Archive de la catégorie 'pHiLo fait cours de...'

29 octobre 2007

pHiLo fait cours de Belgique - #1 Préhistoire et Antiquité

LA PRÉHISTOIRE DE LA BELGIQUE

Vous oublierez aussitôt après l’avoir lu qu’en plein milieu du Paléolithique Inférieur, soit un peu moins qu’il y a un million d’années, des silex taillés retrouvés dans la Montagne Saint-Pierre, à Haccourt près de de Liège, attestent l’existence des tout premiers Belges-des-cavernes. Si l’on s’en tient aux preuves archéologiques, ces branleurs mettront environs 400.000 ans pour descendre de la montagne et s’installer, désormais armés du feu, dans la charmante et pittoresque vallée de la Meuse.

Vers -250.000, déjà réactifs aux moindres soubresauts de la mode internationale, les Belges se neandertalisent. L’un des derniers gourous de cette longue vague néandertalienne sévissait encore il y a 30.000 ans ; il s’agissait d’un individu de sexe masculin, de corpulence moyenne et râblée, âgé de 23 ans, connu dans le milieu sous le nom de «L’Homme de Spy».

Après cela, le Neandertal devenant has been grave, c’est le Belgo-Sapiens qui tient désormais le haut du galet. Au Néolithique, on le retrouve en train de tailler du silex à Spiennes. L’archéologie nous enseigne qu’il exploita ce lieu dès -4000 et ce, pendant plus de 3000 ans, c’est dire si le Belge est opiniâtre quand il tient un bon filon. Entre temps, en -1750, un mardi vers 11 heures, pris d’un besoin urgent, inaugurant un nouvel âge, le Belge coule son premier bronze. Une sorte de méconium si vous voulez.

Mais laissons les selles à la fosse septique et venons en aux Celtes et à leurs faux celtiques (les serpettes - Tsss, faut tout vous expliquer, bande de serrés du pète) qui peuplent nos contrées vers -500 et dont les luttes intestines pousseront ce tout petit cloaque qu’est la Belgique à déjà se scinder en de nombreuses tribus. Vers 150 avant Jean-Casimir de Nazareth, une chiée de tribus se partagent le bousin. Parmi eux, vous vous souvenez sûrement des Eburons et des Ménapiens, mais il y en eut d’autres, tels les Nerviens, les Aduatiques, les Trévires ou les Morins.

OÙ LA BELGIQUE ENTRE DANS L’HISTOIRE
Ce que le Belge sait de plus glorieux sur lui-même, il prétend le tenir de la Guerre des Gaules, mais en vérité, fainéant et mal renseigné comme il est, il s’est contenté de le lire dans «Astérix chez les Belges». Or Astérix est un Français et chacun sait, sauf le Français, qu’il n’y a pas plus con qu’un Français pour parler d’un Belge. Ainsi, la phrase de Jules César prétendant que «De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves» est passablement mal interprétée.

Voici la citation exacte dans son contexte.

Horum omnium fortissimi sunt Belgae,
propterea quod a cultu atque humanitate Provinciae longissime absunt,
minimeque ad eos mercatores saepe commeant,
atque ea quae ad effeminandos animos pertinent important ;
proximique sunt Germanis qui trans Rhenum incolunt,
quibuscum continenter bellum gerunt.

Les plus forts de tous [les peuples de la Gaule] sont les Belges,
parce qu’ils restent très éloignés de la culture et de la civilisation de la Province [Romaine],
et parce que les marchands viennent rarement chez eux,
et [donc] n’introduisent pas ce qui contribue à efféminer [=ramollir] le courage ;
[et enfin parce que] ils sont proches des Germains qui habitent au-delà du Rhin,
avec qui ils sont continuellement en guerre.

Ainsi, le Belge de Jules César est avant tout une brute épaisse, endurcie par son inculture et son habitude du combat. Quand on sait combien Jules César se plaisait à faire l’apologie du vaincu pour glorifier ses propres victoires, l’on se rend compte combien nous, Belges, partions avec un handicap dans la course à la culture et à la civilisation. C’est qu’il était perspicace, le Julos : aujourd’hui encore le Belge dispose d’un système d’enseignement parmi les plus médiocres (mais les plus syndiqués – vague héritage de l’habitude du combat–) d’Europe. Les Wallons, en particulier, constituent le peuple du monde qui maîtrise le moins bien sa langue maternelle. Il suffit d’assister à une réunion syndicale d’enseignants pour se rendre compte qu’il s’y trouve un nombre absolument stupéfiant de réels analphabètes, incapables de parler ou d’écrire sans fautes. Ce n’est pas pour rien que l’on trouve en Belgique les meilleurs grammairiens de la langue française (dont Grevisse et Goosse pour ne citer que les plus célèbres) : c’est parce que nous en avons vraiment besoin.

Si l’inconscient collectif des francophones de Belgique révèle autant de complaisance à l’égard de Jules César, c’est qu’il fut le premier, et hélas le dernier à nous laisser croire que la Belgique pouvait être la composante d’un tout grandiose, pérenne et homogène : la Gaule. Il ne faudra attendre qu’Auguste pour déjà voir la Belgique faire partie d’un plus petit tout, la Gallia Belgica, certes plus grande que la Belgique d’aujourd’hui, mais les siècles qui suivirent ne firent qu’accentuer la tendance au morcellement, si bien qu’un beau jour, il fallut recoller mille royaumes, duchés et autres principautés microscopiques pour parvenir à faire un pays qui ne serait rien plus que… minuscule.

* * *

A suivre : le Moyen-Âche, une fois !

Dans les prochains épisodes, vous apprendrez, dans le désordre,que :
- Après la chute de l’Empire, les Romains mettront plus de 1500 ans à revenir en nos contrées, profil bas cette fois, tellement bas qu’on les enverra chercher le charbon dans nos mines… ce dont ils se vengeront en inventant Claude Barzotti et les embouteillages de Fiat, klaxxon coincé en position «Le soleil bri-bri-brille», une fois tous les quatre ans à l’occasion de la coupe du monde de Coup-de-boule-comment-tu-parles-à-ma-sœur.
- La Belgique n’est ni la fille ni la petite sœur de la France, mais sa mère ! Oui, bande de troufions d’outre-Quiévrain, sa mère !
- La Belgique, plat pays, est le passage rêvé entre le nord et le sud de l’Europe, d’où sa grandeur et sa misère… sa raison d’être et de ne pas être à la fois.
- Et encore mille détails qui vous permettront de comprendre pourquoi moi, Belge affranchi de ma belgitude, je jouis comme vous respirez.

25 avril 2006

Philo fait cours de clito pour les femmes

En lisant cet article tellement commun (via Sapho), je me suis dit qu’il était temps qu’un chouette mec comme moi vous apprenne quelque chose sur votre clitoris, mesdames et oiselles. Car tout cougnoucoucou que je suis, je ne suis pas le quart d’une biesse question turion.

Puisque l’article que vous n’irez pas lire posait la question en omettant d’y répondre, fixons l’échelle de notre propos : quelle est la taille de votre clitoris ? Posez-vous vraiment la question et souvenez-vous de la réponse, j’aimerais que vous l’inscriviez en commentaire.

Un millimètre ? Cinq millimètres ? Un centimètre ?

Votre clitoris, mes oiselles, est un oiseau dont vous ne connaissez bien souvent que le bec en forme de bouton et qui plonge en vous ses ailes d’une envergure de 18 centimètres environ ! En effet, votre petite perle rose n’est que la partie émergée d’un bouillant iceberg.

Sous la pointe visible de votre clitoris se trouve un prolongement conique de la taille d’une phalange de pouce. Au bout de cette phalange, deux extensions (de neuf centimètres chacune) plongent en vous pour chevaucher votre vagin de part et d’autre, ancrées à quelques millimètres de la fin des muscles qui contrôlent l’intérieur de vos cuisses. Ces deux extensions, érectiles autant que le clitoris, sont reliées entre elles par deux bulbes, bouclant ainsi, par le haut et par le bas, le siège du vagin.

Et si l’on vous a dit que les hommes étaient incapables de pisser pendant l’érection, l’on vous a par deux fois menti. La première fois parce que si un homme est prêt à en foutre partout, il pissera sans problème après s’être exercé au découplage mental du muscle idoine. La seconde fois parce qu’en vous disant cela, on vous a laissé croire que vous, par contre, vous pouviez. Et bien non. En tout cas pas mieux que les hommes.

Je vous vois venir, vous allez me dire que je n’y connais rien, que vous, vous arrivez très bien à aller pisser au beau milieu d’une partie de jambes en l’air. Oui, mais vous débandez plus vite que nous. Votre clitoris (en forme d’éperon si vous le considérez dans sa globalité), épouse au passage votre urètre sur trois «côtés» (270 degrés, quoi), si bien que, lorsqu’il est gorgé de sang, il vous compresse le conduit, vous obligeant à procéder au même découplage musculo-mental que les hommes si vous voulez lâcher la douche d’or. Essayez donc de pisser pendant qu’un mec habile vous fait une vraie bonne minette. Faites ça dans la baignoire si l’idée de compisser votre couche vous inhibe. Vous n’y arriverez pas sans une bonne petite gymnastique myo-cérébrale.

Passons à présent aux exercices pratiques. Vous avez besoin d’un doigt avec, à son bout, une personne avec qui vous partagez une intimité parfaitement libérée. Genre pas votre mec par exemple. Plutôt votre amant. Ou votre bonne copine du club de hockey sur glace.

Pourquoi pas votre doigt à vous ? Docteur pHiLo vous répond. Il y a quelques années, j’ai lu les résultats d’une étude très poussée sur le chatouillement. Elle mettait en évidence le fait qu’il est absolument impossible de se chatouiller soi-même. Au point qu’une machine à chatouiller mécanique produit l’effet voulu si c’est une autre personne qui la commande, mais pas si le cobaye l’actionne lui-même (une exception cependant : lorsque la chatouille mécanique est différée de quelques secondes par rapport à la commande d’exécution. Soit.) Ceci pour dire que, à vous toute seule, vous ne serez pas en mesure de ressentir aussi subtilement que possible les choses par l’intérieur si vous utilisez vos propres doigts.

Première mise en évidence : le prolongement conique du clitoris
Faites-vous gonfler le clito de la manière qui vous convient le mieux. Le niveau d’excitation désiré doit être au moins votre niveau de croisière lors d’une minette à l’hôtel, vu ? Lorsque vous êtes bien lancée, allongée sur le dos en position gynéco pas trop ouverte, demandez à votre complice (en position de minette du missionnaire, dirons-nous) de placer ses deux pouces et ses deux index autour de votre clito, à un centimètre et demi environ, de part et d’autres de l’axe de la vulve. Ses doigts doivent se trouver plus ou moins dans le creux des grandes lèvres, à la limite entre le rose et les poils, quoi. Demandez-lui ensuite de presser légèrement ses doigts, en pinçant doucement les deux couples pouce-index, un peu comme pour percer un gigantesque point noir… mais ultra mollo. Si vous ressentez une douleur, demandez-lui d’ouvrir un peu plus ses doigts pour la position de départ. En jouant par petites pressions lentes, légèrement progressives dans leur rapprochement sous le derme et menées pour ne jamais provoquer de douleur, en s’approchant tout de même de la sur-sensibilité qui précède le «Ouïe, je sens que ça va faire mal» : vous allez sentir se dessiner, sous la pointe émergée du clitoris une résistance en profondeur. Si vous avez pris le soin de faire cet exercice vous-même auparavant et à froid, vous allez pouvoir comparer mentalement la perception de cette zone et vous apercevoir petit à petit que le prolongement interne est bel et bien à portée de sens. A vous de répéter l’opération souvent pour arriver à vous figurer de plus en plus concrètement sa forme. Vu du mec, la palpation dessine une résistance interne de la consistance d’un mamelon qui serait située à un centimètre et demi sous la peau lorsque la pression des doigts est maximale. On ne le pince donc pas à proprement parler, mais on sent que le derme «roule» sur quelque chose.

Deuxième mise en évidence, les deux extensions de 9 cm

Lubrifiez abondamment l’index et le médius de votre partenaire au KY et, en position de minette du missionnaire toujours, hoppez-vous ses deux doigts (du verbe «hop !»), à froid, côté ongle vers le bas. Paume en l’air, quoi.

Toujours à froid, demandez-lui de vous palper le revers de l’os pubien, là où le vagin est ridulé comme le palais des chevaux (pas le palais où vous vouliez être la princesse des canassons, ma grande nunuche : leur voûte palatale, dans la bouche !). Tandis qu’il vous masse, donc, partant du haut et lissant le revers de l’os en descendant comme un essuie-glace, toujours du même côté, faites-vous chauffer le clito de manière lente. Si votre complice est trop efficace à la minette, faites-vous gonfler au doigt. Vous devez prendre le temps de sentir le sang arriver dans votre vulve. A mesure que vous percevrez les subtiles tensions qui s’opèrent dans les premiers centimètres de votre vagin à cause de l’excitation, bloquez votre diaphragme, voûtez les reins, tirez les épaules en arrière et bombez les seins vers le haut pour creuser le ventre à la Bo Derek (et envoyez-moi la photo souvenir, c’est l’une des poses qui m’excitent le plus, héhé). Lorsque vous êtes en extension maximale, à l’aide de vos paumes, compressez votre bas-ventre en le «lissant», c’est-à-dire en repoussant la chair depuis la ligne de l’élastique de la culotte vers l’os pubien. Là, vous pouvez appuyer sacrément, car c’est la pression diffuse sur toute la zone du bas-ventre qui va vous permettre, par l’intermédiaire des doigts de votre complice (qui opère, lui, une pression inverse et plus ponctuelle), de percevoir et de visualiser mentalement le cavalier érectile qui chevauche votre vagin en profondeur.

A nouveau, c’est en procédant par comparaison entre l’état au repos et l’état d’excitation que vous avez le plus de chance de percevoir le trajet en vous de votre gigantesque, que dis-je, de votre bi-éléphantesque clitoris.

Vous pouvez dès à présent vous vanter d’être la première génération à pouvoir explorer l’anatomie réelle et complète du clitoris. Vos mères ont construit leur sexualité en ignorant l’ampleur du trésor qu’elles hébergent entre leurs cuisses puisque la première dissection mettant au jour un clitoris complet remonte à 1998, des œuvres d’une chirurgienne australienne (je posterai en commentaire un lien vers ses travaux dès que je les retrouverai. Son nom sonne comme Scarlet O’Hara mais c’est pas ça).

Vous me permettrez je l’espère de conclure cette conférence sur le coq par des considérations sur l’âne : je trouve que les gens ne se palpent pas assez. Ni entre eux, ni eux-mêmes. Je suis stupéfait d’apprendre ce que les gens qui s’aiment ne s’autorisent pas entre eux, souvent. Pour ne m’en tenir qu’à un exemple, la palpation du corps de l’autre, sous tous les angles, à toutes les profondeurs, et à toutes fins inutiles, la palpation du corps de l’autre, prétends-je, est l’art de révéler à l’être aimé la consistance qu’il n’aurait pas sans vous. Et je ne vous cause pas que d’une langue dans le cul ou d’une soufflette dans le vagin ni même d’un massage aux huiles. Avez-vous un jour compté les vertèbres du bourreau de votre cœur, en les étourdissant l’une après l’autre d’une forte pression dans les creux, de la première cervicale jusqu’au coccyx ? Avez-vous pinçoté ses joues avec vos lèvres (une lèvre dans sa bouche, l’autre à l’extérieur) ? Avez-vous détaillé, d’une intrusive rangée de doigts pointés, la séparation entre les muscles de sa cuisse ? Avez-vous seulement léché le revers sa langue, rien qu’une fois ? Et léché le revers de sa langue avec le revers de la vôtre ? Je vous dis que vous aimez comme on vous a dit de le faire et que la libération, la vraie, n’est pas non plus dans le dépassement de vos interdits éducatifs. Les interdits ne sont que des points de focalisation qui nous détournent du plus important et finalement nous conditionnent tout autant lorsque nous les affrontons. Car entre le convenu et l’interdit, s’étendent des contrées inexplorées que vous ne soupçonnez pas. Votre libération, mesdames et oiselles, si tant est que vous soyez du lot qui s’en inquiète, votre libération prétends-je est dans les chemins de traverse. On ne connaît pas celle ou celui que l’on aime ni l’amour que l’on a ou n’a pas pour lui si l’on n’a pas goûté tout d’elle ou de lui, en toute circonstance, si l’on ne s’est pas enfoncé dans toutes ses failles, si l’on ne s’est pas cogné à tous ses angles, si l’on ne l’a pas désiré et consommé autant que l’esprit le permet, en dépit des bons ou des mauvais «moments pour faire ça» ou des limites du corps lui-même.

Quoi ? Pas besoin de se connaître pour s’aimer ou baiser un peu ? OK, au temps pour moi.

N’empêche, je fais souvent ce rêve : tel un artiste de cirque en mano à mano, je tiens la belle de mon coeur, renversée en trépied au dessus de moi, sa tête posée à l’envers sur ma tête, ses mains dans les miennes. Et lentement, à mesure que je lui dis des mots doux, elle se ramollit et fond de l’intérieur, sa peau se refermant sur moi, telle une chaussette que l’on retourne sur sa main, me recouvrant entièrement. Oui, c’est comme ça que je rêve d’enfiler qui j’aime. Tout point de mon corps serait en contact avec son homologue sur son corps.

Oh, vous n’avez pas oublié ? La taille de votre clito au moment où j’ai posé la question. Hmmm ? Honnêtement, qui savait… deux fois 9 centimètres. Allez, zou ! En commentaire !

11 mai 2005

pHiLo fait cours de Powerball

Oui, ça me démangeait depuis un moment : une Powerball Neon Green pour ma main gauche et une Blue pour la droite : je suis paré pour des nuits myo-psychédéliques en transat à attendre les étoiles filantes. Et dans la foulée, j’en ai pris une sans loupiote pour les records. Merci powerball.fr : trois jours pour la livraison, c’était juste ce qu’il fallait pour laisser monter un peu la tension !

La Powerball est une petite boule qui contient un rotor que vous activez manuellement et dont vous pouvez accélérer la rotation peu à peu par un subtil mouvement du poignet de plus en plus rapide, de plus en plus ferme et de plus en plus concentré (voyez la vidéo plus bas). Mais abordons la chose méthodiquement, vous ne sortirez pas de ce post sans avoir la main qui vous travaille.

Données physiques
L’engin pèse environ 300 grammes et, à la vitesse de 15.000 tours par minutes, génère 20 kg de couple sur le système qui le propulse. Or ce système, c’est vous, c’est à dire les muscles de vos poignets, de vos bras et de vos épaules. Les forces mises en jeu augmentant avec la vitesse, plus vous jouez, plus vous vous musclez, plus vous pouvez faire tourner l’engin rapidement, plus celui-ci génère des forces importantes… Donc pas de risque de vous niquer le bras avec une “charge” trop “lourde” puisque tant que vous ne serez pas capable d’y résister, vous ne serez pas capable de la générer.

Données ludiques
Le principe de feed-back du système de propulsion ressemble furieusement au principe psychologique de l’addiction. Et de fait, ce petit trigü devient vite une came.
En version Neon Pro, le rotor de la Powerball est doté d’une dynamo interne qui alimente des LEDs ultra-brillantes grâce à la rotation que vous lui appliquez, produisant un effet gyrophare complètement obsédant pour peu qu’on se prenne au jeu… excellent pour la concentration quand on cherche à faire un score. Puis bien sûr le compteur électronique de tours par minute est l’instrument indispensable qui fixe, jour après jour, le nouveau record à battre : celui de la veille.
Enfin, à haute vitesse, c-à-d au delà de 12.000 tours par minutes, le rotor de la Powerball produit un son vraiment motivant : depuis que j’ai passé le cap des 12.000, à chaque fois que j’ai dépassé le record précédent de quelques dizaines de tours par minute, j’ai pu m’en rendre compte sans l’aide du compteur, rien qu’au petit sifflement de l’axe, de plus en plus aigu. Mine de rien, cela participe à l’hypnose Powerballienne.

Données sportives
Excellent pour développer la poigne, ce gadget high-tech vous muscle les poignets, les avant-bras, les biceps et les épaules sans aucun à-coup. Les hautes vitesses n’étant accessibles qu’avec un mouvement parfaitement ferme et fluide, vous exercez également votre coordination dans l’effort, ce qui vous vide sainement et vous détend après quelques minutes d’utilisation.
Lors des premières séances, ça chauffe un peu, puis on oublie l’effort et on se concentre sur la pureté du mouvement et sur la performance. Les mouvements requis pour actionner la Powerball sont de faible amplitude mais ils impliquent tous les muscles du membre que vous travaillez et vous pouvez choisir, en fonction de la position de votre bras, de jouer plus sur tel ou tel muscle… vous le sentez directement : ça tire ! Dès qu’une position vous fait un peu “mal”, c’est celle là qu’il faut travailler : à force, vous musclerez chaque muscle de manière optimale pour continuer à parfaire vos scores. Juste un truc, si vous n’avez pas envie de ressembler à un crabe violoniste, pensez à alterner d’une main à l’autre.

Données sexuelles
Non, ne tentez pas de vous la rentrer dans un orifice sans un entraînement adéquat et une dose éléphantesque de lubrifiant : les bénéfices sexuels de la Powerball sont à chercher du côté de la dynamisation du haut du corps. Bon, les deux trois premiers jours, ça vous lessive un peu, mais comme vous êtes accros dès la deuxième séance, vous vous en foutez, vous attendez. Moi, après trois-quatre jours, ça a commencé à me laisser les épaules dans un délicieux état d’apesanteur pendant un bon bout de temps après chaque séance. Et mine de rien, outre le sentiment de bien-être physique que cela procure, ça vous met des bulles de champagne dans le moral. Faites les comptes : bien dans sa peau + moral au top = baise maximale. C’est scientifique. Non ?

Données sociales
La Powerball produit 94.6% de l’effet socialisant du clébard à sa mémère, le pet au Pal en moins. Faites tourner ça trente seconde dans un café ou dans une boite de nuit, et c’est parti, vous avez des copains et des copines pour le reste de la soirée. Et vas-y que ça rigole, et vas-y que ça surprend, et vas-y que tout le monde la veut dans ses mains pour comprendre pourquoi les autres ont fait “wouaaaaah” en l’actionnant. Donc si comme moi vous trouvez détestable la compagnie de vos contemporains, surtout, gardez-vous d’actionner votre Powerball à moins de 20 mètres d’âme qui vive.

Données ergonomiques
Pour une bonne tenue dans la main, la Powerball est cerclée en peau de bite synthétique. Vu les forces impliquées, il est toutefois conseillé de bien caler la dragonne autour de votre poignet car en cas de faux mouvement, paf ! ça vous fracasse les couilles à 20 Newton.mètre.

Données techniques
La force à combattre pour accélérer le rotor de la Powerball est la précession gyroscopique, cette lente oscillation de l’axe de rotation qu’une toupille connaît en raison de son équilibrage imparfait. Dans le cas de la Powerball, l’équilibrage est de niveau high-tech, mais c’est vous qui provoquez le désaxage du gyroscope.
Comprenez bien le mécanisme : l’axe du rotor n’est pas fixe dans la boule : il peut pivoter sur 360 ° dans une rainure creusée sur la face interne de la boule… A 15.000 tours de rotor par minute soit 250 tours par seconde, l’axe dudit rotor n’effectue que quelques révolutions par seconde au sein de sa rainure. C’est en fait sur cette révolution que vous agissez : le fait d’accélérer progressivement cette révolution et donc d’augmenter le couple exercé sur le mouvement de précession induit au rotor par le changement permanent de l’orientation de l’axe, entraîne une accélération du rotor lui-même. L’équilibrage au laser des rotors permet d’atteindre les 250Hz sans résonance des matériaux, donc sans vibration.

Données logistiques
Pour trouver ma première Powerball (l’ancien modèle), j’ai dû traîner ma longue figure jusqu’à Maastricht aux Pays-Bas pour dégoter un magasin qui en vendait, près de deux fois plus cher que leur prix sur Internet -transport compris ! Donc, si la chose vous tente, ne faites pas comme moi : adressez-vous à la source www.powerball.fr

N.B. : Citation ou lien vers ce post interdits depuis un site commercial, des fois que.

14 septembre 2004

pHiLo fait cours de 9

1. La table des 9 en deux colonnes
Dans la première (verte), inscrivez les chiffres de 0 à 9 en descendant. Dans la seconde (rouge), pareil, mais en remontant. Vous obtenez les résultats de la table des 9. Bon, connu ! Mais attendez voir.

0 9 (1×9)
1 8 (2×9)
2 7 (3×9)
3 6 (4×9)
4 5 (5×9)
5 4 (6×9)
6 3 (7×9)
7 2 (8×9)
8 1 (9×9)
9 0 (10×9)

2. La table des 9 sur le bout des doigts
Placez vos mains à plat devant vous et numérotez mentalement vos doigts de 1 à 10 dans le sens de la lecture. Pour connaître le résultat d’une multiplication par neuf (par exemple 4×9), recroquevillez le doigt correspondant au multiplicateur (le 4ème dans notre exemple). Comptez le nombre de doigts à gauche du doigt recroquevillé (3 dans notre exemple) : ce sont les dizaines du résultat. Faites pareil à droite du doigt recroquevillé (6 dans notre exemple) : ce sont les unités du résultat.

Et pour ceux que ça intéresse, il y a une méthode similaire à tomber le cul par terre pour toutes les tables mais faut que je remette la… main dessus)

3. Comment faire du Dieu avec du 9
Les hindouistes tiennent le nombre neuf pour sacré car il évoque trois fois le ternaire divin. A ce titre, le nombre 108 revêt pour eux une mystique du tonnerre de la mort puisque ce nombre présente une singularité étonnante : on peut le diviser ou le multiplier par n’importe quel chiffre, la réduction à un seul chiffre par addition des chiffres composant le résultat (en plusieurs étapes donc si ce résultat est un nombre et non un chiffre) est toujours 9.

108 x 7 = 756 (7+5+6 = 18) ->le résultat est un nombre et non un chiffre donc on additionne à nouveau : (1+8 = 9)
108 / 5 = 21,6 (2+1+6 = 9)

29 août 2004

pHiLo fait cours de soleil

Un beau jour, c’était un jeudi ou un vendredi, au cœur même du soleil, naquit un photon gamma à la suite d’une cuisson à point de quatre atomes d’hydrogène transmutés en hélium (16 millions de degrés, thermostat 12+, remuez avec une spatule en bois). Pas de quoi en faire un plat : la même seconde, 600 millions de tonnes d’hydrogène se transformaient en hélium par fusion thermonucléaire, libérant une énergie titanesque (400 millions de milliards de milliards de joules). Et pourtant.

A la vitesse de 300.000 kilomètres par seconde, ce petit photon gamma, invisible pour l’œil, erra de collision en collision dans la zone radiative. La densité du magma (150 kg par litre, 7 fois celle de l’or) était telle que le photon mit deux millions d’années pour s’en échapper (alors que dans le vide le décompte se ferait en secondes). Il se cogna encore pendant trois mois dans l’opacité de la zone convective, beaucoup moins dense, où il concéda une bonne partie de son énergie et acquit la visibilité.

Lorsqu’il trouva enfin la surface de notre étoile il s’en échappa, en direction de nos contrées pour un voyage dont on dit qu’il dure 8 minutes.

Il fait nuit mon amour et ce clair de ronde lune qui commença il y a deux millions d’années, trois mois, huit minutes et deux secondes, s’achève en reflet dans ta pupille.

28 janvier 2004

pHiLo fait cours de foudre

Aujourd’hui, c’est avec la foudre que je vais vous fatiguer les sphincters. Car non content de vous navrer avec mes habituelles âneries, j’ai décidé de vous faire chier de temps à autre avec un sujet issu du tout de mon cru.
Ainsi, si con que vous ayez le droit d’être, vous ne doutez pas un seul instant qu’une étincelle ne fait clac (ou paf ou crac, enfin un de ces bruits qu’on nomme à tout pet) que tant qu’elle produit de la lumière. Et vous avez raison à peu de choses près. Restons en là pour l’instant et voyons pourquoi une décharge électrique peut produire son et lumière.
C’est bête comme chou : trouvant par nature le chemin de moindre résistance (tout comme l’eau qui coule), les électrons présents à un pôle de la décharge se déplacent vers l’autre pôle moins chargé (c’est le côté équitable de la nature). Les molécules d’air, d’eau et d’autres particules en suspension qui constituent le pont de transfert pour les électrons absorbent une partie de l’énergie qui les traverse et s’échauffent. L’échauffement est si fort que les particules s’agitent à très haute fréquence, produisant de la lumière. L’échauffement est d’autre part si rapide que les particules traversées, subissant une dilatation brusque, produisent une onde de choc sur les molécules d’air avoisinantes. L’effet de cette onde de choc n’est autre que ce que la membrane de nos tympans nous rapporte comme étant un son.
Bien. Dès lors pourquoi nous arrive-t-il d’entendre d’interminables tonnerres (genre 10-15 secondes) produits par des éclairs qui ne durent pourtant qu’à peine presque rien, c’est dire si c’est peu. L’écho ? L’écho contre quoi, que diable ! Réfléchissez un peu.
Bon, ne réfléchissez pas trop : si votre anévrisme lâche maintenant, je ne suis pas couvert.
Le truc qu’il ne faut pas oublier c’est que le son (donc l’expansion concentrique d’une onde de choc dans les molécules d’air) se balade méchamment moins vite que la lumière.
Imaginons que l’éclair s’allume en tout point exactement au même moment (en fait, l’allumage progresse à la vitesse de 3000 à 4000 km/heure, voir chez Briographe), vous pouvez considérer à l’échelle de vos sens que les photons émis d’un bout à l’autre de l’arc vous parviennent au même moment (à 300.000 km/s, personne ne chicanera sur la photo finish des photons, pas vrai ?).
Mais le son lui, se répand à 300 mètres par seconde.
Cela veut dire que si la foudre crée un arc électrique dont un bout se trouve à 300 mètres de vous et l’autre à 3 kilomètres (dans les nuages), le son provenant de la molécule grillée la plus proche va prendre une seconde pour venir s’engouffrer dans vos portugaises, alors que celui de la molécule la plus éloignée prendra 10 secondes. Le tonnerre durera donc 9 secondes dans ce cas.
Par ailleurs, vu qu’un éclair est rarement rectiligne et qu’en plus la quantité d’énergie absorbée (et relibérée en son et lumière) par les molécules d’air varie d’un point à l’autre sur le trajet de l’arc, le tonnerre ne pas un uniforme “Paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaf” mais un modulé “Broumbouloudouboumdoulouboulouboum”.
Et la foudre qui tombe, il n’y a pas mieux comme chute.

8 janvier 2004

pHiLo fait cours de Terre

Ça fait un moment que ça me démangeait, alors vous allez trinquer. Ah ! vous venez chercher ici du rire facile, du jeu de mot niveau Carambar, de la gaudriole à bon marché… Et bien, haut les mains ! Prise d’otage : une fois n’est pas coutume, vous allez sortir d’ici plus malin qu’en arrivant.

Après mon cours de Lune, voici une note consacrée à dix des principaux mouvements de la terre, sur une idée de Briographe (s’il se souvient qu’il m’en avait fait la demande). C’est tout à fait passionnant et en fin de compte ça vous concerne bien plus intimement que toute autre connerie que je pourrais vous raconter sur la vie de mes couilles. Alors silence, et placez MSN sur l’option “pause chiotte”.

1. Le premier mouvement est à l’origine de la succession des jours et des nuits : la terre tourne sur elle-même. L’axe de rotation est une droite tendue entre le pôle Sud et le pôle Nord. Il s’agit ici des pôles dits “géographiques”, différant légèrement des pôles magnétiques. Je vous ennuierai à ce sujet une prochaine fois, laissons donc cette explication de côté. Sachez que ce mouvement vous entraîne, à l’équateur, à plus de 1000 km/h… et de moins en moins -jusqu’à zéro km/h- à mesure que vous vous rapprochez des pôles. Ainsi, vous sautez plus haut à l’équateur qu’au pôle. Et pas simplement parce que vous êtes en bermuda léger à l’équateur et en lourde combinaison de phoque aux pôles :
ces 1000 km/h de vitesse radiale, c’est autant d’énergie qui vous est conférée en “extra” pour vous arracher à l’attraction terrestre lors de votre bond. Voilà également pourquoi la plupart des fusées prennent leur départ à proximité de l’équateur terrestre.

2. Le second mouvement entraîne la succession des saisons et explique pourquoi, d’un mois à l’autre, au même moment de la nuit, c’est une nouvelle portion du ciel que nous voyons : la terre tourne autour du soleil. Elle boucle un tour d’orbite en un an… C’est à dire en 365 rotations complètes de la terre sur elle même. En fait, 365 rotations et un quart. Pour que notre calendrier colle à la réalité des saisons (il est commode de les retrouver, d’année en année, centrées sur les mêmes mois), on a défini l’année civile en nombre de rotations complètes de la terre sur elle-même (soit 365) et tous les quatre ans, pour rattraper ce quart de jour perdu chaque année sur l’année solaire, on décide que l’année civile compte 366 jours : ce sont les années bissextiles (bi-sex = 2 fois “6″, car le nombre de jours contenus dans ces années présente deux fois le chiffre six : 366 jours, pigé ?)

3. Pour comprendre le troisième mouvement, il faut un peu revenir sur les deux premiers. La rotation de la terre sur elle-même se fait autour d’un axe de rotation qu’on peut imaginer comme une ligne droite. Le mouvement annuel de la terre en orbite autour du soleil dessine quant à lui une ellipse, donc un plan. Il se fait que l’axe de rotation n’est pas perpendiculaire au plan orbital mais incliné de 23 degrés… Un peu comme un stylo lorsque l’on écrit : il est toujours un peu incliné par rapport à la feuille. Et tout comme le stylo lorsque vous dessinez un cercle, l’axe de rotation journalière de la terre reste toute l’année parallèle à lui-même en dessinant son ellipse sur le plan orbital. Oui… sauf que de millénaire en millénaire, l’axe de rotation de la terre finit par dessiner un cercle. Ce cercle est bouclé en 23.000 ans. Ce mouvement est appelé “précession des équinoxes”. Sa conséquence “visible” (à l’échelle séculaire sinon millénaire) est la suivante. Actuellement, en prolongeant par l’imagination la droite qui relie les pôles, celle-ci “vise” approximativement l’étoile polaire (qui n’a que cela de remarquable, elle n’est d’ailleurs pas très visible) au Nord et une des étoiles de la Croix-du-Sud au Sud. Prenons le cas de l’hémisphère Nord. L’étoile polaire se trouvant dans le prolongement de l’axe de rotation de la terre, ne semble pas bouger dans le ciel. Ni au cours d’une nuit, ni au cours de l’année. Cela en fait donc un repère de choix. Mais il y a 14.000 ans, à cause de ce mouvement circulaire de précession des équinoxes, le même axe de rotation visait en direction d’une des étoiles les plus brillantes de la constellation de la Lyre. Cible qui sera à nouveau “touchée” dans 12.000 ans, donc.

4. Le quatrième mouvement qui anime notre gros caillou est dû à l’action de la rotation de la lune autour de nous. En réaction, l’axe de rotation de la terre trace de petites ellipses sur la sphère céleste bouclées en 18 ans. Ce mouvement s’appelle la nutation.

5. Le cinquième mouvement provoque une lente oscillation de l’axe de rotation de la terre par rapport au plan orbital. Nous avons vu que cette inclinaison était de 23 degrés. En fait cette inclinaison est actuellement en train de diminuer pour repartir dans l’autre sens dans les siècles futurs et diminuer à nouveau et ainsi de suite. Ce mouvement s’appelle la variation d’obliquité de l’écliptique.

6. Un sixième mouvement fait varier légèrement au cours des siècles la forme de l’ellipse que la terre dessine autour du soleil, la resserrant (plus en forme de cercle) puis l’allongeant puis la resserrant à nouveau, etc. Il s’agit de la variation d’excentricité.

7. Pour le septième mouvement, accrochez-vous. La terre dessine une ellipse autour du soleil. Bon, jusque là ça va. Le soleil occupe un des deux foyers de l’ellipse (une ellipse a toujours deux foyers, revoyez votre géométrie). Il y a donc un (et un seul) point où la terre, dans son orbite annuelle, se trouve au plus près du soleil. Si, d’une année à l’autre, on marquait effectivement ce point dans l’espace, on obtiendrait petit à petit un cercle en pointillé, dessiné autour du soleil. En d’autre termes, ce cercle retracerait l’histoire des points où la terre fut au plus près du soleil. Ce mouvement s’appelle la variation séculaire du périhélie.

8. Un huitième mouvement, chaotique et difficile à mesurer est dû à l’attraction des étoiles “environnantes” sur le système soleil-terre.

9. Un neuvième mouvement entraîne le soleil à l’écart du foyer géométrique de l’ellipse terrestre. Cela a pour effet de déplacer le centre de révolution annuelle de la terre.

10. Un dixième mouvement transporte la terre, le soleil, les autres planètes et toutes les étoiles visibles dans une longue rotation autour du centre de notre galaxie (La Voie Lactée). Notre galaxie étant elle-même prise dans un mouvement d’attractions diverses avec les autres galaxies de l’univers. Le tout étant en expansion permanente.

En parodiant Héraclite au risque de paraître simpliste, on ne se baigne jamais deux fois dans le même coin d’univers. Le monde est en mouvement mes chers amis : on tombe sans cesse dans l’infini. Puis je viens de réussir à vous glisser un “clitoris” dans ce paragraphe et vous n’y avez vu que du feu, c’est dire si je suis fortiche !

7 septembre 2003

pHiLoGrApH fait cours de lune

59 pourcents de la lune sont visibles depuis la terre.
Méditez donc là-dessus.
Pourtant, je vous l’affirme, où que vous soyez sur terre, vous ne voyez, les soirs de pleine lune, à chaque instant, que 50 pourcents de cette grosse bille argentée.
Un détail vous met sur la piste ?
Un indice : ce phénomène s’appelle la «libration».
[libra, ae, f. : - 1 - livre (poids de douze onces). - 2 - livre (mesure de capacité). - 3 - balance; la Balance (signe du zodiaque). - 4 - niveau (instrument pour mesurer la hauteur des eaux). - 5 - contrepoids, équilibre. - ad libram, Caes. : de niveau. ]

L’image suivante boucle sur 28 photos du disque sélène prises à 24 heures d’intervalle. L’oscillation maximum est de 7° sur l’axe nord-sud et de 8° sur l’axe est-ouest.

Ce caillou orbite en moyenne à 420 fois la distance Paris-Nice
(itinéraire par défaut sur maporama : 916km).
A portée de rêve.