestie. Nous autres, hommes, sommes bien peu de choses, –et il est parfois long de s’en souvenir– face à un simple vibrateur.

***

Quand je suis arrivé, elle était prête, comme à chaque fois, pour aller courir. Je l’ai coincée ventre au mur et tandis que je me collais en cuiller à son corps interminable, je glissai ma main par-devant, sous son lycra. Et hop ! Deux petites boules de geisha, ni vu ni connu, bien fourrées dans sa chatte.

Top départ pour un petit trot dans la campagne.

– Tu sens ? que je fis.
– A mort ! qu’elle fit. Ça cogne dans tous les sens et ça résonne dans tout mon ventre.
– Alors tais-toi et cours.

Après quelques minutes, elle prit son air de chienne qui va m’arracher une oreille.

– Non, on court encore !

De retour de notre petit parcours santé, mademoiselle Jimini Cricket avait les pommettes plus roses qu’à l’habitude et la pupille plus folle.

Ni une, ni douche, je la désape et me désape et mêle mon jus à son jus. Je la bascule… chwipsss, chwopsss, j’extrais les boules de geisha.

Côté vibrateur, j’ai une tendresse toute particulière pour un tout petit joujou frénétique de la taille d’un œuf de caille. Il ne fait pas grand bruit, rentre partout et en sort tout aussi gentiment, complète agréablement les minettes, pimente sans sourciller un coït de facture classique, prend sa place de deuxième larron lors de la sodomie, bref, un joujou polyvalent et d’une efficacité redoutable bien qu’il ne paie pas de mine.

La fille, j’y ai foutu un coussin sur sa tête. Un gros. Puis j’y ai mis ses bras autour du coussin. Puis j’y ai leché ses sels, partout sur sa peau. Puis j’ai concentriqué et j’ai spiralé, et j’ai fini avec ma langue qui ne lui passait plus que d’un trou à l’autre. Et elle disait que c’était bon et que rien que ça, elle avait jamais connu et j’y disais de la fermer sinon j’allais m’enerver.

Alors je me suis énervé quand même et je l’ai truffée à coups de bite, toujours d’un trou à l’autre et quand j’ai vu qu’elle en pouvait plus et que quand même elle pouvait pas, alors j’ai sorti mon œuf de caille et j’y ai appliqué à côté de son bouton de femme qui sait pas jouir. Bien, bien, bien à côté, d’abord. Puis un peu plus près, puis, encore plus près et je fis comme Zénon avec sa flèche, qui la relançait après chaque tir à la moitié de la distance qui la séparait de sa cible, histoire d’y mettre un temps infini sans jamais cesser de m’approcher.

Lorsque je la jugeai prête à passer au dessus de la barre sans la faire tomber, je pris sa main, la guidai pour qu’elle prenne le contrôle des opérations vibratoires, récupérai ma bite et mes claques et méloignai à pas de loups en lui susurrant :

– A partir de là, y’a plus que toi que ça regarde.

***

Quand je sortis de la douche, j’entendis des cris de chihuahua que l’on étouffe. Il paraît que nous sommes amis pour la vie désormais.

22 décembre 2008

Un point pour moi, balle au centre

Moi : Je veux plus que ton bien, je veux mieux que ton bonheur, je veux… ton extase orgasmique.
Elle : Tu veux me baiser, quoi.
Moi : Ne ramène pas tout au sexe, je te prie.

18 décembre 2008

A celle qui ne met pas d’eau dans son vin

Moi : Ça va faire combien de temps, qu’on se connaît… un mois ?
Elle : Oui, un mois.
Moi : Et en un mois, on a baisé combien de fois ? En arrondissant à 10 unités près, disons 10 fois ?
Elle : pHiLo, nous n’avons jamais baisé ensemble !
Moi : C’est ce que je dis : en arrondissant à 10 près, nous avons baisé 10 fois. Mais moi, je regarde le verre à moitié plein.
Elle : Il n’est pas à moitié plein, le verre, il est complètement vide. Et d’ailleurs, je ne bois jamais dans le verre des autres.
Moi : Ne dis pas…
Elle : Je te coupe : je dis « Fontaine » si je veux et je ne bois que du vin.

22 septembre 2008

Je ne suis qu’un voyageur de commerce

Voilà pas le troisième aller-retour de ma main sur ses reins que sa peau, jusqu’alors de Téflon™, vire à l’humus chaud, engluant ma paume, épaississant de la sorte nos pensées au point que ces dernières, peu à peu, cessent d’être respectives.

Y’a des filles, à peine tu les envisages au bout de ta bite, déjà il fait tropical dans leur chatte. Elle, je mets mes couilles à découper en julienne qu’elle a, à cet instant précis, le fri-fri sur le 23ème parallèle.

Dénudez-moi dix centimètres carrés de femme, pas trop euclidiens si possible, et aussitôt mes doigts s’attaquent au problème du voyageur de commerce. Vous le connaissez, le problème du voyageur de commerce ? Vous choisissez quelques villes sur une carte, puis il faut trouver le chemin le plus court qui vous ramène à votre ville de départ en passant une et une seule fois par chacune des autres villes. Depuis l’Antiquité, on ne l’a pas encore trouvé, l’algorithme qui permet à coup sûr de s’épargner le calcul de chaque solution possible.

C’est ça que j’aime, moi, cette idée que chaque essai est une solution possible et que tant qu’on n’a pas épuisé toutes les solutions possibles, le mystère reste entier. Cela ressemble à ce que je sais de la chair et des sentiments. Et sans conteste, oui, dix innombrables, dix incommensurables centimètres carrés de femme sont déjà territoire de mystère. Aussi, du bout des doigts s’il le faut, ou de mon corps tout entier, je teste des chemins sur ce vallon de corps dénudé.

Erotisme et mathématique procèdent d’une même foi en les effets tangibles de l’abstraction, tel est l’état de ma réflexion lorsque mon sexe se voit vêtir d’une cape de joue, d’un foulard de langue, d’un chapeau de palais, d’un pompon de luette. Paré pour une randonnée alpine.

Qui mieux qu’un voyageur de commerce sait combien le chemin est court entre les Alpes et les Tropiques ?

2 juin 2008

Clic-clic-cli-clic-clic-clic-clic (Aïe-cul)

J’ai ma queue par où tu chies
L’on appelle ça “sodomie”
Entre tes fesses je gigote
Le cliquetis ? C’est tes menottes.

22 mai 2008

La guirlande

– Tu reprends la même chose ? qu’elle demande.

J’y fais un regard tellement appuyé quelle manque basculer de son tabouret :

– Et si l’on passait à quelque chose qui fait vraiment tourner la tête ? que j’abats.

En une fraction de seconde, la moitié de son front disparaît, mangée par ses yeux qui flouffent comme des air-bags… Deux grands O sur son visage : Oui, Oui.

Tu penses à quoi ? s’assurent ses sourcils. Je pense à nos liqueurs intimes ! confirme mon menton. Là, maintenant ? minaudent ses paupières. Toudswitt’ ! fait ma main qui heppe le barman en quête d’addition.

Nous surfons sur Liège inondée. Il drache des gouttes blindées, les égouts de la place Saint-Lambert éjaculent à flux tendu des bouillons de la taille d’un homme et le passage sous les quais de la gare du Palais ressemble au rivage d’Ostende façon 1920, peuplé de gens –on dirait des familles– aux pieds immergés jusqu’à mi-mollet, pantalons retroussés, tenant leurs chaussures à la main.

Elle m’enlace en accolade :

– T’es plutôt large d’esprit comme mec ?

Je sonde ses grands yeux coquins… Mais ! Ma parole ! Cette poupée est déjà en train de baiser, elle prend de l’avance ! Nous traçons de grands V dans les couloirs flottés de la gare, il reste encore 20 minutes avant d’arriver chez elle et, à mon insu, nous baisons déjà, dans le film qu’elle se fait par anticipation !

Alors je sème pour son imaginaire :

– Devine…

Le train, enfin, nous wachote en tous sens, égoutte de nos habits ce que l’excitation n’a pas encore vaporisé. Tandis qu’elle dégonde la porte de son appartement, je la désape, me désape, on est à poil quand son chat vient roucouler pour dire boujour.

La fornication, vous connaissez ? Mais si, allez, cette activité sociale et récréative à caractère jubilatoire à laquelle l’on s’adonne avec passion et légèreté, puis que l’on relate avec la superfétatoire exhaustivité du géomètre. Et bien, soyez charitables, veuillez accepter ici et de confiance un [bon pour un récit de copulation d’honnête facture].

Je vous laisse visualiser…

Ça y est ? Je peux continuer ?

Se faufile alors entre nos corps fumants et souriants, la question, que dis-je, THE couèstchieunne : on remet le couvert ?

– «Large d’esprit» tu disais, pas vrai ? me remémore-t-elle, en guise de réponse, avec un petit sourire qui me laisse l’impression d’avoir signé sans lire l’annexe, au verso, tout en bas, en petits caractères pâles.

D’un saut d’un seul, elle m’enjambe, enjambe le lit, vole légère à travers la chambre et, fouraillant dans le tiroir de sa belle-de-jour :

– pHiLo, laisse-moi te présenter Peggy.

Elle extirpe ce qui m’apparaît de prime abord comme une… guirlande à trois godemichés. Puis elle dispose une lanière, en dénoue une autre, enfile une cuisse ici, puis une autre là… Oh ! La voilà qui se fourre un des godemichés dans la chatte ! Une petite dozette de lubrifiant et hop ! l’autre dans le cul, sapristi ! Tiens, tiens, tiens, elle boucle une boucle autour de sa taille, clipse une fermeture à pression, resserre une sangle ajustable… Mazette, cette guirlande n’est définitivement pas une guirlande et le troisième gode n’est manifestement pas pour elle.

– Agenouille-toi, mortel ! qu’elle m’intime, non sans enclencher les trois vibreurs de son engin intersidérovaginorectal à variotransfourneur asymptotique en phase dure.

Ainsi fus-je initié aux insondables délices de Peggy-la-ceinture-à-pegging, d’un bout à l’autre de ma largeur d’esprit… Et croyez-moi, il n’est besoin ni du Braille, ni du morse pour comprendre ce qu’il y a à comprendre de ces trois points de suspension : j’ai pris mon pied comme rarement, à grands coups de pilon dans le cul.

2 avril 2008

Avant la fonte

La fille insère dans chacune de ses oreilles une petite dragée blanche et, d’un pouce qui tourne aussi scientifiquement que le mien lorsque je me branle à travers mes poches, sélectionne l’ambiance musicale qui allégera son inertie pour la séance à venir. Pîîîp, c’est parti, la voilà qui se déhanche à rythme soutenu sur son escalier à rester au rez.

Face à elle, en état de transparence maximale, je mange mes 10 kilomètres de ski de fond sur poudreuse magnétique, position 8.

Dans une salle de sport, le grand effort permet cela, la transparence. Faites-vous suer pour du vrai, avec engagement et conviction, et plus aucune fille ne s’offusque des regards que vous posez sur elle. Pourtant, croyez-moi, les souris qui s’en viennent crâmer indoor leurs éternels et fantasmatiques 3 kilos en trop, elles ont la peau sensible au moindre cillement dirigé vers elles.

Je ne manque donc rien de son cou qui se tend, de ses épaules qui se creusent de fins sillons, de ses seins qui prennent fièrement la houle, de sa bouche qui appelle, qui appelle… appelle-t-elle mes baisers ?… non, rien que de l’air, beaucoup d’air. Et mes yeux ne se détournent d’elle que pour mieux la retourner : les murs sont tapis de miroirs, me donnant à voir le meilleur d’elle-même.

J’entends par-dessus mon souffle ce petit roquet mal battu de Raphaël. Je me demande, petit a, comment il est possible d’avoir à la fois un aussi joli petit cul et d’aussi pathétiques goût musicaux, petit b, comment il est possible d’avoir à la fois un aussi joli petit cul et l’envie de le faire fondre.

Car oui, les steps, pour les filles, cela veut dire fonte des fesses.

Aussi, n’attends-je point le dégel : avant que nos cœurs ne trouvent le repos, je m’affaire dans le jacuzzi à lui placer une demi-livre excédentaire, bien réelle cette fois, dans son si joli petit cul.

3 février 2008

Diversion écossaise

Tu sens bon l’odeur de l’hiver ramené à dos d’humain dans une pièce chauffée. Il en vient de chaque bâillement de ton manteau, il en vient de tes cheveux, il en vient de tes moufles, il en vient encore de la petite culotte en épais coton que tu poses sur ma table de nuit.

Et ton visage de craie qui vient manger la chaleur de mes lèvres, est-ce pour faire diversion ?

Car en moins de temps qu’il n’en faut à la dame de la radio pour dire qu’il fera un temps de saison ce 3 février, j’ai ma queue au chaud en toi et mes couilles rafraîchies par tes fesses.

9 janvier 2008

Le ménisque

Ses hautes guibolles arquées ajourent le paysage urbain d’un délicat ménisque où le temps paraît comme avancé d’une saison. Danse sa silhouette parmi la silencieuse fraîcheur de Liège, son pantalon-fuseau, bruissant d’entre ses fesses seulement, dicte à l’hiver sa place et promet le printemps à qui sait en gagner la perspective.
Je ne suis pas homme de foi, et j’aime à confronter aux sens les troubles qui adviennent par l’esprit. Et si vous savez bien dire ce que les femmes savent bien entendre, elles se font volontiers alliées à vos quêtes.
Aussi prenez vos tables des travaux et des jours et notez sur ma parole que le redoux sera torride.


(Magasin le plus proche, premier rayon désert)
22 octobre 2007

En toi

Je m’endors, l’épaule emboîtée à ta hanche, l’oreille collée à ton nombril. Est-il une autre femme, d’ici à tout là-haut, qui autant que toi, ait l’amour de reporter son souffle à plus tard pour ne point trop me houler ?

Tu fermes tes paupières, où se trouvent consignées toutes les beautés de ton monde, pour y lire Verlaine. Et Verlaine, par ton ventre murmuré, de toi digéré, me gagne comme une montée cannabique. Quand mille je connais ne rapportent de Verlaine que sons et consonances, ou pire, sens, tu me l’offres à respirer, à ingérer, à injaculer.

Tu me confies pour la nuit ton Verlaine, qu’au réveil demain, je te rendrai, rangé à sa place.

Dans ton ventre, mais chacun sa méthode.

12 octobre 2007

La pipe thaïlandaise – ou comment avoir la frite

Une marée de lave gagne mon sexe. A la radio, on annonce que la Belgique entame son 120ème jour sans gouvernement et que si ça continue le pays va imploser.

Sécotine, elle aime ça, me sucer à la thaïlandaise : quelques grains de riz cru sur la langue, la bouche régulièrement baignée de thé à la menthe bouillant, elle me promène en orbite au gré de ses lapées glougloutantes, slurpantes, shuipantes, gluxantes… Ô ce délice de chaleur quand sa bouche sur ma bite s’abat, aussitôt suivi d’un irrésoluble paradoxe mentholé, frisquet jusqu’à l’os de l’âme… Puis le riz sourdement roulé sur le gland, croyez-moi, ça déclasse le piercing dans la langue.

Et tandis que Sécotine m’inonde d’Orient (pour être exact, la vraie pipe thaïlandaise, c’est à la liqueur de menthe, mais réservez donc cela pour le soir : se faire sucer par une gonzesse qui a le pif couperosé dès le réveil, ça pourrait vous chnouiller la désirance), je me dis que je tiens là une occasion unique de vous proposer un peu d’exotisme sur ce blog : 120 jours sans gouvernement, ça vaudrait le coup d’en savoir un peu plus sur cette Belgique que nul, pas même le Belge, ne connaît. Right ?

Ainsi, à venir dans ces lignes : qui sont les Belges et pourquoi la Belgique n’est pas près d’imploser. Stay tuned !